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Théodore Nsangou : « EDC peut donc jouer un rôle important en conseillant l’Etat sur les bons projets »

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Le Directeur général d’Electricity developpent Corporation (EDC) s’est exprimé au sujet des nouvelles missions de l’entreprise qu’il dirige à la suite du décret présidentiel du 4 mai 2020.

Qu’est ce qui change avec la réorganisation de l’entreprise?
Le personnel a toujours besoin d’être motivé, d’avoir des perspectives et de savoir où est-ce qu’il va. Encore qu’il est extrêmement jeune, la moyenne d’âge est très faible. Le décret va les remotiver. La structure devient une très grande entreprise avec beaucoup de fonctions et de métiers nouveaux. Pour moi, la conséquence directe de ce décret c’est la réorganisation de l’EDC. Autre conséquence, la remobilisation du personnel qui aujourd’hui a des perspectives, des plans de carrière qui vont au-delà d’EDC.
Quels sont les avantages de ce nouveau décret ?
En réalité EDC faisait pratiquement tout ce qui est dans le décret. Cependant, ce n’était pas clarifié. Ce décret a l’avantage de clarifier le rôle d’EDC. En prenant en compte la régulation de la Sanaga à partir des barrages, EDC le faisait mais les rôles n’étaient pas clairs. En ce qui concerne Lom Pangar, ça fait 5 ans qu’il est en service. EDC vendait de l’eau à Eneo mais n’était pas rémunéré car Eneo disait attendre l’instrument juridique. Dès à présent, les droits d’eau ne seront plus assujettis à quoi que ce soit, le décret clarifie le côté juridique qui est maintenant l’instrument important pour faire vivre EDC. Concernant Memve’ele, EDC conseillait déjà l’Etat aujourd’hui il a le rôle d’exploitant du barrage.

Quelles sont les perspectives en matière d’offre électrique au Cameroun ?
La politique de l’offre est basée essentiellement sur la production hydroélectrique. Nous allons mentionner le barrage de Nachtigal, mais ça ne suffira pas, on ne sortira pas de la spirale de déficit même après Nachtigal. A ce niveau, nous pensons qu’il faut privilégier le partenariat public-privé parce que l’Etat seul ne peut plus assurer la construction des ouvrages hydroélectriques. Il faut maintenant changer de modèle d’investissement pour bénéficier au maximum des financements privés.
Nous avions d’ailleurs travaillé avec un projet dénommé les autoroutes de l’électricité qui pourrait se réveiller. Maintenant avec le rôle que l’Etat confie à EDC, il peut être également le catalyseur du développement de la production hydroélectrique en évitant le surendettement de l’Etat mais en attirant des investisseurs privés, qui pourraient profiter du fait que nous avons beaucoup de sites dans notre pays, sans que ça coûte cher à l’Etat. Je pense à Grand Eweng et autres où il y a pas mal d’investisseurs, mais il faut mettre de l’ordre dans ce genre d’investissement.
D’où le nouveau rôle d’appui conseil qu’arbore désormais EDC. Conseiller l’Etat, choisir de bons projets pour lui sans se faire embobiner dans des choses hasardeuses. Sans énergie il n y a pas de développement industriel. EDC peut donc jouer un rôle important en conseillant l’Etat sur les bons projets.
Quel est le rôle qu’EDC devra jouer dans le segment d’appui-conseil ?
Le décret de 2006 donnait déjà à EDC un rôle un peu de bras séculier de l’Etat. Mais ce n’était pas aussi précisé que dans le décret signé lundi. Ce qu’on peut imaginer c’est que dans l’esprit du président de la République, il y a beaucoup de sujets pour lesquels, de par son expertise et son expérience, EDC est régulièrement sollicité pour donner un avis. Par exemple sur la réhabilitation du barrage de Songloulou, le ministre de l’énergie nous demande notre avis sur un certain nombre de sujets. C’est valable pour tout sujet d’appui conseil et avec comme un bureau d’étude l’Etat ce qui permet d’éviter d’avoir toujours des consultants extérieurs qui ne maitrisent pas le secteur énergétique camerounais.
Au regard de nombreux transferts de ressources de l’Etat à EDC, peut-on le considérer comme un grossiste en matière d’électricité au Cameroun ?
On peut le dire. Par ce décret, l’Etat a clarifié le rôle d’EDC notamment en ce qui concerne la production, en particulier la production hydroélectrique. Dans ce décret on voit que l’Etat revient sur le problème thermique d’urgence qui était un investissement de l’état qui avait mis à la disposition de ENEO pour franc symbolique parce qu’il y avait une défaillance au niveau du système électrique. Par ce décret nous pensons que l’Etat nous confère un rôle pas seulement au niveau de la production hydroélectrique, mais aussi au niveau thermique.
EDC a-t-il les moyens de gérer tout ce patrimoine à lui transféré par l’Etat ?
C’est déjà le cas. Depuis la construction du barrage de Lom Pangar, c’est EDC qui procède à la gestion de l’eau. Notamment les barrages de Mbakaou, Bamendjin, Mabe. Lom Pangar étant géré ensemble, EDC requiert l’autorité pour gérer l’eau de manière optimale. Depuis 4 ans qu’on a mis en service ce barrage, il n’y a plus de problème d’eau dans le pays. Nous allons terminer cette année avec 2 milliards de stocks des hydro dans les barrages ce qui nous permet d’attaquer mieux l’année prochaine.
EDC a donc la maitrise de la gestion de l’eau en ce qui concerne les barrages. L’élément nouveau qui est conféré par le décret c’est Memve’ele. Ici on demande à EDC d’abord de terminer les travaux de Memve’ele et d’assurer l’exploitation de ce barrage, et de procéder à la vente de son énergie. C’est un élément nouveau extrêmement important par rapport aux missions d’EDC. Même l’usine de pied de Lom Pangar sera exploitée après sa construction par EDC de par ses missions qui sont prévues par le décret.
Comment va se dérouler la collaboration avec les autres acteurs du secteur ?
Le décret définit clairement les rôles, Il n y’a pas de conflit entre les acteurs…Cliquez sur le lien pour lire l’intégralité de cet entretienhttps://www.ekiosque.cm/journal-242632-Le-Quotidien-de-l’Economie-06-05-2020

Promotion : André Alexis Megudjou, nouveau directeur général de CCA-Bank

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Il a été nommé à l’issue du Conseil d’administration de la structure qui a eu lieu le 28 avril 2020.

Le CCA-Bank a un nouveau directeur général. André Alexis Megudjou puisqu’il s’agit de lui a été nommé par le Conseil d’administration de la Banque. Précédemment directeur général adjoint, il remplace à ce poste Charlotte Chekep Kouecheu « arrivée en fin de mandat ». Elle avait été nommée le 13 juin 2018 après le passage de CCA d’Etablissement de crédit à 15ième banque du pays. « Les diligences sont en cours pour l’obtention du nouvel agrément auprès de l’autorité monétaire nationale, conformément aux procédures réglementaires en la matière » souligne le président du Conseil d’administration de la banque.
Né le 7 mars 1974, André Alexis Megudjou connaît bien la maison CCA-Bank. Il a en effet en 21 ans (1999-2020) fait le tour de l’activité de microfinance au CCA. Comptable de novembre 1999 à juin 2000, il a par la suite occupé plusieurs autres postes notamment : contrôleur régional Centre, chef des opérations Akwa, inspecteur, chef d’agence gestionnaire, directeur régional du Centre, directeur régional du Littoral, directeur général adjoint, directeur général. A l’issue de la transformation de la microfinance en Banque en mai 2018, il avait été nommé au poste de directeur général adjoint de CCA-Bank. Il est l’un des acteurs ayant conduit le projet de transformation de CCA-Microfinance à CCA-Bank.
Parcours scolaire et académique
Titulaire d’un Master II, spécialité Banque et finance, précédé d’un BTS et d’une licence professionnelle en banque, André Alexis Megudjou est à la base comptable. Car titulaire d’un CAP aide comptable, d’un probatoire G2 et d’un BAC G2. De juillet à décembre 2019, il a suivi une formation certifiante à HEC Paris en leadership & entrepreneuriat. Aussi, il est l’auteur de l’ouvrage intitulé : « De l’exclusion à l’inclusion financière des populations précaires, Mariage difficile entre mission sociale et rentabilité des EMF.
Hervé Fopa Fogang

Opinion/Eric Eloundou Ngah : Quel rôle pour la Beac dans la perspective inévitable de crise économique et financière Post Covid-19

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La Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) est dans l’œil du cyclone de la dévaluation du Franc CFA depuis plusieurs années maintenant. Et pour cause, elle constitue l’un des piliers du dispositif de mise en œuvre des conventions de coopération qui lient 14 pays d’Afrique sub-saharienne, les Comores et la France, dans le cadre de la zone Franc.
En effet, la Convention régissant l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC) et les Statuts de la BEAC confèrent à l’Institut d’Emission commun les pouvoirs de formulation et de mise en œuvre de la politique monétaire dans le cadre général des dispositions de la Zone Franc.
Au terme du sommet extraordinaire de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), tenu le 22 novembre 2019, à Yaoundé, au Cameroun, les chefs d’Etat et de Gouvernement des pays membres, notamment le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad, ont réaffirmé, en rapport avec l’avenir du franc CFA, leur volonté de disposer d’une monnaie commune stable et forte. Concernant particulièrement la coopération monétaire avec la France, ils ont décidé d’engager une réflexion approfondie sur les conditions et le cadre d’une nouvelle coopération. A cet effet, ils ont chargé la Commission de la CEMAC et la BEAC de proposer, dans des délais raisonnables, un schéma approprié conduisant à l’évolution d’une monnaie.
La crise sanitaire provoquée par le coronavirus (COVID-19), apparu le 08 décembre 2019 en Chine, à Wuhan, et ses conséquences économiques et financières inévitables, viennent amplifier l’urgence de la mise en œuvre d’une politique monétaire flexible au sein de l’UMAC, visant notamment à assurer les meilleures conditions pour une contribution efficace à un développement des économies locales et des échanges commerciaux de la sous-région.
Dans un communiqué publié par le 29 Avril 2020, la BEAC informe l’opinion publique que le Conseil d’Administration de l’institution d’émission a souligné que les économies de la CEMAC seraient inéluctablement affectées par la pandémie du COVID-19. A cet égard, il a salué la pertinence des mesures prescrites par le Comité de Politique Monétaire de la BEAC afin d’atténuer les effets économiques et financiers de la crise, principalement sur la liquidité des banques. Ce qui n’occulte pas pour autant les craintes d’une dévaluation possible du FCFA.
En se référant à l’économie camerounaise, le présent article a pour objectif de rappeler le caractère exceptionnel que représente la fenêtre d’opportunité ouverte par la pandémie du COVID-19 pour faire évoluer le Franc CFA sans compromettre la qualité des relations entretenues avec les partenaires traditionnels que sont la France, l’Union Européenne, le FMI et la Banque Mondiale.
A cet effet, nous rappellerons brièvement dans une première partie, pour en relever les limites, les éléments institutionnels encadrant les mesures prises par les autorités monétaires pour faire face aux effets du Covid-19 ; avant de tenter, dans la seconde partie, une évaluation prospective de l’impact économique et financier de la crise sanitaire du COVID-19 sur l’économie camerounaise. Dans la troisième partie enfin, nous projetterons la piste de l’institution de la monnaie binaire comme mécanisme conduisant à l’évolution de la monnaie commune des Etats de l’UMAC.
I. Rappel des éléments institutionnels encadrant les mesures prises par les autorités monétaires pour faire face aux effets du Covid-19
La Zone franc regroupe 14 pays d’Afrique sub-saharienne, les Comores et la France. Bâtie sur les liens historiques étroits qui unissent la France aux pays africains, la Zone franc est issue de la volonté commune de ces pays de maintenir un cadre institutionnel qui a contribué à la stabilité du cadre macroéconomique.
En 1959, les pays d’Afrique de l’Ouest se sont associés au sein de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), créée en remplacement de l’institut d’émission de l’Afrique Occidentale Française et du Togo. La même année, les pays d’Afrique centrale ont créé la Banque Centrale des équatoriale et du Cameroun (BCEAEC), qui deviendra dix années plus tard la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC). La Banque Centrale des Comores a, quant à elle, succédé à l’Institut d’émission des Comores en 1981.
Les francs CFA et comorien ont été jusqu’au 1er janvier 1999 ancrés au franc français. Dès l’adoption de l’euro, la monnaie européenne a remplacé le franc comme ancre monétaire des francs CFA et comorien, sans que les mécanismes de coopération monétaire de la zone en soient affectés. La coopération monétaire entre la France et les pays africains de la Zone franc est régie par quatre principes fondamentaux :
1. Garantie de convertibilité illimitée apportée par le Trésor français ;
2. Fixité des parités ;
3. Libre transférabilité ;
4. Et centralisation des réserves de change.
En contrepartie de la garantie du Trésor français, les trois banques centrales sont tenues de déposer une partie (50%) de leurs réserves de change sur un compte dit « d’opérations », ouvert dans les livres du Trésor.
Le 31 décembre 1998, le Conseil de l’Union européenne a fixé le taux de conversion irrévocable entre l’euro et le franc français (1 euro = 6,55957 FF). Ce taux a déterminé automatiquement la valeur de l’euro en franc CFA et en franc comorien. Comme le franc CFA s’échangeait en franc français au taux de 100 FCFA pour un 1 FRF, la parité du franc CFA est désormais de 1 euro = 655,957 FCFA. La substitution de l’euro au franc français comme ancre monétaire du franc CFA et du franc comorien n’a donc donné lieu à aucune modification de la parité de ces monnaies.
La France et les autres pays signataires des accords de la Zone franc demeurent les seuls responsables de leur mise en œuvre. Ceci implique notamment que les modifications éventuelles de la parité entre l’euro et les francs CFA et comorien relèvent de la seule responsabilité des États membres de la Zone franc. Les autorités françaises devront toutefois informer le Comité Economique et Financier (CEF) de l’Union européenne préalablement à toute modification de parité et tenir la Commission, la Banque Centrale Européenne (BCE) et le CEF régulièrement informés de la mise en œuvre de ces accords.
Une décision du Conseil de l’Union européenne n’est nécessaire que dans deux cas seulement : soit lors d’un changement de la portée des accords (admission d’un nouvel État), soit en cas de modification de la nature même de l’accord (par exemple une remise en cause du principe de garantie par l’État français de la convertibilité à parité fixe des francs CFA et comorien). Toute autre modification demeure de la compétence exclusive des États membres de la Zone Franc.
Eu égard à ce qui précède, l’intelligence de la situation commande que les Etats membres de la Zone Franc, face à la crise économique et financière mondiale qui se dessine, envisagent des mesures qui n’engageraient pas tout de suite une modification de la nature de la convention qui les lie à la France, l’aboutissement d’une telle initiative ne pouvant être maîtrisé dans le temps.
C’est probablement la raison pour laquelle, les Autorités monétaires de la CEMAC se sont limitées jusqu’ici à des mesures d’ordre conjoncturel, plutôt que des mesures structurelles pouvant remettre en cause les accords avec la France. Qu’il s’agisse de la BEAC, la BDEAC la COBAC ou l’ensemble des institutions financières de la zone, les mesures prises n’apportent pas de véritables solutions structurelles permettant de faire face aux conséquences dévastatrices de la crise économique et financière que provoquera la pandémie COVID-19, dans la zone CEMAC et à travers le monde.
Ces mesures se cantonnent notamment à : (i) la mise à disposition des liquidités complémentaires aux institutions financières ; (ii) la mobilisation des institutions financières et des partenaires au développement en vue d’accroître les ressources budgétaires des Etats pour faire face aux trois chocs : sanitaire, économique et sécuritaire ; (iii) l’anticipation des risques inhérents à la crise économique et financière auxquels les entreprises seraient exposées ; (iv) le renforcement du dispositif de contrôle interne des institutions financières ; (v) la mobilisation des banques nationales en vue d’un plus large financement des entreprises, notamment des PME/PMI.

Cet état de fait tend à accorder du crédit à la tribune de Dominique Strauss-Kahn (DSK), ancien ministre français de l’Économie et des Finances, ancien directeur-général du FMI, publiée dans le blog du Club des juristes 10 Avril 2020. En traitant des limites de l’action monétaire, DSK commence par saluer la riposte occidentale à la crise qui a commencé à travers les banques centrales qui, selon lui, jouent leur rôle en inondant le marché de liquidités. Il souligne que contrairement à la crise de 2008, ces dernières se sont montrées particulièrement rapides et coordonnées, mais il estime que ceci n’atteindra que par ricochet les économies émergentes qui ne disposent pas d’une banque centrale susceptible de remplir ce rôle. En revanche, selon DSK, il est possible d’utiliser un mécanisme qui a déjà fait preuve de son efficacité dans la crise financière mondiale : les Droits de Tirage Spéciaux (DTS) du FMI.
Or, si les pays membres de la CEMAC s’engagent de nouveau dans le cycle infernal de l’endettement, ils perdront une fois de plus et durablement le contrôle de leur levier monétaire et par conséquent, leur capacité fondamentale à implémenter des politiques efficaces de transformation structurelle de leurs économies respectives, en s’inspirant de leur propre contexte socioéconomique, pour concevoir des politiques de développement viables et aptes à assurer l’amélioration des conditions de vie de leurs populations jeunes, dynamiques et fortement demandeuses de plus d’aisance matérielle.
Le Cameroun, en tant que locomotive économique de la zone CEMAC, porte une très grande responsabilité dans les décisions à prendre sur le plan monétaire. Les pressions sécuritaires internes et externes auxquelles le pays est confronté, amplifiées par une crise sociale rampante, lui imposent de relancer urgemment son économie, s’il tient à conserver son leadership sur les cinq autre pays, dont une part importante des flux commerciaux transite par le Cameroun.
Par Eric Eloundou Ngah, Directeur général du Cabinet Elesyst

Jean Claude Ebe Evina rejoint la Fondation Inter-Progress

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Ebe Evina

Jean Claude Ebe Evina a rejoint ce 1er mai 2020 la Fondation internationale Inter-Progress. Il va travailler sur les projets de la Branche Afrique de la Fondation : plan d’action d’urgence post-pandémie, le rapport de Fiac-PMEXCHANGE 2020, la tenue de Yaoundé en fête « YAFE » en décembre 2020, la 8ème édition de Promote en février 2021 avec le forum de Yaoundé sur l’industrialisation de l’Afrique, une clé de l’émergence du Continent, des animations innovantes pour un appui à des PME camerounaises par des mesures urgentes dans l’après pandémie avec un Focus sur le « Made in Cameroon » ,l’application de l’accord de coopération etc.
« La Fondation Inter-Progress remercie monsieur Ebe Evina, expert financier et en développement des affaires, enseignant associé des universités, d’accepter cette collaboration importante, qui contribue à intégrer davantage à l’Afrique le travail de la Fondation » souligne Pierre Zumbach, président de la Fondation internationale Inter-Progress.
Hervé Fopa Fogang

Cameroun /Covid-19 : Paul Biya fait un don en matériels d’une valeur de 2 milliards FCFA

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Après avoir mis sur pied un Fonds de solidarité nationale, Le président de la République Paul Biya a décidé le lundi 20 avril 2020 de faire un don en matériels d’une valeur de deux milliards FCFA aux communes d’arrondissements du Cameroun pour leur permettre de lutter contre la pandémie du covid-19.  En procédant par division, chaque Commune aura une somme de 5,5 millions de F CFA.

D’apres la note de ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji, ces dons seront répartis comme suit : 50 000 cartons de lessive, soit 4 millions de morceaux de savons. Un millions cinq cent mille masques de protections pour la population, 50 000 masques chirurgicaux pour le personnel hospitalier. Soixante-quinze mille seaux de ménages, quarante mille bidon lave-main d’une capacité de 30 litres chacun, des kits de tests de dépistage rapide et des appareils d’assistances respiratoires pour les hôpitaux.

Pierre Zumbach : « De nombreux outils ont été créés pour soutenir les PME, leur permettre de naître ou renaître »

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Le  Président de la Fondation Inter Progress parle des conséquences du Covid-19 dans le secteur de l’événementiel et aborde d’autres sujets liés à la relance de l’économie après la pandémie.

Le monde est pratiquement en berne depuis l’entrée en scène du covid-19. Au niveau de la Fondation Inter Progress dont vous êtes le président, comment appréhende-t-on la situation ?

Le monde est choqué par un évènement totalement inattendu, imprévisible dans son amplitude, passant en un éclair de l’épidémie à la pandémie qui s’invite dans toutes les parties du monde. Mais être choqué ne devrait pas signifier être en berne. Le choc vécu par tous les milieux est principalement d’avoir perdu tous repères de dates.

Quand les dates qui s’égrainent au fil des jours redeviendront des repères crédibles, on peut penser que l’intelligence humaine va, chez la majorité des humains, se précipiter pour chercher des pistes où l’action économique peut repartir avec des activités porteuses…Cliquez sur le lien pour lire l’intégralité de cet entretienhttps://www.ekiosque.cm/journal-236548-Le-Quotidien-de-l’Economie-20-04-2020

 

Lutte contre le Covid-19: Peter Henry Barlerin, Ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun parle de la contribution de son pays

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Peter Henry Barlerin,Ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun

Leadership américain dans la lutte mondiale pour vaincre Covid-19

L’histoire du leadership américain dans la bataille mondiale contre le Covid-19 remonte à des décennies, des mois et des jours. Chaque jour, une assistance technique et matérielle supplémentaire des Etats-Unis arrive dans les hôpitaux et les laboratoires du monde entier. Ces efforts s’appuient sur des décennies d’investissements américains dans la santé mondiale. Notre bilan en matière de partage de l’expertise scientifique américaine, de générosité financière et planification des ressources de santé publique est sans pareil dans l’histoire.

Les États-Unis aident pour des raisons à la fois altruistes et pragmatiques. Nous pensons que c’est ce qu’il faut faire. Nous sommes également conscients que les pandémies ne respectent pas les frontières. Si nous aidons les pays à améliorer leurs systèmes de santé, ils pourront mieux répondre à toute épidémie éventuelle, et pourront, par ricochet, sauver des vies aussi bien à l’étranger que chez nous, aux États-Unis.

C’est cette générosité et ce pragmatisme qui font que les États-Unis ont été l’un des premiers pays à venir en aide au peuple chinois lorsque l’épidémie de COVID-19  a commencé, en envoyant 18 tonnes de matériel médical. Depuis lors, le gouvernement des Etats-Unis a débloqué près de 500 millions de dollars pour l’assistance. Plus de 60 pays parmi les plus menacés du monde reçoivent cette aide américaine, y compris le Cameroun. Les fonds destinés au Cameroun contribuent à mieux contrôler les infections dans les principales formations sanitaires, à renforcer les laboratoires et la surveillance, à préparer les communautés, et à renforcer la communication au niveau local.

Notre aide ne se limite pas à l’argent et au matériel. Ce sont les médecins et les professionnels de santé publique formés, grâce à l’argent et aux institutions éducatives des Etats-Unis. Ce sont les experts que nous avons déployés dans le monde entier ou qui aident leurs homologues dans le monde par téléconférence. Notre ambassade au Cameroun comprend un grand bureau des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) qui travaille en étroite collaboration avec le ministère de la Santé publique pour aider le pays à répondre au COVID-19 et à prévenir la propagation de l’infection.

Au Cameroun, CDC, en collaboration avec l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), a investi plus de 45 millions de dollars (26,5 milliards de francs CFA) depuis 2014 pour renforcer les capacités du secteur de la santé en matière de prévention, de détection et de réponse aux épidémies de maladies infectieuses.  Les fonds américains ont permis de construire le Centre d’opérations d’urgence de santé publique du Cameroun qui coordonne la réponse au COVID-19. Les épidémiologistes de terrain qui suivent les contacts des patients du COVID-19 ont été formés par un programme financé par les États-Unis sur la surveillance et les enquêtes de cas.  L’assistance des États-Unis a aidé à accroître considérablement les capacités des laboratoires, permettant ainsi au Cameroun d’être l’un des premiers pays de la région d’Afrique centrale à pouvoir effectuer des tests de dépistage du COVID-19.

L’USAID et CDC continuent d’annoncer de nouveaux dons en argent et en matériel pour répondre aux besoins des laboratoires et des hôpitaux. CDC a fourni plus d’un million de dollars (590 millions de francs CFA) pour financer les efforts de réponse au COVID-19 et pour approvisionner en matériel au cours de ces dernières semaines, tandis que l’USAID a annoncé une aide de 1,4 million de dollars.

Notre pays reste le plus grand donateur dans les domaines de l’aide humanitaire et de la santé, que ce soit pour le développement et le renforcement des capacités à long terme avec les partenaires, ou pour des interventions d’urgence face aux crises récurrentes. Ces fonds ont permis de sauver des vies, de protéger les personnes les plus vulnérables aux maladies, de construire des infrastructures de santé et de contribuer à la stabilité des communautés et des nations.

Notre assistance soulage les populations dans les circonstances les plus difficiles. Par exemple, le gouvernement des Etats-Unis travaille avec des ONG pour approvisionner le peuple syrien en médicaments, en matériel médical et en nourriture, y compris dans les zones en conflit comme le Moyen-Orient, l’Asie,  et l’Afrique, notamment dans plusieurs régions du Cameroun affectées par la violence.

Les États-Unis sont le plus grand bailleur de fonds de l’Organisation mondiale de la santé depuis sa création en 1948. Nous avons donné plus de 400 millions de dollars à cette institution en 2019, soit près du double de la deuxième contribution. De nombreuses organisations internationales en première ligne dans la lutte contre le Covid-19 bénéficient également de l’élan de générosité exceptionnel des Etats-Unis. Il en va de même pour l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, que les États-Unis ont financée à hauteur de près de 1,7 milliard de dollars en 2019. C’est plus de quatre fois le montant de la deuxième contribution.

L’année dernière, le Programme alimentaire mondial a bénéficié d’une contribution américaine de 3,4 milliards de dollars, soit 42 % du budget total de cette institution et  près de quatre fois la quote-part du deuxième contributeur. Nous avons également donné plus de 700 millions de dollars au Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).

Lorsque ces organisations internationales fournissent de la nourriture, des médicaments et d’autres aides dans le monde entier, c’est aussi dans une large mesure grâce à la générosité du peuple américain en partenariat avec d’autres pays donateurs, et nous en sommes fiers.  En plus de l’aide à la sécurité sanitaire au Cameroun depuis 2014, les États-Unis sont le premier donateur en matière de santé au Cameroun, avec un investissement de 390 millions de dollars au cours des 20 dernières années pour aider le pays à lutter contre le VIH/sida, les menaces de maladies infectieuses d’origine animale et diverses maladies tropicales.  Les États-Unis ont investi plus de 960 millions de dollars au Cameroun au cours des 20 dernières années, dans tous les secteurs de développement.

Les Etats-Unis financent près de 40 % des programmes internationaux d’aide à la santé, à hauteur de 140 milliards de dollars investis sur les 20 dernières années, soit cinq fois plus que le deuxième bailleur de fonds. Depuis 2009, les contribuables américains ont généreusement financé plus de 100 milliards de dollars d’aide à la santé et près de 70 milliards de dollars d’aide humanitaire dans le monde.

Bien sûr, il n’y a pas que notre gouvernement qui aide le monde. Les entreprises, les ONG et les organisations confessionnelles des États-Unis ont donné au moins 1,5 milliard de dollars pour lutter contre la pandémie à l’étranger. Les entreprises américaines mettent au point des innovations technologiques destinées au développement de vaccins, de traitements, des systèmes de diagnostic et de ventilation. C’est l’exceptionnalisme américain dans sa plus belle expression.

Comme toujours, les États-Unis aident les autres lorsqu’ils en ont besoin. La pandémie de COVID-19 ne fait pas exception à cette règle. Nous continuerons d’aider les pays à mettre en place des systèmes de soins de santé résilients, permettant de prévenir, de détecter les épidémies de maladies infectieuses, et d’y répondre. De la même manière que les États-Unis œuvrent pour un monde plus sain, plus pacifique et plus prospère depuis des générations, de la même façon nous tiendront le leadership pour vaincre ensemble la pandémie, notre ennemi commun. Nous en ressortirons tous plus forts.

Par Peter H. Barlerin, Ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun

Initiative : 165 leaders mondiaux demandent au G20 d’approuver un financement d’urgence pour lutter contre le Coronavirus

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Un groupe international de 165 personnalités, dont 92 anciens Présidents et Premiers
ministres, ainsi que les leaders actuels des secteurs de l’économie et de la santé dans les
pays développés et en développement, se sont réunis pour demander au G20 d’approuver un financement d’urgence de 8 milliards de dollars pour prévenir une deuxième vague de Coronavirus. Cet appel émane du bureau de Gordon Brown, ancien premier ministre britannique. Parmi les signataires de la lettre adressée au G20 figurent entre autres :

  • Ban Ki-Moon, l’ancien secrétaire général de l’ONU
  • Trois anciens premiers ministres britanniques – Sir John Major, Tony Blair et Gordon lui-même – plus l’ancien archevêque de Canterbury Rowan Williams
  • Deux anciens commissaires de l’UE – Romano Prodi et José Manuel Barroso; et des figures clés de la crise financière à travers l’UE, dont José Luis Rodríguez Zapatero (Espagne), Mario Monti (Italie), Joschka Fischer (Allemagne), Carl Bildt (Suède), Pascal Lamy (France) et George Papandreou (Grèce). Aussi l’ancien président allemand Horst Kohler.
  • Deux anciens présidents d’Afrique du Sud (Thabo Mbeki et De Klerk) plus la veuve de Nelson Mandela, Graça Machel et de nombreux anciens présidents du Nigeria, du Ghana, etc.
  • Anciens présidents due l’Amérique du Sud, dont Felipe Calderon, Fernando Henrique Cardoso, Mauricio Macri, Julio Maria Sanguinetti et Juan Manuel Santos
  • Principaux anciens premiers ministres et présidents de l’ensemble du Commeanwealth, notamment Paul Martin (Canada), Kevin Rudd (Australie), Helen Clark, Sir Geoffrey Palmer et John Key (tous en Nouvelle-Zélande)
  • Chiffres économiques clés en Asie, notamment le professeur Justin Yifu Lin, Shang-Jin Wei et Min Zhu
  • Principaux dirigeants de la société civile, dont Malala Yousafzai (lauréate du prix Nobel de la paix 2014) et Mo Ibrahim
  • Et les premiers ministres actuels de l’Éthiopie, de la Sierra Leone et du Bangladesh

«  La crise économique ne sera pas résolue tant que la crise sanitaire ne sera pas surmontée: la crise sanitaire ne se terminera pas simplement par la maîtrise de la maladie dans un seul pays, mais par la mise en place d’une stratégie globale de lutte contre le COVID-19 dans tous les pays » indique la déclaration de ces leaders. En effet, l’appel porte sur la nécessité de parvenir à mobiliser les fonds dans les jours à venir à savoir :

  • 8 milliards de dollars pour accélérer les efforts mondiaux en matière de recherche de vaccins, de traitements et de remèdes ;
    • 35 milliards de dollars pour soutenir les systèmes de santé, allant des ventilateurs aux kits de test et aux équipements de protection pour les professionnels de la santé ;
    • Et 150 milliards de dollars pour les pays en développement afin de lutter contre la crise médicale et économique, d’empêcher une deuxième vague de la maladie de réapparaître dans les pays qui émergent de la première vague.

Cela implique la suppression des intérêts sur les dettes des nations les plus pauvres, dont 44 milliards de dollars dû cette année par l’Afrique. Il est également proposé que le FMI émette des ressources supplémentaires de 500 à 600 milliards de dollars sous forme de droits de tirage spéciaux ». La lettre appelle également à la coordination des stimuli fiscaux pour éviter qu’une récession ne se transforme en dépression.

Les 165 leaders déclarent : « Tous les systèmes de santé, même les plus sophistiqués et les mieux financés, croulent sous les pressions du virus. Pourtant, si nous ne faisons rien alors que la maladie se propage dans les villes pauvres d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, qui disposent de peu d’équipements de dépistage, de ventilateurs et de matériel médical, et où il est difficile d’atteindre une certaine distance sociale et même de se laver les mains, la crise Covid-19 persistera et réapparaîtra pour frapper le reste du monde avec de nouvelles vagues qui prolongeront la crise ».

Hervé Fopa Fogang

Cameroun-Opinion/ Téguia Bogni, chercheur au Minresi fait des propositions pour lutter contre le Covid-2019

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Le COVID-19 est parmi nous, entre nous et surtout contre nous. Il faut prendre la mesure de la situation. Dans cette perspective, je viens, par le présent article, faire deux propositions qui, à mon humble avis, pourraient aider à réduire de façon significative la propagation ultrarapide du COVID-19 au Cameroun. Il apparaît d’ores et déjà qu’une synergie pluridisciplinaire et transdisciplinaire est l’une des meilleures approches. Ma proposition s’articule autour de deux points.

  1. La communication en temps de crise

Nous devrions tous l’avoir remarqué, les réseaux sociaux sont le terreau des fake news. De sorte que la psychose due au COVID-19 que nous vivons, en ce moment, est la résultante, entre autres, de la diffusion incontrôlée, et d’ailleurs incontrôlable, des informations relatives à cette pandémie, dont la véracité est souvent sujette à caution. Malgré les tweets d’information et de sensibilisation du ministre de la Santé publique, la désinformation, mais surtout l’absence de la bonne information ou, pour être plus exact dans le deuxième cas, le recoupement de la bonne information est, pour le moins que l’on puisse dire, problématique. Comment y remédier ? Par la création de plateformes numériques où convergeraient des informations officielles, donc crédibles. Ce sont là les modes de communications les plus vitaux.

Il est évident que les informations sur le COVID-19, qu’elles soient vraies ou pas, ont un impact considérable sur le moral des populations. Et lorsque le moral est atteint, le physique l’est également. C’est la coronaphobie.

Il nous faudrait une communication à la hauteur de la pandémie actuelle : une communication en temps réel, une communication plurilingue et holistique, c’est-à-dire qu’elle devra prendre en compte toutes les préoccupations dès lors qu’elles se rapportent, de près ou de loin, au COVID-19.

Les Ministères de la Communication, des Postes et Télécommunications, et de la Recherche Scientifique et de l’Innovation à travers le CNE (Centre National d’Éducation), assistés par l’ANTIC (Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication) devraient créer le site www.covid19.gov.cm et des pages officielles du même nom de domaine sur Dikalo, Twitter, Facebook, Instagram et YouTube. Deux suggestions méritent d’être apportées sur la création du site www.covid19.gov.cm.

 Le site à créer, de préférence sur WordPress, pour des questions de temps, doit absolument être certifié (SSL) pour sécuriser les données des comptes d’utilisateurs, d’une part et, d’autre part, responsible, c’est-à-dire web réactif, pour être accessible sur des écrans de tailles très différentes. De plus, ledit site doit avoir une bande passante élevée pour une vitesse et une connectivité meilleures lorsque, par exemple, des dizaines de milliers de personnes viendraient à s’y connecter en même temps dans le but de s’informer.

Après la création des pages officielles, il faut absolument que les ministères sus-évoqués fassent des demandes officielles aux directions des réseaux sociaux susmentionnées pour la certification express desdites pages. La coche bleue de la certification est un gage d’assurance qui a plus que jamais sa place, si l’on veut mener à bien la communication rentable.

Le site www.covid19.gov.cm devra être en anglais et en français. De même, toutes les informations qui seront publiées sur les réseaux sociaux doivent être bilingues, d’une part. D’autre part, il faudrait envisager la création de contenus dans les langues nationales, pour des raisons de justices cognitives. À l’attention des populations des zones rurales ou reculées, parce qu’elles s’expriment davantage dans leurs langues maternelles (arabe chao, toupouri, foulfouldé, haoussa, mboum, dii, gbaya, éwondo, éton, bassaa, douala, bakweri, akoose, pidgin-english, kom, lamnso’, ghomala’, shupamen, etc.), il faudrait privilégier des contenus audiovisuels dont les relais de diffusion harmonisée pourront se faire par les radios régionales et commerciales de la CRTV, les radios privées, les radios communautaires et les radios confessionnelles. Il conviendrait d’inviter, pour la circonstance, les médias audiovisuels à créer des émissions de sensibilisation.

Relativement à la création des contenus en langues nationales, il faudrait solliciter le soutien des chercheurs du Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation à travers le CNE (Centre National d’Éducation), des chercheurs du Ladyrus (Langues, Dynamiques & Usages) de l’Université de Ngaoundéré, d’enseignants des LCC (Langues et Cultures Camerounaises) et, enfin, des membres des comités de langues camerounaises à identifier par le biais de l’ANACLAC (Association Nationales des Comités de Langues Camerounaises) et de la SIL Cameroun (Société Internationale de Linguistique).

Les informations d’autorité, une fois mises en ligne sur le site et les pages officielles, leurs diffusions, pour qu’elles soient efficientes, doivent être relayées pour toucher le maximum de personnes. Pour ce faire, il faudrait mettre à contribution les personnes qui ont une certaine influence sur Facebook au regard, entre autres, des personnes qui les suivent et réagissent à leurs différents posts (Guindo Souleymane, Youthside Kls, Kyng Lloyd, Ansa Kitu, Abbas David, Maïmounatou Bourzaka, Martin Camus Mimb,Taphis Official, etc.), les pages officielles à forte audience (Médiatude, BisMtr, 237 Showbiz, Samgwa News, ChosenNews, KESAmag, Beta Tinz, etc.), mais également les stars de l’audiovisuel comme (Blanche Bana, Ulrich Takam, Tenor, Magasco, Kameni, Lady Ponce, Oboy Da Comic, Syndy Emade, Salatiel, Daphné, Martin Poulibé, etc.) qui sont suivies par plusieurs dizaines de milliers de fans. Ces derniers, en raison de leur qualité relais des informations « accréditée », devront inviter les réseauteurs à s’y abonner pour être au courant des informations qui se rapportent, de près ou de loin, au COVID-19.

Dans l’optique de sensibiliser le plus grand nombre de Camerounais, les opérateurs de téléphonie mobile devront envoyer un SMS avec les liens web et réseau social www.covid19.gov.cm à tous leurs abonnés pour les informer de l’existence du site, et leur donner accès gratuitement aux informations capitales qui s’y trouveront. Et, pourquoi ne pas, relayer certaines informations capitales sur la pandémie, les recommandations gouvernementales, entre autres. Il y a plus d’utilisateurs de téléphone mobile que d’utilisateurs d’internet.

Pour la frange importante de la population qui ne possède pas de Smartphone ou qui en possède, mais qui, pour diverses raisons, ne peut se connecter à Internet, il serait judicieux de prévoir une alternative pour les renseigner et les sensibiliser contre le COVID-19.

Le Ministère des Postes et Télécommunications et l’ART (Agence de Régulation des Télécommunications) devraient suggérer aux opérateurs de téléphonie mobile (Camtel, Nexttel, MTN et Orange) la création d’un code USSD unique (par exemple #19# chez Orange, *19# chez MTN ? *19# chez Nexttel et *19*1# chez Camtel) pour donner des informations importantes sur le COVID-19. Le contenu, rédigé et régulièrement actualisé par le Ministère de la Santé et le Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation en anglais et en français, serait structuré de la façon suivante :

  1. Contacts importants du COVID-19(recenser tous les numéros courts ou longs de renseignement liés à la pandémie, et pourquoi pas d’autres numéros importants, par exemple le numéro court pour dénoncer l’augmentation injustifiée des prix des denrées alimentaires ; mais également les courriels et les sites web importants). Parler de courriels suppose en clair qu’il faille créer des comptes d’utilisateurs pour la transmission des données.
  2. Symptômes du COVID-19(présenter les symptômes et les conduites à tenir en cas de suspicion de contagion).
  3. Mesures préventives contre le COVID-19(proposer les méthodes sanitaires et responsables pour éviter toute contagion).
  4. Pharmacies de garde(indiquer les pharmacies de garde, avec les périodes et villes exactes, pour éviter les déplacements inutiles des populations pour l’achat des médicaments ; ici, il faudrait prévoir une requête de localisation pour un résultat efficient ; une géolocalisation de la borne de relais est par ailleurs envisageable).
  5. Directives du confinement (renseigner sur les populations sur les mesures gouvernementales se rapportant au confinement).
  6. Lien d’accès gratuit au site www.covid19.gov.cm (mettre ce lien pour qu’il donne l’accès gratuit uniquement audit site, mais également à une seule page officielle sur le réseau social de son choix, de préférence Dikalo, Twitter et Facebook).

Au vu de ce qui précède, le télétravail, sur Dikalo par exemple, est la méthode travail la plus indiquée pour réduire au maximum les contacts physiques entre toutes les personnes impliquées dans ce projet. Dès lors, la création des équipes de travail par thématique s’impose. Ces groupes seraient alors composés de journalistes, de designers graphiques, de traducteurs professionnels, de statisticiens, d’informaticiens, de médecins et de chercheurs du Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation à travers le CNE (Centre National d’Éducation) et l’IMPM (Institut de Recherches Médicales et d’Études des Plantes Médicinales). Étant donné qu’on est sur le volet communication, il faudrait prévoir, en ces temps de crise, une équipe de fact checking pour identifier les fake news, les traiter dans le but de restituer la vérité. Car la désinformation est un sujet à prendre au sérieux.

  1. L’aménagement des lazarets

Ce n’est pas parce que le COVID-19 est arrivé que les autres pathologies vont disparaître. Ces dernières vont au contraire prendre de l’ampleur. Dans le cas où un confinement total venait à être confirmé, les consultations médicales devront néanmoins continuer à se faire : en présentiel lorsque les pathologies sont avérées grave et à distance dans les autres cas. Pour y parvenir, il faudrait d’ores et déjà mettre sur pied des protocoles pour organiser les nouvelles directives à venir, qui doivent toujours être en conformité avec les déontologies de la médecine. Au corps médical et aux chercheurs de l’IMPM (Institut de Recherches Médicales et d’Études des Plantes Médicinales), il revient de rédiger le manuel qui fournira les recommandations à suivre

Dans le même ordre d’idées, la distribution des points de vente de médicament doit être réadaptée pour cette période de crise afin de satisfaire la demande. Ainsi, les points d’accès aux médicaments, notamment pour les patients souffrant de pathologies chroniques ou rares, doivent être cartographiés avant d’être mis à la disposition des populations au moyen des technologies comme le téléphone, la télévision et la radio, suivant les lois de la proximité. Pour cartographier ces lieux, il faudrait faire appel au Ministère de la Recherche Scientifique à travers à l’INC (Institut National de Cartographie), aux collectivités territoriales décentralisées, qui ont une assez bonne connaissance de l’adressage et des données toponymiques qui se rapportent aux villes. Le suivi géolocalisé des zones de confinement et des zones infectées, pour aseptisation. La géolocalisation peut également servir à « tracer » les patients coronégatifs après traitement, pour mieux les suivre, et identifier, le cas échéant, des zones de résurgence pour des interventions appropriées.

Les coropositifs allant de façon toujours grandissante, il est fort probable que les hôpitaux soient débordés dans quelques semaines, si tel n’est pas encore le cas. En anticipation à ce scénario très probable, il faudrait prévoir des lazarets pour mettre en quarantaine deux catégories de personnes. D’une part, les personnes exposées chez qui pèse donc une suspicion de contagion et, d’autre part, les personnes infectées et confirmées comme telles après dépistage.

Les stades, les salles de spectacles et les Camps SIC (non encore habités) doivent être aménagés et équipés pour accueillir, le moment venu, les patients. Pour leur édification, on pourrait fait appel aux forces de l’ordre, à l’expertise du Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation à travers la MIPROMALO (Mission de Promotion des Matériaux Locaux) et d’EasyGroup, qui a une expérience avérée dans l’installation des chapiteaux, ainsi que l’organisation des événements. Équiper ces lazarets de matériels sanitaires et de meubles hospitaliers, installer et adapter les points d’adduction d’eau pour des règles hygiéniques strictes et, enfin, prévoir des groupes électrogènes de grande puissance, y compris ses sources de fonctionnement, pour faire face à d’éventuelles coupures d’énergie. Les lieux choisis doivent bien évidemment être protégés par les forces de l’ordre pour s’assurer que les mesures de confinement sont bel et bien respectées.

Tout étant une question de temps, les actions à mener doivent se faire dans de brefs délais. Les mesures de protection individuelles et collectives, notamment pour le corps médical, sont très capitales pour s’assurer d’une riposte forte et discontinue. Les produits pour désinfecter le matériel médical ne doivent pas manquer. Toute pénurie pourrait avoir un impact sur la qualité du rendement. Dans ce sens, le LANACOME (Laboratoire National de Contrôle de Qualité des Médicaments et d’Expertise) et le Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation à travers l’IMPM (Institut de Recherches Médicales et d’Études des Plantes Médicinales) devraient superviser la fabrication de gants, de masques, de blouses, de gels hydroalcooliques et de savons liquides. De même, on pourrait se procurer des EPI (équipement de protection individuelle), à savoir : gants, masques, lunettes en plexiglas, bottes, etc. La question de l’éthanol étant un produit indispensable, parmi tant d’autres, ne devrait pas être en rupture de stock. Les sociétés sucrières au rang desquelles la SOSUCAM (Société Sucrière du Cameroun) serait-elle à solliciter pour la production de ce liquide multifonctionnel ?

Deux autres mesures hygiéniques sont à considérer. Il s’agit, d’une part, de la gestion des déchets médicaux. Celles-ci doivent être gérées par une équipe experte d’HYSACAM (Hygiène et salubrité du Cameroun) pour éviter toute contamination possible selon le protocole à définir. D’autre part, il faut prévoir une blanchisserie pour s’occuper de la propreté du linge du corps médical et des patients pour des rechanges. De même, le nombre d’agents mortuaires doit être revu à hausse pour que ceux-ci s’occupent systématiquement de tous les corps de patients coropositifs décédés.

La nutrition du personnel soignant et des patients est à voir de près. En effet, sous l’effet de la pression du travail, il serait nécessaire de mettre à leurs dispositions des plats cuisinés empaquetés, de même que de l’eau potable en permanence. Les rations alimentaires et hydriques à mettre à leur disposition doivent être apprêtées par des restaurateurs comme O’Haïra Walet Foods (start-up proposant des mets locaux de bonne qualité) sous la supervision du Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation à travers l’IRAD (Institut de Recherche Agricole pour le Développement) qui s’assurerait d’abord de la qualité des matières premières lors de leur apprivoisement et ensuite de la qualité des plats proposés. Entrent alors en jeu les nutritionnistes qui auront la charge de veiller à la confection des repas équilibrés. Enfin, il faut encourager et inviter les populations au volontariat et à la solidarité. Il est possible en effet que des personnes désirent offrir leurs services. De ce fait, toute solidarité serait la bienvenue.

Par TÉGUIA BOGNI, Chargé de recherche au Centre National d’Éducation, ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation.

 

 

Opinion : COVID-19 : Une opportunité de se réinventer pour l’Afrique ?

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Opinion : COVID-19 : Une opportunité de se réinventer pour l’Afrique ?

Par Théo Bumtjé

Le 17 mars dernier, la secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations-unies pour l’Afrique, Vera Songwe, intervenant dans les colonnes d’un média français alertait à juste titre sur les risques et les conséquences de la pandémie sur le continent. En pointant la forte dépendance des économies africaines vis-à-vis de leurs partenaires chinois et européens notamment, elle montrait combien les pays africains étaient fragiles et subiraient l’onde de choc d’une crise sanitaire, économique et financière mondiale.

Pourtant, au-delà de ce constat, n’est-il pas justement le lieu de s’interroger sur l’opportunité historique qui s’offre à l’Afrique. Pour les dirigeants africains, quelques constats et interrogations devraient rapidement interpeller. Le premier nous fait comprendre que la crise actuelle montre les limites du commerce international tel que pratiqué jusqu’à présent, tout en nous interpellant sur les avantages comparatifs réels des gains à l’échange sous-jacents. En effet, basé sur les chaines de valeurs et de productions mondialisées, le monde s’est grippé une fois que les usines chinoises se sont mises à tousser, provoquant une crise de l’offre en biens manufacturiers.

Le second constat est l’essoufflement d’un modèle financier actuel qui peine à redynamiser les économies occidentales. Ainsi, malgré des recapitalisations et des aides financières à plusieurs milliards d’euros et dollars aux économies et entreprises, les places boursières peinent à se relancer. Les actions matérielles et immatérielles des économies de services étant fortement dépendantes d’un facteur de production capital:

l’humain, ce dernier ne peut se remettre au travail tant que le Covid-19 sévira. Or, la crise sanitaire empêchant toute activité du secteur tertiaire, ou du moins une bonne partie, on peut se poser une question qui a toujours passionné les économistes, celle de l’origine même de la richesse.

De l’avenir de l’Euro pour le FCFA…

Constatations faites, la question du futur de l’Euro et incidemment du FCFA peut se poser, ceci au moment où : d’une part, la ‘‘mise en confinement’’ des règles de disciplines budgétaires des pays de l’Union Européenne et du pacte de stabilité et de croissance vont ouvrir le chemin à un surendettement des pays et potentiellement à une crise des dettes de souveraineté. D’autre part, la contraction des économies basées principalement sur les services depuis la mise en vigueur des mesures de confinement impactent sur les indices boursiers.

Si on se doute qu’il n’y aura pas un alignement des mesures en zone Euro au profit de la Zone CFA, ne serait-il pas intéressant de savoir quelle est la position des banques centrales africaines et quelles dispositions sont prises au-delà même de la question de l’avenir des deux monnaies, pour soutenir les efforts des pays africains dans la lutte contre la pandémie ?

La question des surplus de production des matières premières?

Il convient de s’intéresser à l’état du marché au moment où survient cette triple crise sanitaire, financière et économique. En effet, malgré l’arrêt des usines chinoises, l’offre africaine en matières premières (sol et sous-sol) était toujours présente certains secteurs tels que les hydrocarbures enregistrant même des « surstocks ». Que faire de ces surplus de production ? Vendre à perte ou faire des réserves comme la fourmi avant l’hiver ?

Autre fait, et non pas des plus anodins, le paiement astucieux par le Tchad d’une partie de sa dette à l’Angola par des têtes de bœuf prouve que des solutions alternatives répondant aux spécificités environnementales et culturelles sont possibles. Preuve que les Etats dans une dynamique d’unions d’économies proches géographiquement et sur un modèle d’équation de gravité, peuvent d’une part générer en ayant des échanges croisés denses, des avantages comparatifs et des gains à l’échange et développer d’autre part, de nouveaux types de solidarités et de partenariats, soutenables, adaptées et valorisables.

Au final, alors même que la crise n’a pas encore comme d’aucuns le prophétisent exterminer les populations africaines et leurs économies, n’est-il pas l’heure pour les gouvernants de poser résolument les jalons d’une réflexion prospective sur les besoins réels des populations pendant et après le passage du COVID-19 en y incluant des pistes de solutions via l’intégration communautaire à l’échelle sous-régionale suivant la nature de besoins identifiés.

 Par Théo Bumtjé

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