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Cameroun: Le marché des fleurs se fane peu à peu à Douala

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L’activité est morose depuis quelques années. Pour résister, les fleuristes du marché des fleurs au quartier Bonapriso, dans l’arrondissement de Douala 1er, rivalisent d’ingéniosité pour rester d’attaque.

Les fêtes de fin d’année, la St Valentin, les cérémonies de mariages, les deuils et funérailles, le 08 mars etc… voilà autant d’événements qui pourraient faire grimper le chiffre d’affaires des fleuristes dans la capitale économique. Mais hélas, il n’en est rien : les Camerounais ne sont pas des grands consommateurs de fleurs naturelles. Le constat est celui des fleuristes du « Marché des fleurs » à Bonapriso. Installé à cet endroit, il y a plus de 25 ans, Ayo Maurice, la soixantaine révolue, se tourne littéralement les pouces, ce lundi 19 février 2018. Assis derrière son présentoir, il regarde les voitures passées. Son activité roule au ralenti et ce, depuis plusieurs années déjà.  « Les camerounais ne sont pas éduqués à la consommation des fleurs naturelles. Pour eux, cela ne signifient rien!», lance-t-il, d’entrée de jeu. Rencontré hier, quelques jours après le St Valentin, le fleuriste affiche grise mine. Même la célébration de l’amour, n’a pas suffi pour booster ses ventes. « Il n’y a pas eu d’affluence cette année. Nous avons commandé des roses du Kenya, mais elles sont encore là! Je vous dis que les camerounais s’en foutent des fleurs », a-t-il insisté.

En effet, une dizaine de bouquets de fleurs défraichies, orne son comptoir. Des fleurs, qui sans aucun doute, finiront à la poubelle. Un gros manque à gagner pour lui « Habituellement, je ne fais pas, plus d’une dizaine de bouquets de peur, d’enregistrer un grand nombre d’invendus. J’ai compté sur la St Valentin et je me suis trompé », dit-il, un air dépité. Pourtant, le fleuriste s’inspire de ce qui se fait en Occident: « Nous n’allons pas nous mentir, ce sont les blancs qui connaissent l’affaire des fleurs. Pour faire de belles compositions, nous allons sur internet et nous feuilletons aussi des magazines ». Malgré cela, la magie ne semble pas opérer. Les bouquets sont en souffrance dans les comptoirs. Et ça ne s’améliore pas.

Autre comptoir, même scénario. Alain n’a vendu aucune fleur depuis trois jours. Ses dernières ventes  remontent au 14 février dernier. « J’ai vendu quelques roses le jour de la St Valentin. Je vendais une tige à 2500FCFA », a-t-il déclaré. Interrogé sur la cherté de cette dernière, l’homme a une explication toute trouvée. « Ces roses sont importées. On nous les vend à 1000FCFA la tige ! », Explique-t-il.  Avant de passer aux aveux: « C’est cher payé en effet, mais il fallait absolument faire du chiffre pendant cette journée ;  parce qu’après, ça allait être mort et j’ai eu raison. Regardez par vous-même, où sont les clients ? ». Au marché des fleurs à Bonapriso, les fleurs n’ont pas un prix fixe. Les fleuristes jouent à jeu vicieux. « Si vous descendez d’une belle voiture, on fait grimper les prix. Si vous venez à pied et que vos allures sont propres, votre prix est aussi élevé »,  renseigne Alain, en renouvelant de l’eau contenue dans une poche à fleurs.

Si le marché des fleurs va aussi mal, c’est parce que des enseignes tenues par les expatriés se font de plus en plus nombreux dans le même arrondissement : « les blancs ne viennent plus ici, ils vont dans les boutiques de leurs frères. Pourtant il y a quelques années, ils constituaient, la majorité de nos clients », déclare Ayo Maurice, confessant que s’il ne met pas la clé sous le paillasson, c’est par amour pour ces plantes. Les fleurs vendues dans ce marché, proviennent essentiellement de l’Ouest et du Sud-Ouest Cameroun.

Ruth Estelle Belinga    

Elisabeth Medou Badang: « Nous avons eu raison d’investir dans Orange Money »

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Alors qu’elle occupera dans quelques jours son fauteuil de directrice Zone Afrique de l’Est de la multinationale Orange, l’ancienne directrice générale de la filiale française livre le bilan de son action entre 2013 et février 2018 au Cameroun.
Mme le directeur général, dans quel contexte quittez-vous le Cameroun en cette mi-février 2018?
Je quitte le Cameroun au terme d’une belle aventure professionnelle et humaine d’un peu plus un peu plus de quatre années. Je suis fière du chemin que mon comité de direction, l’ensemble des équipes et moi avons parcouru, dans un marché des télécommunications en pleine mutation, marqué par une vive concurrence, l’arrivée de nouveaux acteurs, la transformation des usages des clients. Orange Cameroun a su faire preuve de résilience dans cette conjoncture. Je saisis l’opportunité que vous m’offrez pour rendre hommage aux membres de mon comité de Direction, et toutes les équipes, pour leur engagement de tous les instants pour la réalisation des résultats obtenus. Dans le même temps, je voudrais dire merci aux autorités de notre pays, dont les efforts pour la mise en place d’un environnement favorable à l’épanouissement du secteur des télécommunications, sont notables.
 
Vous êtes arrivées au Cameroun en 2013, vous étiez à votre 5ième année à la tête d’Orange. Quel héritage laissez-vous à la nouvelle direction générale ?
Je ne sais pas si le terme héritage est le plus approprié ici, mais je mentionnerai quelques faits marquants qui ont marqué de manière significative la vie et le développement d’Orange Cameroun au cours des quatre dernières années. Sachez que nous avons substantiellement investi pour améliorer notre réseau, Nous avons augmenté de 50% le nombre de nos sites pour étendre la couverture de nos services. Nous avons modernisé notre réseau, et assuré sa montée en débit avec la 3 G, et la 4 G sur respectivement plus de 60% et 35% de notre réseau en à peine deux ans.Cette mutation technologique a été possible suite au renouvellement, par les autorités, de notre Convention de concession, le 15 mars 2015 pour 15 nouvelles années. La construction de notre Data Center, l’un des plus grands d’Afrique sub-saharienne, constitue également une réalisation qui mérité d’être soulignée par le potentiel qu’il représente. Les années à venir, montreront, j’en suis certaine, qu’il s’agit-là d’un investissement pertinent.
Je soulignerais aussi, d’un trait particulier, notre leadership incontesté en matière de mobile money. La place qu’occupe finalement Orange Money dans la vie quotidienne de nos clients, montre que nous avons eu raison de faire le choix stratégique d’investir dans ce service, outil de prédilection d’amélioration de l’inclusion financière de notre pays. Enfin, et sans bien entendu être exhaustive, je mettrai en avant, le fait que Orange Cameroun ait été certifié Top Employer, ces trois dernières années. Cette distinction, constitue pour nous une reconnaissance de toutes les améliorations apportées dans  et de notre politique de gestion des ressources humaines. A ce propos justement, je voudrais rappeler aussi que nous avons amélioré les conditions et l’environnement de travail des salariés d’Orange Cameroun. C’est dans ce sens qu’il comprendre la construction de notre somptueux siège à Makepe (Douala), qui, en plus, reste, s’il en était encore besoin un marqueur important de notre ancrage en terre camerounaise.
 
En octobre 2017, Orange était au-devant de l’actualité avec l’affaire d’une dette de près d’un milliard FCFA réclamé par Camtel. Qu’en est-il aujourd’hui?
Camtel reste et demeure un fournisseur important avec qui nous entretenons une relation commerciale forte. C’est un de nos fournisseurs de premier plan. Comme vous le savez, une telle relation n’est pas toujours un long fleuve tranquille, chaque protagoniste étant amené à défendre au mieux ses intérêts.
Sous votre direction, il y a eu des mutations technologiques dans le secteur des télécommunications au Cameroun. On parle par exemple du réseau 3 G et 4 G. Etes-vous satisfaites de la qualité du réseau que vous laissez au Cameroun ?
J’ai commencé à apporter des éléments de réponse. J’ai souligné de lourds investissements consentis pour améliorer notre réseau à le situer à hauteur des défis actuels, et des demandes de plus en plus exigeantes de nos clients. Alors suis-je satisfaite ? Je suis fière du travail accompli. Mais je suis en même temps consciente des marges de progression que nous avons. Notre engagement d’offrir à nos clients la meilleure qualité de service oriente nos choix quotidiens.
 
Au Cameroun, les pouvoirs publiques fondent de plus en plus d’espoirs sur le développement du numérique. Quels sont les principaux investissements consentis par Orange Cameroun pour le développement de l’économie numérique durant les 5 ans années de votre présence à la tête de cette entreprise ?
 Les investissements effectués par Orange Cameroun pour la 3G et la 4G témoignent à suffisance de notre engagement à participer de manière pertinente à l’éclosion de cette économie numérique. Car, il s’agit toujours d’assurer à nos clients le haut débit, voire le très haut débit pour le transport des données (data) de plus en plus lourdes. Mais il est aussi important de sécuriser lesdites données de manière sure et fiable: notre Data Center répond particulièrement à cette attente. Il est question également d’éducation, nous y contribuons avec les projets tels que les maisons digitales, les écoles numériques ou encore OngolaFab lab. Il est question avec la contribution au développement d’un écosystème de création de nouveaux services, c’est ce que nous faisons avec OrangeFab, le POESAM, les API, et l’innovation en général ou encore la dématérialisation des paiements avec Orange Money.
 
En plus de la téléphonie classique, Orange s’est engagé dans le service Orange Money. Peut-on avoir un aperçu de ce que ce segment représente au sein de votre groupe au Cameroun ?
Comme je vous le disais, notre option de parier sur le mobile money relève d’un choix stratégique, pensé, et mis en œuvre de manière méthodique. Nous avons très tôt, pensé qu’Orange Money serait pour nous un puissant relais de croissance. L’engouement et l’enthousiasme  montrent qu’Orange Money est littéralement adopté par nos clients. Et nous avons la certitude qu’il s’agit d’un vrai succès. Nous ne nous sommes donc pas trompés.
 
Votre maison mère a annoncé la création d’un banque « Orange  Bank » quelles en sont les évolutions au niveau international ?
Je ne suis évidemment pas la plus légitime pour en parler. C’est une évolution majeure, dans notre groupe une déclinaison de l’innovation qui fait partie de l’ADN du Groupe Orange.
 
Y-a-t-il lieu d’espérer une ouverture d’Orange Bank au Cameroun dans les prochains mois?
Il n’y a aucun projet dans ce sens.
 
Sur votre page Twitter vous déclarez que « Mes nouvelles fonctions au sein du Groupe Orange me permettront de poursuivre ces actions dans d’autres pays africains, et continuer de porter haut le flambeau du Cameroun ». Peut-on en savoir plus sur vos nouvelles fonctions au sein du Groupe Orange ?
Je vais intégrer le Comité de direction d’Orange Middle East and Africa, (OMEA) et y occuper les fonctions de Directeur de Zone, qui vont me permettre de superviser l’activité dans plusieurs pays où nous sommes présents. Je suis également porte parole de (OMEA) Autant dire de  nouveaux challenges que j’espère exaltants et enrichissants.
Propos recueillis par Pierre Nka 

Notation: Le risque politique au Cameroun inquiète les investisseurs

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Le flou persistant sur l'alternance à la tête de l'Etat et où la candidature de Paul Biya préoccupent les milieux d'affaires

Selon le dernier rapport d’analyse des risques pays que vient de publier la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface), la situation sécuritaire à l’Extrême-Nord, la crise anglophone et l’élection présidentielle accentuent ce risque.

La situation politique du Cameroun est préoccupante pour les milieux d’affaires. C’est du moins ce qui ressort du rapport 2018 de la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface). Il s’agit d’une évaluation annuelle qui mesure comment le comportement de paiement des entreprises est influencé par les perspectives économiques, financières et politiques des pays, ainsi que par l’environnement des affaires. Pour l’édition 2018 de ce rapport très attendu par les décideurs et investisseurs, les analystes du Coface se sont penchés sur le climat sociopolitique et économique de 160 pays. Et selon le document édité par cette société d’assurance-crédit dont la mission est de protéger les entreprises d’éventuels impayés, le risque politique du Cameroun est «  accru » pour l’exercice 2018. Le pays de Paul Biya logé au niveau C, se trouve au bas de cette l’échelle d’évaluation qui en compte huit au total. Selon les experts de l’organisation européenne basée en France, les perspectives économiques et financières du Cameroun sont « très incertaines ». Le contexte politique « peut-être instable et l’environnement des affaires comporte d’importantes lacunes ». De plus, « la probabilité moyenne des défauts des entreprises est élevée ».

Parlant de la probable instabilité politique du Cameroun, le rapport aborde dans des termes à peine voilés, l’alternance à la tête de l’Etat. « Au pouvoir depuis novembre 1982, Paul Biya, 85 ans, n’a pas dévoilé s’il comptait concourir à un septième mandat consécutif de président en octobre 2018 », note la Coface. Et d’ajouter : « dans l’hypothèse où le président choisissait, ou était contraint, de se retirer, aucun candidat ne semble émerger clairement au sein du parti de M. Biya, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) ». Cette situation est d’autant plus inquiétante que l’opposition semble fragmentée. « Avant même que le candidat du premier parti d’opposition, le Social Democratic Front (SDF) ne soit connu, une dizaine de candidatures est déjà annoncée », lit-on sur le document. Et même la candidature d’Akéré Muna, avocat et fils de l’ancien Premier ministre Salomon Tandeng Muna, n’arrangerait pas les choses du point de vue de la Coface. Bien au contraire, cette candidature « pourrait affaiblir le SDF », commente le rapport.

Crises anglophone et sécuritaire

La situation de crise qui prévaut dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest est également soumise aux grilles d’analyse des experts de la Coface. Les violences signalées dans ces régions anglophones depuis 2016 « accentuent les enjeux autour des élections présidentielles et législatives d’octobre prochain », observe le rapport. Pour la Coface, cette crise qui se caractérise par « une mobilisation d’une minorité linguistique animée par un sentiment de marginalisation politique et économique croissant », constitue « une menace à la stabilité politique et sécuritaire du Cameroun ». Cette menace vient malheureusement s’ajouter à celle que représentent « les incursions, encore régulières en 2017, de Boko Haram, groupe terroriste islamiste, au Nord du pays ». Si l’activité économique, essentiellement concentrée au Sud du pays, n’est, pour l’heure, pas affectée, la situation humanitaire est préoccupante. De plus, ce risque politique accru pourrait peser sur la perception de l’environnement économique qui souffre déjà d’un environnement institutionnel et réglementaire peu favorable au développement du secteur privé, comme en témoigne son 163e rang (sur 190) dans le classement Doing Business 2018.

Baudouin Enama

Crise en zone Cemac: Malabo boude le programme régional des réformes économiques

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Obiang Nguema, le président équato-guinéen

Pendant le Comité de pilotage du Pref-Cemac, qui s’est tenu vendredi dernier à Douala, les participants ont déploré l’absence de certains ministres à l’instar de celui de la Guinée Equatoriale qui s’est fait représenté par un directeur de société.

Le ministre équato-guinéen de l’Economie était absent (une fois encore) à la 4ème session du Comité de pilotage du Programme des réformes économiques et financières ( Copil Pref-Cemac), qui s’est tenue le vendredi 02 février  dernier à Douala. Pour cette importante session,  qui avait pour but de revisiter les actions déployées par la sous-région afin de sortir de la crise économique depuis le sommet des chefs d’Etat du 23 décembre 2016 à Yaoundé , ce riche pays pétrolier aujourd’hui en crise comme ses voisins, s’est fait représenté par un directeur de société. Un fait qui n’a pas échappé au président du Copil du Pref-Cemac, le ministre congolais de l’Economie, du développement industriel et du portefeuille public, Gilbert Ondongo. « Pendant les travaux, le président du Copil a déploré l’absence des ministres de l’Economie et des Finances de certains pays, à l’instar de celui de la Guinée équatoriale, qui s’est fait représenté par un directeur général d’entreprise. Il a dit que lors des rencontres comme celle de vendredi dernier, il est important que les ministres viennent eux-mêmes au lieu de se faire représenter », confie un participant aux travaux.

La fermeture  des frontières par la Guinée équatoriale divise

Cette absence du ministre équato-guinéen de l’Economie n’aurait pas été vue d’un bon œil par les collaborateurs du ministre d’Etat congolais, qui ont d’ailleurs estimé que le DG équato-guinéen s’est montré discourtois lors des échanges sur la fermeture récente des frontières par la Guinée équatoriale. « Un directeur général d’entreprise en Guinée équatoriale qui se montre désobligeant à l’égard d’un ministre d’Etat, en charge de l’Economie, d’un pays comme le Congo. Non, mais  sincèrement,  je pense que la Guinée équatoriale exagère», déclare un fonctionnaire congolais.  Une attitude qu’un officiel camerounais tente de relativiser. « Je pense, pour ma part, qu’il lui a juste manqué le langage diplomatique pour expliquer l’attitude de son pays, après la tentative du coup d’Etat, déjoué avec l’aide du Cameroun. Vous savez bien que  les équato-guinéens n’ont pas bien français.  Il n’a pas été discourtois. Il a juste expliqué qu’en l’état actuel des choses, son pays préfère fermer ses frontières pour des raisons de sécurité », fait-il savoir.

Selon une source proche du ministère camerounais de l’Economie (Minepat), le représentant équato-guinéen aurait indiqué que «  l’inexistence des postes frontières et du passeport biométrique Cemac, etc, ne rendent pas la tâche facile à son pays ». Tout comme, apprend-on, la récente tentative de coup d’Etat qui  exige des mesures de renforcement de sécurité. Un repli sur soi que comprend le nouveau président de la Commission de la Cemac, Daniel Ona Ondo.  « C’est tout à fait normal que quand un pays a reçu un contrecoup qu’il se referme », a-t-il déclaré, reconnaissant qu’Il y a des couloirs à tracer et des postes frontaliers  à construire…

L’attitude dilatoire du président de la Bdeac

La question de l’intégration sous-régionale n’a pas été le seul sujet  ayant meublé les échanges lors du dernier Copil. La fusion des deux bourses régionales, l’audit et la réforme de la Bdeac, hormis la problématique de la diversification des économies, aussi. Mais ce qui aura davantage prolongé la durée des travaux d’une heure et demie, car supposés s’achever à 14h30, c’est l’audit et la réforme de la Bdeac. A ce sujet également, la Guinée Equatoriale est une fois de plus pointée du doigt. « Car, le  président de la Bdeac , Fortuna-Ofa Mbo Nchama,  qui est Equato-guinéen, fait du dilatoire depuis trois mois au sujet de l’audit et de la réforme de cette banque. Depuis qu’on lui demande de se rapprocher de la Beac pour cet audit, le président  traine les pieds.  Il a certes récemment contacté le gouverneur de la Beac, pour l’audit, mais c’est dans la salle des travaux que la Beac et la Cobac ont découvert qu’il a publié les Termes de référence (TDR) de l’audit en question dans les journaux, sans en informer la Beac. Or, avant leur publication, ces TDR doivent être examinés par la Beac. Plus grave encore, le  président de la Bdeac ne comprend pas pourquoi on insiste tant sur l’audit de cette banque. Car pour lui, il n’y a pas de problème. Or, nous savons tous qu’elle se porte très mal, d’où les prescriptions des chefs d’Etat pour son audit », confie une source.

Joseph Roland Djotié

Produits de consommation: Une rentrée commerciale contre les pénuries

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L’assurance a été donnée par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana lors de l’édition 2017 de la rentrée commerciale qui s’est achevée le 30 septembre dernier.

Les ménages camerounais e doivent craindre aucun risque de pénurie dans les marchés d’ici les fêtes de fin d’année. L’assurance est du ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana le réaffirmait lors de l’édition 2017 de la rentrée commerciale qui a eu lieu au « Boulevard du 20-Mai » à Yaoundé. Le Mincommerce cite en exemple le secteur des oléagineux, où rassure-t-on, les perspectives du marché ne souffrent d’aucune inquiétude. Lors du dernier Comité de régulation de cette filière, 5 000 tonnes d’huile de palme brute ont été réparties entre 13 entreprises membres de l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc), nous informe-t-on. En plus 10 500 tonnes d’huiles de palme brute sont arrivées le 26 septembre 2017. Cette matière première viendra s’ajouter à la production locale.

 Outre les huiles végétales et ses produits dérivés, les mêmes assurances sont données pour ce qui concerne l’approvisionnement du marché pour des produits comme le riz, les fournitures scolaires, etc. Mais Luc Magloire Mbarga Atangana a déploré le phénomène de contrefaçon dans le secteur des manuels scolaires et la complexité du marché sucrier. Reprécisant le contexte de la tenue de la rentrée commerciale, Jacquis Kemleu Tchabgou, le Secrétaire général de l’Asroc a indiqué que, « nous voulons que les consommateurs qui sont des parents d’élèves, sachent que le concept de rentrée commerciale est destiné à les accompagner en pleine rentrée scolaire, afin qu’ils puissent avoir les produits de première nécessité, procurer une bonne santé à leur progéniture. C’est un concept qui permet aux consommateurs de comprendre que le Cameroun a les capacités à transformer les produits locaux, ça permet de savoir que le savon, le riz, les cahiers sont disponibles en qualité, quantité et à bon prix ».

Le Mincommerce ajoute que, « ce concept fait partie des initiatives de son département ministériel pour animer l’espace commercial. C’est aussi d’accompagner les parents d’élèves lors des rentrées scolaires. Plus que par les années précédentes, la baisse du prix du cacao à l’international est là…ça permet d’obtenir des concessions sur les prix ». C’est donc une tradition qui a encore respectée avec la baisse des prix. Et, le Mincommerce propose que cette rentrée commerciale se prolonge jusqu’en décembre. C’est une opportunité d’expliquer l’apport des milieux d’affaires pour le développement des activités économiques.

CTM

Campagne 2016/2017: La Production Africaine De Cacao Toujours En Hausse

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C’est elle qui booste la production mondiale serait encore plus importante que le record prévu en juin, grâce à la Côte d’Ivoire et au Ghana.

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