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Cameroun/Alerte : De faux timbres fiscaux en circulation

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Louis Paul Motaze, le ministre des Finances  attire l’attention des usagers et  leur recommandes des points  de ventes officiels.

Vigilance autour des timbres fiscaux. Le phénomène des faux timbres résiste malgré les alertes et sensibilisations du gouvernement. Dans un communiqué signé le 20 septembre 2019, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze tire la sonnette d’alarme  aux usagers voulant authentifier des documents. Il  rappelle  ainsi au public « qu’en application de la législation fiscale en vigueur, les timbres fiscaux sont exclusivement vendus dans les recettes des Impôts, les régies des recettes du timbre, les trésoreries générales, les recettes des Finances et les perceptions ».

Afin d’éviter les timbres « sujets à caution », le ministre des Finances invite les usagers à la prudence.  Bien plus que de la prudence, il les invite à la vigilance. Il demande aux usagers  « à être vigilant et à se présenter directement dans les points de vente sus-indiqué et d’éviter de confier les actes et documents à timbrer à des intermédiaires ». Par ailleurs, afin d’éviter les timbres « sujets à caution », le membre du gouvernement indique que les services compétents de la Direction générale des impôts (DGI) restent disponibles pour toute réquisition aux fins d’authentification. Louis Paul Motaze précise que  conformément à la réglementation en vigueur, les documents revêtus de faux timbres fiscaux seront systématiquement rejetés sans préjudice de poursuites pénales à l’encontre de leurs détenteurs.

La sortie du patron des finances publiques intervient dans un contexte de recrudescence des plaintes des candidats aux divers concours administratifs.  Maintes fois, leurs candidatures connaissent des rejets du fait de faux timbres fiscaux figurant sur leurs dossiers de recrutement. Ce stratagème consiste à faire croire au candidat peu vigilant que son dossier a été estampillé au prix officiel. Pourtant, les machines à timbrer ont été introduites au Cameroun il y a quelques années, afin d’éviter la contrefaçon des timbres physiques qui faisait alors rage dans le pays. Ces machines à timbrer non plus ne semblent pas avoir désarmé les fraudeurs, qui continuent de faire perdre au Trésor public d’importantes ressources financières chaque année.

Josiane J. Ondomboe

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