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Nord-Ouest/Sud-Ouest : Au Conseil des droits de l’homme à Genève, le Cameroun réitère son appel au dialogue national

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Lors de son passage devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, le ministre des Relations extérieurs  du Cameroun a affiché la détermination de son pays à mener un « combat sans relâche » contre le groupe extrémiste Boko Haram et a réitéré l’appel au « grand dialogue national » annoncé le 10 septembre dernier par le Président camerounais Paul Biya.Le chef de la diplomatie camerounaise Mbella Mbella Lejeune a ainsi fait le point du suivi de cette annonce, notamment les « consultations intensives » que mène actuellement le Premier ministre « avec les forces vives de la nation, y compris la société civile pour le plein succès de ce dialogue ».

Concernant la situation sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, le ministre a déclaré que « le processus engagé par le gouvernement pour un retour définitif à la paix a connu de nombreuses avancées et vient de franchir une étape décisive, avec l’annonce faite le 10 septembre par le Président de la République de convoquer un grand dialogue national ».

L’ONU prête à apporter son soutien au processus de dialogue

Cependant, Yaoundé a écarté toute impunité face aux « exactions et autres violations commises dans le cadre de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, et des atteintes à la stabilité de l’Etat ».Selon le ministre camerounais, les auteurs de ces crimes seront appelés à répondre de leurs faits devant les juridictions nationales, « dans le strict respect d’un procès juste et équitable ». « Fouler aux pieds la règle de droit et assurer l’impunité à certains citoyens, aboutiraient à préparer le lit de l’anarchie », a rappelé Mbella Mbella Lejeune, citant ainsi des propos du Président Paul Biya.Une façon pour le Cameroun de rappeler que malgré la volonté du gouvernement et du peuple camerounais entier pour « un retour à la paix durable et définitive dans le pays », les autorités sont déterminées à lutter contre « une stratégie de terreur qui vise la déstabilisation du Cameroun ainsi qu’à l’unité, intégrité et intégration nationale » du pays.

Au lendemain de l’annonce du chef de l’Etat camerounais, le Secrétaire général de l’ONU avait, le 11 septembre dernier, réitéré la disponibilité des Nations Unies à apporter son soutien au processus de dialogue. António Guterres, qui s’était réjoui de l’annonce, avait également encouragé le gouvernement camerounais à veiller à ce que « le processus soit inclusif et réponde aux défis auxquels le pays est confronté ».

Hydrocarbures : l’avenir des populations riveraines de la Sonara préoccupe

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En attendant les résultats sur les causes du drame, le ministère de l’Environnement qui faisait partie de la délégation ministérielle descendue sur le site le 06 juin 2019, sera mis à contribution dans les prochains jours.

La délégation interministérielle conduite par le ministre de l’Eau et de l’énergie (Minee) Gaston Eloundou Essomba était à Limbe le 06 juin 2019. Cette visite fait suite à l’incendie qui a ravagé une partie des installations de production de la Société nationale de raffinage (Sonara), le 31 mai dernier. De cette rencontre entre les membres du gouvernement, les responsables de la Sonara et le personnel, l’on retient qu’aucun poste ne sera supprimé suite à cet incendie.

Après une évaluation des dégâts pour une estimation des travaux de reconstruction, le gouvernement a rassuré que la prise en charge des populations riveraines et la sécurité du site seront effectives, en attendant les résultats de l’enquête instruite par le chef de l’Etat.

Le spectre de juillet 2014 plane sur Yaoundé

Six jours après le sinistre de Limbe, l’inquiétude de voir le prix des produits pétroliers flamber dans les stations service est craint dans la métropole camerounaise, malgré la mise en garde du gouvernement. Les prix du super (630 FCFA/litre), gasoil (575 FCFA/litre) et le pétrole lampant (356 FCFA/litre) et de la bouteille de gaz domestique de 12,5 Kg sont restés stables à la pompe et dans les stations service de la ville de Yaoundé. C’était une instruction du gouvernement, suite au grave incendie qui a ravagé quatre des treize unités de production des installations de la Société nationale de raffinage (Sonara) le 31 mai dernier.

Sur le terrain, les panneaux lumineux des stations services dans la ville de Yaoundé ont en permanence été scrutés par les clients. Suite à l’incendie, la Sonara à travers son directeur général Jean-Paul Simo Njonou avait déclaré « un cas de force majeur » et la suspension provisoire des engagements contractuels de la structure, en attendant l’évaluation définitive des dégâts.  Au niveau des ménages, le spectre du 1er juillet 2014 n’est pas passé très loin. Après un communiqué rendu public le 30 juin 2014 par le gouvernement, le consommateur avait alors vu le prix du litre de l’essence super passer de 569 FCFA à 650 FCFA, alors que celui du gasoil passait de 520 FCFA à 575 FCFA.

Selon des sources officielles, les premiers navires contenant des produits raffinés ont accosté le 04 juin dernier dans la ville de Douala. La Sonara couvre 80% des besoins du pays en produits pétroliers et le reste est comblé par des traders qui se manifestent généralement sur appels d’offres. Pour mémoire, les recettes pétrolières versées au Trésor public sur les six premiers mois de l’année 2018 se chiffraient à 220,2 milliards FCFA selon une note présentant l’exécution du budget de l’Etat à la fin 2018. Ces recettes comprenaient 186 milliards FCFA de redevance pétrolière et 34,1 milliards FCFA d’impôts sur les sociétés pétrolières. A la même période en 2017, ces chiffres étaient de 195,5 milliards FCFA, soit une hausse de 24,7 milliards FCFA.

Jean Daniel Obama

 

 

Football : L’Egypte organisera la Can 2019

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La Coupe d’Afrique des Nations 2019, qui se jouera du 15 juin au 13 juillet 2019, sera organisée par l’Égypte, a annoncé ce mardi le président de la CAF, Ahmad Ahmad, à l’issue d’une réunion du comité exécutif de l’instance dirigeante à Dakar.

La prochaine épreuve continentale devait initialement se dérouler au Cameroun mais la CAF a décidé de retirer l’organisation au champion en titre le 30 novembre dernier pour la décaler à 2021, tandis que la Côte d’Ivoire accueillera l’édition 2023 et la Guinée celle de 2025.

L’Égypte, finaliste malheureux de la CAN 2017, a déjà reçu quatre fois la CAN (1959, 1974, 1986 et 2006) et a remporté l’épreuve à sept reprises, un record.

Gastronomie : L’Italie fait la promotion de son art culinaire au Cameroun

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C’est à l’occasion de de la semaine de la cuisine italienne qui se célèbre du 19 au 25 novembre 2018.

L’ambassadeur d’Italie au Cameroun  Marco Romiti a procédé hier à Yaoundé au lancement des activités de la semaine de la cuisine italienne dans notre pays. Initiée par le ministère des Affaires étrangères italien en 2016, la semaine de la cuisine italienne dans le monde propose cette année plus de 1 500 manifestations dans 100  pays dont le Cameroun. L’idée de cette semaine est de faire connaître les produits et les traditions culinaires de l’Italie, valoriser le savoir-faire italien et l’expertise culinaire italienne.

« Les manifestations prévues comprennent la dégustation des produits italiens dans les restaurants italiens adhérents » explique Marco Romiti. A Yaoundé, il s’agit de Pastaio, La Pizzeria, Chef Marcello, Le Colisée. Pour ce qui est de la ville de Douala, La Pizzeria et le Glacier bio ont été choisi. Dans la même veine, il est prévu ce 20 novembre une soirée gastronomique italienne au restaurant le Colisée. Pour le Chef italien Alessandro Capriotti, invité au Cameroun pour l’édition 2018 de la semaine de la gastronomie, le langage de la nourriture pourrait être un facteur important pour faire connaître les traditions des peuples en créant un climat de convivialité et de détente.Comme innovation, cette semaine se célèbre en même temps que la semaine de la langue italienne.

4 720 apprenants de langue italienne au Cameroun

Prenant la parole hier au cours de l’échange avec la presse à l’ambassade d’Italie au Cameroun, l’inspecteur pédagogique national pour la langue italienne auprès du ministère des Enseignements secondaires le Dr. Hyppolite Bikitik a déclaré que la langue italienne est enseignée dans 32 départements dans les dix régions du Cameroun. « Il y a 4 720 apprenants encadrés par 85 enseignants. En 2018, 780 candidats ont été présentés au Bepc italien et 620 ont été déclaré admis. Pour ce qui est du probatoire, 248 candidats ont été présentés pour 200 ont été admis » relate le Dr. Hyppolite Bikitik.

Il  ajoute par ailleurs : « Depuis son insertion au ministère des Enseignements secondaires, la demande est grandissante. Parce que nous passons de deux lycées à 66 lycées, nous passons de deux enseignants à 85 enseignants, de 70 apprenants à plus de 4000 apprenants et tout ceci en sept ans. Je pense qu’à ce niveau, nous pouvons dire que nous faisons des avancées considérables pour ce qui concerne l’apprentissage de la langue italienne ». « Il est prévu une table ronde ce mercredi à l’hôtel Mont fébé de Yaoundé. Il sera question de faire l’état des lieux de la diffusion de la langue italienne au Cameroun », souligne l’ambassadeur Marco Romiti.

Hervé Fopa Fogang

 

 

Perspectives : Les engagements de Paul Biya pour le nouveau septennat

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Lors de sa prestation de serment le 6 novembre 2018  à Yaoundé, celui qui préside aux destinées du Cameroun depuis 36 ans a dévoilé les grandes lignes des actions qu’il entend mener.

Le président de la République Paul Biya a prêté serment cette semaine pour la 7ième fois consécutive pour un mandat de 7 ans (2018-2025). Dans son discours de circonstance, il a décliné les grandes lignes de la politique générale du septennat qui s’annonce. « D’une façon générale, au cours du septennat qui s’annonce, nous veillerons à consolider nos acquis, tout en explorant les pistes nouvelles, nous permettant de saisir toutes les opportunités d’un monde en constante évolution. Dans cet esprit, il va de soi que nous allons poursuivre nos réformes structurelles afin de renforcer notre équilibre budgétaire et de conforter la soutenabilité de notre dette. Des finances saines sont en effet la condition de l’attractivité d’une économie et, donc, de son aptitude à accueillir les investissements » a déclaré Paul Biya.

Dans la même veine, il a ajouté qu’il semble opportun de développer les secteurs de l’économie qui pourront réduire sensiblement les importations des biens et services. « Cette politique présentera l’avantage de nous permettre de rééquilibrer notre balance commerciale chroniquement déficitaire » a expliqué l’homme du 6 novembre 2018.

Révolution agricole

Pendant le prochain septennat, le président  Paul Biya entend réaliser une véritable « révolution agricole ». Ceci passera par la modernisation des moyens de production et la transformation des produits agricoles. « Cela devrait aller de pair avec la mise à disposition de nouveaux équipements. Magasins de stockage et routes d’accès. Ainsi pourrait se conforter notre statut de grenier de l’Afrique Centrale. Une économie moderne ne saurait se concevoir sans l’existence d’un secteur industriel performant. Nous disposons d’un Plan Directeur d’Industrialisation qui définit les contours et le contenu d’un projet d’envergure dans ce domaine. Sa réalisation sera une des tâches prioritaires du septennat. L’industrie, comme l’agriculture, exigent un apport d’énergie stable et suffisant», martèle Paul Biya.

Et d’ajouter : « Mais nous ne nous arrêterons pas là. Nous continuerons d’exploiter tous les sites et cours d’eau disponibles afin de faire du Cameroun un grand producteur d’électricité dans notre continent. Nous ne délaisserons pas pour autant les zones rurales en les dotant progressivement de centrales solaires. De la même façon, nous continuerons à développer nos infrastructures de transport (routes, ports, aéroports) au bénéfice de notre économie, mais aussi pour faciliter les communications avec nos voisins ».

Aussi, le président de la République a affirmé qu’il doit consacrer tous ses efforts à favoriser la relance de la croissance économique, créatrice d’emplois, notamment pour les jeunes, et susceptible d’améliorer le pouvoir d’achat, faciliter l’intégration sociale des jeunes en développant encore davantage le système éducatif à tous les niveaux, et en mettant l’accent sur la professionnalisation, lutter contre l’exclusion, notamment par une meilleure protection des personnes vivant avec un handicap, améliorer l’accès aux services publics  de l’eau potable et de l’électricité…

Hervé Fopa Fogang

 

 

Problème anglophone : Restriction des libertés dans le Nord-Ouest

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Depuis dimanche 9 septembre les populations de cette partie du  Cameroun sont astreintes à suspendre toute activité et regagner leurs domiciles entre 18h et 6h.

Après les violences causées par les assaillants dans la nuit de samedi à dimanche dans la localité de Akum à 10 Km de la ville de Bamenda, la région du Nord-Ouest est depuis lors et jusqu’à nouvel ordre, sous couvre-feu. Ainsi, entre 18 heures et 6 heures du matin, les mouvements des personnes et des biens sont strictement interdits, la circulation des mototaxis suspendue. De même tous les débits de boisson, les snack-bars et les boîtes de nuit resteront fermés dans le même intervalle de temps. Le gouverneur, signataire du décret, met par ailleurs en garde tout contrevenant à ces directives, qui sera puni, annonçait-t-il, selon les lois en vigueur.

Ce n’est pas la première fois que de telles restrictions sont expérimentées dans le Nord-Ouest et principalement à Bamenda. En février et en novembre 2017, les populations avaient déjà été soumises à un tel régime de privation. Ces mesures sont pour autant loin d’intimider les combattants qui se réclament de l’Ambazonie. Le 11 février 2018, ils avaient réussi en plein couvre-feu à enlever le sous-préfet de l’arrondissement de Batibo, exécuté. En cette veille d’élection présidentielle, dans un climat très tendue, la prudence est de mise pour les populations en déplacement sans cette zone de crise.

Bien avant, la ville de Bamenda a été coupée pendant des heures du reste du pays par des hommes armés dans la nuit de samedi à dimanche. Les assaillants dont certains brandissaient le drapeau de l’Ambazonie, s’en sont pris à des bus de transport, tuant un chauffeur et faisant de nombreux otages. L’armée a rétabli la circulation dimanche à la mi-journée. La région est depuis lors et jusqu’à nouvel ordre, sous couvre-feu.

En effet, ces « indépendantistes » anglophones ont pris le contrôle de l’entrée de la ville de Bamenda, précisément au niveau d’Akum, empêchant ainsi tout mouvement de personnes et de biens. A l’aide d’un engin lourd, ils ont défait complètement la chaussée, détruit cinq bus de transport de l’agence « Amour Mezam », avant d’exécuter un chauffeur. Il  s’en est suivi des échanges de tirs avec l’arrivée des forces de défense et de sécurité, et la circulation finalement rétablie, le bilan non officiel fait état de quatre sécessionnistes neutralisés. La circulation rétablie entre le Nord-ouest et le reste du Cameroun à partir d’Akum.

Christelle Belibi

 

 

Distinction : Le Cameroun célèbre l’éditeur de « Pour le Libéralisme communautaire »

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Pierre-Marcel Favre a été fait hier mardi 4 septembre Commandeur de l’Ordre national au nom de Chef de l’Etat par le ministre des Arts et de la Culture.

S’il fallait illustrer le rayonnement international des éditeurs romands, Pierre-Marcel Favre en serait l’exemple parfait. Après avoir accumulé les honneurs en Côte d’Ivoire, en France et en Albanie, où il  a été doublement nommé officier des Arts et des Lettres et officier de la Légion d’honneur,  le Vaudois est depuis hier mardi 4 septembre 2018 promu commandeur de l’Ordre national du Cameroun, sans passer par les grades intermédiaires. « Pierre-Marcel Favre, au nom du président de la République et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés nous vous faisons Commandeur de l’ordre national ».

Au Musée national, l’éditeur, promoteur culturel et journaliste a reçu du ministre des Arts et de la Culture un ruban assorti d’une médaille autour du cou.  Par cet acte, le Cameroun exprime sa reconnaissance à l’éditeur de « Pour le libéralisme communautaire »,  ouvrage publié en 1987, qui retrace la vision politique de Paul Biya. Devant une collection des membres du gouvernement en l’occurrence, Peter Mafany Musonge, président de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme,  le chancelier des Ordres académiques Jacques Fame Ndongo, l’éditeur vaudois a dit sa gratitude. « Je suis vraiment très touché. C’est un sentiment de grande émotion et de grande gratitude. C’est une consécration inattendue pour ce que j’ai fait de modeste pour les éditeurs du Cameroun et d’Afrique. Ça me fait une grande fierté venant du Président de la République, du ministre des Arts et de la Culture ».

Comment s’explique la popularité de Pierre-Marcel Favre? Par le Salon du livre, d’abord, que Pierre-Marcel Favre a créé en 1987, dirigé et présidé jusqu’en 2011. Le Vaudois s’était d’abord attiré les foudres du Tout-Lausanne à l’époque, en implantant le Salon à Palexpo en terre genevoise: «Les reproches ont duré longtemps, avait  expliqué l’éditeur, d’une voix aussi grave que basse. J’étais un peu le grand traître de ne pas organiser le Salon du livre à Beaulieu. Mais Palexpo est simplement supérieur en termes de logistique.»

Réseauteur professionnel, mais également grand voyageur, Pierre-Marcel Favre a visité plus de 105 pays: «Je connais pas mal l’Afrique, je suis même allé dans des endroits dits pourris, comme la Somalie ou l’Erythrée. J’ai une grande curiosité pour les pays méconnus.» Les pays qui manquent encore à son palmarès? «Ces îles du Pacifique qui se ressemblent toutes, quelques pays d’Afrique également. Et l’Afghanistan. Mais j’ai fait l’Ouzbékistan, le Turkménistan, le Pakistan, etc.»

Baroudeur dès sa jeunesse, il a mis le cap sur l’Algérie en 1962: «C’était la fin de la guerre et j’avais 17 ans. Une expérience forte.» A cet âge, il passe aussi son brevet de pilote, qu’il complète par une licence chez Swissair quelques années plus tard. Bien qu’il n’ait jamais «volé pro», il a quelque 2600 atterrissages à son actif.

Christelle Belibi

 

Coopération : Le président de la Commission de l’Union Africaine à Yaoundé

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Moussa Faki Mahamat séjourne aujourd’hui et demain en terre camerounaise à l’invitation du président de la République Paul Biya.

C’est la deuxième  fois depuis son élection en mars 2017 à la tête de la Commission de l’Union Africaine (UA) que Moussa Faki Mahamat séjourne au Cameroun. Du 8 au 9 mai 2017 en effet, il était venu à Yaoundé remercier le président Paul Biya pour son implication personnelle pour son élection au poste qu’il occupe en ce moment. Le président de la Commission de l’UA arrive au Cameroun quelques jours après le 31ème sommet de l’organisation panafricaine du 1er au 2 juillet 2018 à Nouakchott en Mauritanie. Au cours de ce sommet en effet, 5 nouveaux pays ont rejoint les 44 autres ayant déjà signé l’accord sur la Zone de libre-échange continentale (Zlec). Parmi les nouveaux signataires enregistrés le 1er juillet 2018 dans la capitale mauritanienne, l’on cite la Sierra Leone, la Namibie, le Lesotho, le Burundi et surtout l’Afrique du Sud.

« Le Cameroun apporte son soutien aux réformes en cours au sein de l’Union Africaine. C’est dans cette logique qu’il a été le 21 mars 2018  à Kigali parmi les 44 Etats africains à avoir signé l’accord sur la Zlec. Le président de Commission de l’UA va certainement réitérer sa gratitude au président Paul Biya pour ce soutien constant et déterminant. Il devrait aussi lui faire le compte rendu des travaux de Nouakchott », informe une source à la présidence de la République. Par ailleurs, la visite de Moussa Faki Mahamat  au Cameroun du 12 au 13 juillet 2018 revêt une dimension diplomatique et affective. Elle intervient surtout dans un contexte marqué par « la persistance de la menace Boko Haram dans l’Extrême-Nord, la gestion des refugiés, l’insécurité entretenue par des bandes armées étrangères à l’Est et dans l’Adamaoua et surtout la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest » précise-t-on au sein du gouvernement.

Plan d’assistance humanitaire

Concernant la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, la visite du président de la Commission de l’UA est une opportunité de toucher du doigt la réalité sur le terrain et mieux apprécier les efforts fournis par les pouvoirs publics pour le retour de la situation à la normale. « On peut espérer qu’à l’issue de cette visite et des enseignements nécessaires qu’il pourrait en tirer, le président de la Commission de l’UA puisse sonner la mobilisation internationale en faveur du Plan d’assistance humanitaire d’urgence décidé par le Chef de l’Etat pour les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest », renchérit notre source

Renforcer la coopération entre le Cameroun et l’Union Africaine

Le Cameroun est présenté selon plusieurs observateurs comme étant un partenaire privilégié de l’UA. En effet, « Afrique en miniature », la première économie de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale abrite plusieurs institutions panafricaines spécialisées dans les domaines social, culturel et sportif, de la sécurité, de l’économie etc. Dans ce registre, on peut citer : le Rectorat de l’université panafricaine, la Base logistique continentale de la Force africaine en attente inaugurée à Douala le 5 janvier 2018. Le Conseil du sport de l’Union Africaine et le Fonds monétaire africain dont les accords de siège ont été signés à Yaoundé le 5 avril 2018 ne sont pas en reste des institutions panafricaines qu’abrite le Cameroun.

Hervé Fopa Fogang

 

 

Présidentielle 2018 : Maurice Kamto dévoile les contours de son projet de société

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Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a présenté sa vision de développement du Cameroun aux   hommes d’affaires à Douala le 2 juillet 2018.

Volet industriel

Maurice Kamto précise qu’à partir du moment où on est en train de faire un port à Kribi, Douala ne pourra plus vivre uniquement sur le port. Il faudra développer ses fonctions dans le domaine financier de service et pour cela le plateau Jos sera vraiment la grande place financière avec une extension possible sur Akwa et Bonapriso. Toutes les autres régions doivent être développées et exploitées.  

Tous les édifices seront construits sur 15 étages au moins. Et ce plateau Jos va pouvoir s’étendre éventuellement sur Bonapriso et sur Akwa. Evidemment il y aura des ponts, des viaducs pour les relier.  Akwa jouera son rôle actuel c’est-à-dire le quartier d’affaire mais modernisé. Parce qu’il faudra les mettre aux normes internationales, sièges des entreprises, centre commerciaux. Le plateau Jos étant le siège de la grande finance.

Edéa : première plateforme industrielle

Avec le MRC, Douala sortira de l’industrie. La  première grande plateforme industrielle sera Edéa qui va être liée par un chemin de fer rapide mais également par une autoroute ce qui mettre Edéa à trente minutes de Douala « ça veut dire qu’un chef d’entreprise peut vire à Douala et avoir son usine à Edéa. Un travailleur peut être à Douala et aller travailler à Edéa. Nous ne voulons plus que les usines soient entre les maisons comme actuellement. Et il y a une stratégie parce qu’Edéa est un nœud routier et ferroviaire. Pour aller à Kribi, Yaoundé et pour venir à Douala c’est là qu’on crée la plateforme.  La deuxième étant autour de Ngaoundéré  en raison de la position stratégique de Ngaoundéré aux confluents des autres. C’est-à-dire vous avez le Nigeria, le Tchad, la Centrafrique.  

Aussi avons-nous pensé à une ville qui va être ce que le Cameroun sera dans 50 ans, celle qui va être construite à partir de rien. Et nous voulons qu’elle soit située  à peu près à ce qui correspond aujourd’hui au Mbam-et Kim.  Parce que c’est une zone de sous-peuplement quatre habitants au kilomètre carré donc c’est dégagé. C’est là-bas que nous voulons mettre tout le fleuron de la recherche camerounaise. C’est-à-dire les laboratoires de pointe,  tout ce que nous avons en termes d’humanisme. Ce sera une ville intelligente comme on dit aujourd’hui. Et l’intelligence artificielle qui va être appliquée là-bas sera construite par les Camerounais.

Urbanisme.Cliquez sur le lien pour lire la suitehttps://ekiosque.cm/produit/LeQuotidiendel039Economiebr04juillet2018/

 

Terrorisme : Paul Biya condamne une attaque contre l’état – major du G5 sahel

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Paul Biya et Emmanuel Macron main dans la main

Il l’a fait au cours d’un entretien téléphonique avec Emmanuel Macron, président de la République française  le samedi 30 juin 2018.

Les présidents Paul Biya et Emmanuel Macron se sont entretenus par téléphone le samedi 30 juin 2018. C’est du moins l’information que révèle la présidence de la République du Cameroun via son site internet https://www.prc.cm/fr/. L’on apprend toujours sur ce site que l’échange précède l’arrivée du président Macron en Afrique où il participera au sommet de l’Union Africaine qui se déroule en Mauritanie. Au cours de l’entretien téléphonique, les deux homologues  ont condamné l’attaque perpétrée vendredi 29 juin 2018 contre un état-major régional (Mali)  de la force conjointe  du G5 Sahel.

Une attaque qui a fait trois morts. En effet, le G5 Sahel (G5S) a été constitué en février 2014 par la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad. Ces cinq pays ont décidé de mettre sur pied une force conjointe pour lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée qui affectent la région du Sahel. Aussi, au cours de l’entrevue téléphonique de samedi dernier, Paul Biya et Emmanuel Macron « ont plus particulièrement évoqué la situation dans la région du bassin du lac Tchad et la nécessité de poursuivre la coopération régionale dans le domaine de la lutte contre les actions terroristes  du groupe Boko Haram ». Suivant le communiqué, l’entretien a également permis d’évoquer les sujets à l’ordre du jour du 31e sommet ordinaire de l’Union Africaine qui s’est ouvert dimanche à Nouakchott en Mauritanie et l’enjeu des migrations. Le  sommet de Nouakchott est  axé sur le renforcement de l’intégration continentale, un des chantiers engagés par le président rwandais Paul Kagame, au moment où l’Afrique est confrontée à l’exode de sa jeunesse.

« Le président de la République française a marqué son soutien à l’action menée par l’Union Africaine pour la résolution des crises en Afrique. Ils ont enfin évoqué  la question de l’avenir de l’Organisation internationale de la francophonie », renchérit le communiqué disponible sur https://www.prc.cm/fr/. L’échange téléphonique entre le président Paul Biya et Emmanuel Macron intervient deux jours après la visite au Cameroun, du secrétaire d’État auprès du ministère français chargé de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne

Ce dernier a d’ailleurs rencontré le président camerounais au cours d’une audience, pendant laquelle ils ont parlé des relations économiques et de coopération entre la France et le Cameroun, des enjeux de sécurité régionale, ainsi que de la crise anglophone. Il faut également que lors de son séjour en terre camerounaise, Jean-Baptiste Lemoyne s’est rendu à Buea dans le Sud-Ouest où il s’est entretenu avec les autorités.

Hervé Fopa Fogang

 

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