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L’annonce a été faite au cours d’une audience accordée le 3 mars 2020 au directeur général l’Organisation internationale pour le bambou et le rotin (Inbar) par Achille Bassilekin III, ministre des Petites et moyennes entreprises.

Un Centre de formation et de production du bambou et du rotin en Afrique centrale. C’est ce qui ressort de l’audience qui a eu lieu mardi 03 mars 2020 entre Achille Bassilekin III, ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) et Ali Mchumo, le directeur général de l’Organisation internationale pour le bambou et le rotin (Inbar).
Selon les accords passés entre les deux parties, le Cameroun fournira l’infrastructure et l’Inbar va s’occuper du volet des machines industrielles. La date de lancement du projet est imminente. A travers ce projet, le gouvernement camerounais vise à booster la promotion du bambou et du rotin comme outil de développement de lutte contre la pauvreté. Le Cameroun va d’ailleurs à abriter la 12ème session de l’Inbar en 2021.

Le marché mondial de bambou est en pleine expansion grâce à la demande de plus en plus croissante et c’est la Chine qui détient la première place du marché. D’après l’Inbar, le marché mondial du bambou représente plus de 60 milliards de dollars (environ 37 000 milliards FCFA). En Chine, l’industrie du bambou emploie près 10 millions de personnes selon l’Inbar.
Outre l’absence de politiques nationales et de programmes stratégiques pour développer la culture et l’emploi du bambou, la filière souffre aussi du manque d’information et de financements des gouvernements africains. L’Inbar propose aux gouvernements africains de contribuer à développer les compétences des agriculteurs en matière de culture et d’entretien des bambous. Il est aussi urgent pour les pays africains de fournir des semences aux agriculteurs et organiser des partenariats avec le secteur privé, afin que de transformer et accroitre la valeur ajoutée du bambou.
Jean Daniel Obama

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