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Cameroun/Entrepreneuriat : Achille Bassilekin III revient de la pépinière nationale pilote d’entreprises d’Edéa

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Une vue avant de la Pépinière nationale pilote d'entreprises d'Edéa

Le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) est allé le 6 juin 2019 évaluer l’état d’avancement de cette infrastructure qui a pour but d’accompagner les jeunes entrepreneurs.

Par Hervé Fopa Fogang, de retour d’Edéa

La première cuvée des incubés attendue en septembre 2019

Le village Ntoumba situé dans l’arrondissement d’Edea 1er  a connu une effervescence particulière le 6 juin 2019. Ceci à l’occasion de la visite de travail qu’a effectué  Achille Bassilekin III, ministre des Petites et moyennes entreprises à la Pépinière nationale pilote d’entreprises (PNPE) d’Edéa. Il y est allé pour évaluer l’état d’avancement de cette infrastructure dont la pose de la première pierre a été posée le 29 janvier 2014 par Laurent Serges Etoundi Ngoa, l’ex Minpmeesa.

Après la visite des différentes sections (formation et accompagnement, incubation, partenariat et coopération, administrative et financière, suivi et évaluation, orientation et documentation)  le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’artisanat a déclaré que le taux de réalisation de l’infrastructure se situe à 70%. « Le monde entrepreneurial a ses codes. Nous devons tourner le dos à l’entreprise de grand-père. Cette pépinière vise à accompagner le développement d’un écosystème entrepreneurial dans notre pays. La première cuvée des incubés entrera en formation dès septembre. Et nous attendons performance et qualité des contenus car cette pépinière a une vocation nationale et sous régionale » souligne Achille Bassilekin III.

Soutenir les créateurs de PME

Construit sur une superficie de six hectares, la Pépinière nationale pilote d’entreprises (PNPE) d’Edéa se veut être une plateforme de référence au service de la création, de l’assistance et du développement de la petite et moyenne entreprise. Elle sera chargée en effet d’assurer l’accueil, la formation, et l’accompagnement des porteurs de projets, des star-up et des PME en démarrage afin de promouvoir l’esprit d’entreprendre chez les jeunes.

Plus précisément, il s’agira pour  la PNPE de : soutenir les créateurs des PME, d’identifier le potentiel entrepreneurial des PME et valoriser les talents de leurs promoteurs, d’assister les PME pour l’établissement des réseaux de contact utiles, d’informer les PME sur les opportunités d’affaires et les institutions d’encadrement des affaires, faire vivre aux promoteurs des PME des expériences concrètes liées au monde des affaires.

La PNPE comporte plusieurs pôles à savoir : TIC (e.Commerce, logiciel, design), Agro-industrie (agro-alimentaire, textile, cuir, cosmétique, bioénergie), Bois (menuiserie, charpente, ameublement, recyclage). Comme pôle secondaires, il y’a l’hôtellerie et la restauration, le tourisme, le textile et la confection.

Atelier de validation des curricula de formation

L’incubateur d’entreprises qui fera partie de la pépinière, accompagnera les porteurs de projets et les aidera à mûrir leurs idées, et à porter leurs projets à maturité en traversant sereinement toutes les étapes qui conduisent au développement de l’entreprise.
Le centre de formation, autre élément de cette pépinière, organisera des cycles de formation spécifiques à l’intention des jeunes entrepreneurs. La pépinière quant à elle va fournir un hébergement aux entreprises en démarrage (moins de 5 ans), pourvoir des services partagés tels que le secrétariat, le gardiennage, la comptabilité, la communication.

Selon le ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’artisanat, la PNPE est un maillon de la technopole annoncée à Edéa, ville industrielle qui abrite un barrage hydroélectrique et une usine de transformation de l’aluminium. Aussi, ce projet vise à lutter contre le chômage, en particulier chez les jeunes, développer l’emploi local et pérenniser les jeunes entreprises.

Hervé Fopa Fogang