Agrobiz

Accueil Agrobiz

Evaluation : Le déficit d’emballage alimentaire plombe l’agro-industrie made in Cameroon

0

Dans le cadre de son programme Cameroon packaging and quality, l’Agence de promotion des Petites et moyennes entreprises (Apme) a commandé une étude dans le but d’améliorer l’offre.

Au Cameroun, il n’existe pas une industrie performante de production des emballages alimentaires flexibles, complexes et mono matériaux. C’est entre autres ce que révèle une étude commandée par l’Agence de promotion des petites et moyennes entreprises (Apme) dans le cadre de son programme Cameroon packading and quality. Cette étude informe Josué Bikoum, chef de division de développement et restructuration des PME à l’Apme a été commise  pour définir  le  gap  qui  existe  entre  l’offre  et  la  demande  des  emballages alimentaires et cosmétiques dans le marché camerounais, afin de trouver des solutions durables  pour  la  mise  en  place  d’une  industrie  de  l’emballage  alimentaire  et cosmétique.

Suivant l’étude, la production locale d’emballages alimentaires locale largement  déficitaire  est  comblée  par  des  importations qui par contre ressortent la prévalence des emballages flexibles et souples. « Les  statistiques  du  marché   attestent  et  confirment  cette  demande  importante  des emballages souples et flexibles qui correspond à 43% de la consommation locale » explique Odile Moukouri, experte consultante en emballage alimentaire.

Elle martèle par ailleurs que face à une  industrie majoritairement chancelante et dont les 3/4 ne respectent pas les normes industrielles, l’urgence de la mise en place d’une nouvelle  industrie locale de production des emballages alimentaires souples et flexibles s’impose. « Une entente avec des structures telle que Socaver pour la production des emballages en verre  serait  bénéfique  pour  la  compétitivité  de  nos  produits  made  in  Cameroon » souligne Odile Moukouri.

L’absence d’une véritable industrie de production d’emballages alimentaires plombe l’agro-industrie made in Cameroon. « Nous faisons dans la transformation des produits locaux. Cependant, nous avons un réel souci pour acquérir les emballages. Ce qui ne nous permet pas de faire une distribution à grande échelle » explique Rodrigue S, promoteur d’une PME.

Hervé Fopa Fogang    

Coopération : Le Cameroun s’imprègne du modèle agricole Brésilien

0

C’était à l’occasion d’un séminaire organisé le  26 septembre 2019 à Yaoundé par l’ambassade du Brésil au Cameroun.

L’ambassade du Brésil au Cameroun vient d’organiser un séminaire sur l’agro-business Brésil Cameroun en collaboration avec la Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts du Cameroun (Capef) et la société brésilienne IBSS-Agronomy. Placé sous le thème : « Agro-business brésilien : partenariats et opportunités pour la modernisation de l’agriculture et de l’agro-industrie au Cameroun » le séminaire a permis à l’ambassade du Brésil au Cameroun de partager l’expérience de ce pays d’Amérique Latine dans l’agro-business.

Cet échange intervient dans un contexte où le gouvernement camerounais affirme vouloir développer la production agricole du pays et accroître la transformation locale de ses produits afin de réduire sa dépendance aux importations des produits alimentaires et améliorer sa balance commerciale.

« Le Brésil était encore il y’a près de 30 ans un important importateur de produits alimentaires. Aujourd’hui, il est le plus grand exportateur net des produits alimentaires au monde et une référence mondiale en matière d’agriculture tropicale. Raison pour laquelle nous avons voulu partager notre expérience avec le Cameroun » explique Vivian Loss Sanmartin, ambassadeur du Brésil au Cameroun.

Le rôle de la recherche agricole

Dans un exposé intitulé : « Quatre décennies d’innovation : une inspiration pour l’Afrique », l’ingénieur agronome  Claudio Bragantini, représentant de l’Agence Brésilienne de recherche agricole (Embrapa) a montré comment cette structure à développer la recherche agricole qui a permis au Brésil de développer sa production pour devenir le plus grand exportateur de produits alimentaires dans le monde.

« La recherche et l’innovation conduite par Embrapa dans les domaines de la chimie et la physique des sols, la gestion des cultures, la lutte contre les ravageurs, les maladies et les mauvaises herbes, la nutrition, la santé des plantes et des animaux, la génétique et la météorologie agricole ont permis au Brésil de disposer des techniques et technologies adaptées aux sols et aux climats tropicaux et d’améliorer sa productivité dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage » a expliqué hier lors de son exposé Claudio Brigantine. Selon cet ingénieur agronome, la recherche agronomique se poursuit au Brésil et continue de faire l’objet de nouvelles améliorations chaque année.

Embrapa disposé a accompagné le Cameroun

Au cours du séminaire du 26 septembre 2019, Claudio Bragantini a souligné que le Cameroun et le Brésil possèdent des similitudes climatiques et culturelles qui offrent de nombreuses opportunités de partenariats dans les domaines de l’agriculture et de l’agro-industrie et permettent d’envisager une amélioration et une diversification de la production agricole du Cameroun sur la base des techniques d’agriculture tropicale développées au Brésil. « Nous sommes disposés à accompagner le Cameroun dans la formation des chercheurs. Nous pouvons aussi développer les programmes de formation sur place. Pour cela, il faut développer une  coopération technique » précise Claudio Bragantini.

En 2013 déjà, sur indication d’Embrapa, la compagnie d’agronomie Brésilienne « IBSS agronomy » avait été invité à réaliser une étude technique pour le compte de l’entreprise Soproicam. L’étude informe-t-on avait établi que le Cameroun a le climat et le sol appropriés pour produire en quantité presque toutes les spéculations agricoles importantes : palmier, caoutchouc, cacao, café, soja, maïs, blé, sorgho, orge, haricot, pomme de terre, raisin et vin, orange, citron, avocat, mangue, ananas…  Cependant, « les techniques agricoles utilisées ne permettent pas souvent d’atteindre une productivité optimale et limitent la diversification des cultures ».

Selon la Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts du Cameroun (Capef), la transformation locale des produits de l’agriculture et de l’élevage est une condition essentielle pour envisager l’amélioration de la balance commerciale du Cameroun.

Hervé Fopa Fogang

 

 

Le Cicc distribue les premières cartes et livrets aux producteurs de cacao

0

Le Conseil interprofessionnel du cacao et du Café (Cicc) vient de procéder à la distribution des premières cartes et livrets aux producteurs de cacao dans plusieurs localités à savoir : Obala, Mbangassina, Esse, Akonolinga, Bot-Makak, Tonga, Kekem.

La distribution de ces  cartes professionnelles et des livrets aux cacaoculteurs font partie d’un programme d’assainissement des circuits de commercialisation lancé par l’Interprofession du cacao et du café. Cette « innovation vise à limiter les ventes frauduleuses de fèves et de cerises qui biaisent les statistiques et appauvrissent les producteurs ». La première phase de cette opération d’une durée de 02 ans vise à identifier 200 000 producteurs et à les doter des cartes professionnelles et de livrets de producteurs. Les objectifs de cette initiative sont : recenser et consolider le fichier des coopératives membres des faîtières affiliées au Cicc, identifier les producteurs membres desdites coopératives entre autres.

Le programme d’identification des producteurs  vise à rendre disponible les données statistiques sur la production, orienter de manière objective  la prise des décisions, assurer la traçabilité de la commercialisation des produits, moderniser et structuré les filières cacao et café. Selon le Cicc, les filières cacao et café souffrent d’un manque criard de statistiques sur les planteurs, les superficies, la production et les intrants. Ainsi, il devient quasi impossible martèle le Cicc de faire des prévisions, des planifications en termes d’actions à mener et même d’évaluer l’impact des projets et programmes mis en œuvre dans la chaine de valeur cacao et café faute de données fiables sur les principaux bénéficiaires que sont les producteurs.

Hervé Fopa Fogang

 

 

Promotion : Le Café made in Cameroon fait courir les consommateurs

0

Une journée de dégustation de ce produit a eu lieu hier à Yaoundé à l’initiative du Conseil interprofessionnel du cacao et du café (Cicc).

Le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (Cicc) a organisé hier  25 septembre 2019 à Yaoundé (place de l’indépendance) une journée de dégustation du café made in cameroon. Occasion pour de nombreux consommateurs d’apprécier le savoir-faire des torréfacteurs camerounais. « Moi j’ai pu déguster Terrific Coffee et j’ai vraiment apprécié. C’était ma première fois de consommer un café produit au Cameroun et par des camerounais » explique Clément Onana, un jeune enseignant. En effet, « Terrific Coffee » est une boisson locale produite par la société NCC Sarl, spécialisée dans la production et la commercialisation de l’Arabica et du robusta.

Pour sa part, Angèle a été impressionné par le nombre de structures qui transforment le café local. «  Je ne savais pas qu’il y’avait autant de torréfacteurs au Cameroun. J’ai pu déguster ce que plusieurs produisent et je pense qu’on n’a rien à envier à ce qui vient d’ailleurs » explique Angèle.  Suivant Dorothée Ebanda, responsable de l’unité de soutien  aux événements promotionnels du Cicc, la journée de dégustation du café et des produits dérivés du cacao vise plusieurs objectifs à savoir : promouvoir le savoir-faire et la créativité des transformateurs locaux de cacao et de café, inciter à la valorisation locale du café, vulgariser les bienfaits (scientifiquement prouvés) du café sur la santé.

« Il est aussi question à travers notre initiative d’installer le café dans les habitudes de consommation des camerounais, de promouvoir l’image et la notoriété du Cameroun comme terroir de cafés de niche » explique Dorothée Ebanda. Le dynamisme des acteurs ne trouvant  toujours pas les espaces d’expressions, « la journée de dégustation du café représente une autre occasion d’exposition du savoir-faire de tous les segments de la chaine de valeur café et plus encore de l’ingéniosité du maillon transformation artisanale ».

Hervé Fopa Fogang

Sommet Action Climat : 87 entreprises s’engagent à contenir leurs émissions de gaz à effet de serre

0

Certaines d’entre elles ont pris la parole hier, 23 septembre 2019  à New York.

Antonio Guterres, le Secrétaire général de l’ONU a organisé hier à New York le Sommet Action Climat. Il était question au cours de ce sommet de présenter les nouvelles initiatives prises par les gouvernements, les entreprises et la société civile pour renforcer leurs engagements dans la réalisation des objectifs de l’Accord de Paris  mais aussi de présenter les initiatives  visant à  réduire les émissions à zéro au plus tard au milieu du siècle. L’événement a offert aux pays et aux entreprises une plate-forme leur permettant de démontrer comment ils réduiront leurs émissions d’au moins 45% d’ici 2030, ainsi qu’un objectif de neutralité carbone d’ici le milieu du siècle.

Ainsi 87 grandes entreprises se sont engagées à contenir leurs émissions de gaz à effet de serre afin de ne pas contribuer à un réchauffement climatique supérieur à 1,5°C. Parmi les 87 entreprises à s’être engagées, l’on retrouve entre autres : En+, EDP – Energias de Portugal, NRG Energy, Suez, Orange, L’Oréal, Danone, Saint-Gobain, Sodexo, EDF, Burberry, Ericsson, Electrolux, Deutsche Telekom, Nestlé, Nokia, Salesforce, Scania ou encore Schneider Electric. À elles toutes, « les entreprises adhérentes  pèsent  2 000 milliards d’euros, emploient 4,2 millions de personnes. Elles engendrent également aujourd’hui des émissions de gaz à effet de serre équivalentes à celles de 73 centrales à charbon ».

À ces 87 entreprises « s’ajoutent 350 autres qui se sont engagées à formuler leurs objectifs climatiques dans les 24 prochains mois ». Nestlé, Saint-Gobain et L’Oréal, sont allées encore plus loin en s’engageant à zéro émissions nettes d’ici 2050. Si les États travaillent à contenir les émissions de ces gaz pour éviter qu’elles n’occasionnent un réchauffement supérieur à 2 degrés d’ici 2050, les entreprises à l’origine de « l’initiative se sont engagées à limiter leur impact à 1,5°C. Et pour que leur contribution puisse être vérifiable, un organe indépendant, la Science Based Targets initiative (SBTi), s’assurera de contrôler la conformité de leurs réalisations à la science climatique. Les audits prendront 24 mois ».

Adhésion de 66 Etats à l’objectif de neutralité Carbone en 2050

Peu avant l’ouverture du sommet Action Climat, 66 Etats ont décidé informe-t-on d’adhérer à l’objectif d’une neutralité carbone d’ici 2050. Ces 66 pays se « joignent à 10 régions, 102 villes et 93 entreprises pour parvenir à un bilan de zéro émission de gaz à effet de serre d’ici le milieu du siècle, un objectif fixé par les scientifiques pour contenir le réchauffement de la terre dans les limites stipulées par l’accord de Paris de 2015, c’est-à-dire au pire +2 °C par rapport à la fin du XIXe siècle (la Terre en est à environ +1 °C) ». Aussi l’on apprend que 68 pays se sont engagés à revoir officiellement à la hausse leurs plans climat d’ici 2020, date à laquelle les 195 signataires de l’accord de Paris sont censés déposer de nouveaux engagements. 30 pays adhèrent « désormais à une alliance promettant de stopper la construction de centrales au charbon à partir de 2020 ».

Les changements climatiques se font ressentir partout dans le monde, avec des conséquences tout à fait réelles sur les vies des populations. Ils perturbent « les économies des pays, nous coûtent cher aujourd’hui et nous coûteront encore plus cher demain. Mais il apparaît de plus en plus clairement qu’à l’heure actuelle, des solutions abordables et évolutives sont disponibles qui nous permettraient de passer à des économies plus propres et plus résilientes. L’adoption de l’Accord de Paris en 2015 était une étape clé de la lutte contre les changements climatiques » relate l’ONU.

Cet Accord vise principalement à maintenir l’augmentation moyenne de température dans le monde bien en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, et autant que possible à 1,5°C pendant ce siècle. L’Accord de Paris de 2015 a marqué un tournant historique. Les dirigeants du monde entier avaient conclu un nouvel accord universel sous le couvert de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Hervé Fopa Fogang

 

Production : Ces intrants agricoles importés qui plombent la balance commerciale du Cameroun

0

Suivant une étude réalisée par le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) plusieurs produits de base sont très peu transformés localement.

Le Cameroun dispose d’un potentiel agricole important. Cependant, les intrants agricoles locaux sont très peu utilisés par les agro-industries. Ils font recours aux intrants importés pour la fabrication de nombreux produits. Suivant une étude réalisée par le Minepat, le Cameroun enregistre depuis près de 10 ans un déficit continu de sa balance courante dû notamment « à l’accroissement rapide des importation de biens ». Les importations de plusieurs produits en effet grèvent la balance courante au rang desquels figurent les produits agricoles notamment le blé, le riz, le maïs, l’huile de palme, le malt, le sucre, les tourteaux de de soja…

Suivant le Minepat, entre 2010 et 2018, les importations des produits agricoles ont évolué à la hausse passant de 987 milliers de tonnes à 1657,3 milliers de tonnes. Soit une hausse de 67,9% en moyenne pour une facture des importations de produits agricoles estimée en 2018 à 369,9 milliards de FCFA (en hausse de 61,0% par rapport à 2010). Sur la période 2010-2018, la valeur des importations des agricoles et dérivés a représenté en moyenne « 12,5% des importations de biens hors pétrole ».

Inverser la tendance

Le ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire(Minepat) a organisé le 5 septembre 2019 à Yaoundé une concertation avec les grandes entreprises du secteur de l’agro-alimentaire. L’objectif de la rencontre était d’élaborer un plan d’action opérationnel pour l’utilisation accrue des intrants agricoles locaux dans le processus de production. Au cours de cette rencontre, les responsables du Minepat ont souligné la nécessité de promouvoir la transformation plus accrue des matières premières agricoles (cacao, noix de palme, tomate, fruits, poivre, oignon, ail, percil, maïs, soja, manioc, cannes à sucre) pour obtenir les dérivés utilisées par les grandes industries. En favorisant l’installation des unités de transformation dans les grands bassins de production de ces denrées, en renforçant les capacités de transformation des industries existantes (Sodecoton, Soproicam, Maiscam, Sic Cacao).

Hervé Fopa Fogang

Gouvernance forestière : Les retombées du projet Portail Open Timber au Cameroun

0

Démarré le 5 septembre 2018, il a pour objectif de promouvoir le commerce du bois légal en améliorant la transparence du secteur forestier  au Cameroun.

Le projet de promotion et déploiement du Portail Open Timber au Cameroun est arrivé à son terme. C’est ainsi que Field legality advisory group (FLAG), une organisation non gouvernementale de droit camerounais a organisé le 29 août 2019 à Yaoundé un atelier dans le but de  restituer  aux  parties  prenantes  l’ensemble  des  résultats  obtenus au  terme  du projet. En effet, la plateforme www.opentimberportal.org (OTP) est opérationnelle depuis le 2 avril 2019. Cette plateforme « web indépendante » a pour objectif de promouvoir le commerce du bois légal en améliorant la transparence du secteur forestier  au Cameroun.

Il a aussi pour but de rendre accessible au grand public les informations sur la conformité légale du secteur forestier.  L’OTP a été  développée par l’organisme de recherche international World Ressource Institute, en collaboration avec des représentants du secteur privé, et des acteurs de la société civile du Bassin du Congo dont Field legality advisory group (FLAG) qui a la charge de sa promotion et de son déploiement  avec l’appui financier du programme UE FAO FLEGT.

422 documents chargés dans l’OTP

Selon Jean Cyrille Owada, au terme du projet, 422 documents ont été chargés dans www.opentimberportal.org dont 227 validés et disponibles sur la plateforme, 111 sont en attente de validation. « La démarche de l’OTP a été présentée aux services ministériels, 29 cadres et agents des services déconcentrés des régions du Centre, Sud, Est, Littoral et Sud-Ouest ont été ont été sensibilisés à l’utilisation de l’OTP » EXPLIQUE Jean Cyrille Owada, chef projet OTP.

Aussi, la démarche de l’OTP a été présentée à trois associations d’exploitants forestiers nationaux : GBFC, SEFNA, GAFC. «  35 entreprises forestières ont été formées à l’utilisation de l’OTP, 66 rencontres physiques ont eu lieu  dans 4 régions, 15 comptes ont été ouverts et 9 entreprises accompagnées dans le chargement des documents » souligne  Jean Cyrille Owada.

Il renchérit que comme contraintes, il y a eu entre autres  la réticence de certaines entreprises et regroupements d’entreprises à adhérer à l’OTP (refus de signer l’autorisation de publication, de participer à la démarche consensuelle de validation de la liste des documents à demander aux entreprises; refus de recevoir l’équipe du projet).

 Poursuivre la formation et l’accompagnement des entreprises forestières

Comme perspective, l’équipe du Projet OTP entend poursuivre la formation et l’accompagnement des entreprises camerounaises  à l’utilisation de l’OTP, poursuivre la sensibilisation des acheteurs de bois à l’utilisation de l’OTP, avec un accent particulier sur le continent asiatique, explorer les possibilités d’interconnecter l’OTP à d’autres initiatives de collecte et diffusion de l’information sur la légalité et la traçabilité des bois et produits bois.

www.opentimberportal.org  propose plusieurs rubriques à savoir : classement des exploitants selon leur transparence, profils des exploitants, base de données des observations. Ce site arrive dans un contexte où plusieurs organisations non gouvernementales ont eu à mener des campagnes de sensibilisations sur l’utilisation du bois légal au Cameroun. Dans son fonctionnement, « le portail prévoit que les entreprises forestières mettent en ligne volontairement leurs documents légaux selon une liste de documents établie de manière consensuelle avec les parties prenantes de la filière bois ».

Par ailleurs, l’OTP dispose d’un système de classement des entreprises en fonction du nombre de documents valides qu’elles auront chargés sur la plateforme. Ce système informe t’on  permet d’améliorer la visibilité des entreprises forestières auprès des acheteurs de bois qui pourront à leur tour facilement accéder aux informations nécessaires pour la réalisation de leur diligence raisonnée et comparer leurs fournisseurs potentiels.

« Nous tenons à remercier le ministère des Forêts et de la faune, l’Union européenne, la FAO et WRI qui ont participé çà cette initiative. Leurs appuis techniques ou financiers ont permis la réussite de ce projet et démontre davantage l’intérêt qu’ils portent à la problématique centrale de la transparence dans le secteur forestier au Cameroun »  a déclaré Horline Njike Bilogue, secrétaire générale de FLAG.

Hervé Fopa Fogang

 

 

 

Ressources naturelles : Enormes pertes dans les forêts de Ngambé Tikar

0

Située dans la région du Centre du Cameroun, l’accès dans cette partie du pays ouvre les pistes aux activités pas toujours légales. Que ce soit du côté de Yoko à 273 Km de Yaoundé en passant par Batchenga ou encore par Foumban et les autres localités du département du Noun dans la région de l’Ouest.Cliquez sur le lien pour lire l’intégralité de cet articlehttps://ekiosque.cm/journal-141440-Le-Quotidien-de-l’Economie-30-08-2019

 

Plaidoyer : António Guterres appelle à la mobilisation pour le sommet de l’ONU sur le climat

0

Au Sommet du G7 à Biarritz, en France, le chef de l’ONU, António Guterres a appelé lundi 26 août 2019 les pays, notamment ceux appartenant à ce groupe des principaux pays industrialisés, à montrer l’exemple en matière d’action pour le climat. Le Secrétaire général de l’ONU, a aussi saisi l’occasion de ce sommet pour les mobiliser en faveur du sommet sur le climat qui se tiendra à New York, le 23 septembre 2019, à l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations Unies.

« Nous vivons une crise climatique », a souligné M. Guterres lors d’un point de presse au dernier jour du sommet du G7 dont la thématique principale, cette année, est consacrée à la lutte « contre les inégalités » et qui fut largement dominé par la question de la protection de l’environnement et du climat. Des problèmes que les Etats membres de l’ONU se sont engagés à résoudre avec les 17 Objectifs de développement durable et l’Accord de Paris sur le climat.

Gouvernance forestière : Les OSC d’Afrique centrale s’accordent pour l’observation indépendante des forêts

0

Réunis du 24 au 26 juillet 2019, les membres de la Plateforme africaine d’observation indépendante (PA-OI) ont adopté  certains outils opérationnels et stratégiques indispensables au bon fonctionnement de la plateforme.

« Depuis son introduction au début des années 2000, l’Observation indépendante (OI) a largement contribué à l’amélioration de gouvernance forestière en Afrique » précise la Plateforme africaine d’observation indépendante (PA-OI). Pour davantage contribuer à l’amélioration de la gouvernance forestière, les membres de la PA-OI se sont réunis du 24 au 26 juillet 2019 à Kribi pour mettre en œuvre le plan d’action de cette instance.

Ainsi, à travers les exposés, échanges, séances plénières sous forme de brainstorming ainsi que des groupes de travail, la réunion de Kribi a permis de discuter, amender et valider le référentiel des principes critères et indicateurs (PCI) pour la mise en œuvre d’une OI crédible et efficace par les membres de la PA-OI, examiner certains documents directeurs de la PA-OI (Stratégie régionale pour la pérennisation de l’OI, Procédures de gestion interne de la plateforme, plan de communication de la PA-OI y compris la charte graphique et le cadre pour le développement de l’outil de partage des informations relatives à l’OI).

Au cours de la rencontre, il a été également lancé le processus de cartographie des compétences des organisations membres de la PA-OI et réfléchir autour de la question du financement durable de la plateforme et de l’OI.

Harmoniser les approches d’Observation indépendante (OI)

« L’harmonisation des actions d’OI dans le bassin du Congo s’avère une solution durable pour améliorer la crédibilité et l’efficacité de l’observation indépendante » souligne la PA-OI. A cet effet poursuit-elle, depuis 2014, la société civile a entrepris de réduire au maximum les différences observées dans la mise en œuvre des actions d’OI, et d’accroitre leur crédibilité auprès des décideurs nationaux et sous régionaux impliqués dans la gestion des ressources naturelles et de l’environnement. C’est ainsi que la PA-OI a vu le jour. Elle est née informe-t-on de la volonté des organisations de la société civile africaine (OSC) à vouloir matérialiser le besoin d’harmoniser les approches d’OI. L’année 2014 « a permis de définir les bases de la conception de cette structure. En 2018, la mise en place de la PA-OI a connu un grand bond en avant grâce à l’adoption de sa Charte et la mise à jour de son Plan d’action ».

Hervé Fopa Fogang

 

 

xxxnxx
aflamsex
xxx best porn
xxx videos
hindi porn
Choisir votre dévise
EUR Euro
error: Content is protected !!