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Daniel Aurélien Onana Ndjodo, Directeur communication adjoint du groupe SABC n’est plus

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Le Groupe SABC est en deuil. Daniel Aurélien Onana Ndjodo est décédé ce 10 juillet 2020. « Aurélien a succombé d’un arrêt cardiaque alors qu’il se remettait courageusement de sa maladie. En hommage à notre Lion, une minute de silence sera organisée ce jour à 12 h au siège du groupe SABC » souligne un communiqué de l’entreprise.

 

Banque mondiale : Ousmane Diagana nommé Vice-Président en charge de l’Afrique Centrale et de l’Ouest

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Originaire de la Mauritanie, sa nomination a été  effective depuis 1er juillet 2020. Ousmane Diagana qui prend mercredi le 9 juillet 2020 ses fonctions de vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et centrale.  Le portefeuille régional de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne sera désormais réparti dans deux vice-présidences, qui seront chargées respectivement de l’Afrique de l’Ouest et Centrale et de l’Afrique de l’Est et australe. 

 À ce poste, il va diriger les relations de la Banque mondiale avec 22 pays et superviser un portefeuille de projets, d’assistance technique et de ressources financières d’une valeur de plus de 38 milliards de dollars.

Stephen Blewett, nouveau Directeur général de MTN Cameroon

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« Je suis très content d’annoncer que bientôt je vais rejoindre MTN Cameroun comme DG » a écrit ce 2 juillet 2020 Stephen Blewett sur son compte twitter. Il prendra fonction le 1er Août 2020.

Il va remplacer à ce poste Hendrik Kasteel. De nationalité sud-africaine, Stephen Blewett était directeur général de MTN Benin depuis  août 2015. Fort d’une expérience de plus de 20 ans dans le management des hommes et dans les nouvelles technologies, « l’homme a su hisser le réseau de téléphonie mobile MTN Bénin, au rang de la plus grande entreprise du Bénin, connectant ainsi les Béninois entre eux et le Bénin au monde ».

Hervé Fopa Fogang

Yambaye Ngueto Tiraina devient directeur du Fonds africain de garantie et de coopération économique

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Le Conseil des gouverneurs du Fonds africain de garantie et de coopération économique  (FAGACE) a tenu sa 3ème session extraordinaire le vendredi 26 juin 2020 par visioconférence.

C’est au cours de cette rencontre que Conseil a décidé de nommé le tchadien Yambaye Ngueto Tiraina  comme directeur. Économiste de formation, Yambaye Ngueto Tiraina est un ancien membre du Gouvernement tchadien. Il a occupé plusieurs postes de responsabilité. En tant que ministre de l’Économie et de la Planification du développement, il a été un acteur de l’élaboration du Programme national de développement (PND) 2017-2021.

 

Le Camerounais Alain Nkontchou, nouveau PCA du groupe Ecobank

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Le groupe bancaire l’a annoncé à l’issue de la 32e Assemblée générale d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI), sa maison-mère, tenue le 30 juin 2020 à Lagos. Il succède ainsi  au Nigérian Emmanuel Ikazoboh, qui avait été élu à cette fonction en juillet 2014. C’est donc le retour d’un Camerounais comme PCA de cette institution financière présent dans 33 pays du continent, après André Siaka. Alain Nkontchou occupait le poste de directeur exécutif d’ETI.

COVID-19 et TIC : LE NUMERIQUE, ACCÉLÉRATEUR DE LA SOCIETE DIGITALE

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Par Professeur Justine DIFFO TCHUNKAM

Maitre de Conférences des Universités,  Chercheur/Observatoire Africain de la Pratique des Affaires

« Il est indispensable que nous fassions davantage pour intégrer le numérique dans le fonctionnement de nos services publics et de notre économie. La société digitale qui s’annonce n’attendra pas les retardataires » 

Extrait de l’adresse du Président Paul BIYA à la Nation, 31 décembre 2018

« Derrière chaque crise se cachent de nombreuses opportunités », nous enseigne un proverbe chinois chargé de sens. En effet, l’une des crises les plus violentes que traverse la planète toute entière depuis l’hiver 2019est bien celle à laquelle font face les nations du monde entier avec, hélas, plus d’infortune que de vertus jusqu’à présent. Bien que le taux de létalité soit relativement bas comparé aux statistiques relevées dans certains pays, le Cameroun vient malheureusement de franchir la barre de 10 000 personnes testées positifs, alors même que les épidémiologies annoncent le pic de la pandémie dans les prochains jours. Les économistes quant à eux annoncent la récession économique la plus violente du siècle avec un impact redoutable sur les économies en développement. Alors que la Covid-19 se révèle comme étant la catastrophe sanitaire la plus redoutable de ce dernier millénaire par son ampleur et sa gravité[1], il apparaitrait de prime abord incohérent d’évoquer, voire d’envisager ou même d’identifier quelque vertu que ce soit à son actif. Pourtant, tels l’endroit et le revers d’une même médaille, chaque épreuve, aussi dure soit-elle, renferme en soi les germes d’une opportunité déguisée qu’il convient de repérer afin d’en exploiter les atouts dans leur plein potentiel.

Dans cette veine, force est de reconnaitre qu’une riposte technologique robuste visant à démocratiser les outils numériques modernes, a offert aux acteurs sociaux et aux professionnels les moyens de rester connectés et productifs pendant le confinement. Rien de bien surprenant lorsqu’on se souvient que le secteur des TIC a démontré sa résistance face à la crise plusieurs fois au cours des années. Pendant la récession économique de 2008-2009, qui a causé une diminution des investissements et du nombre de consommateurs, le secteur s’est porté mieux qu’après la crise de 2001-2002. À l’époque déjà, on s’attendait à ce qu’il joue un rôle instrumental dans la transformation positive de l’économie mondiale de l’après-crise. Aujourd’hui plus qu’hier, l’on pourrait encore se demander en quoi la connexion en ligne peut aider les entreprises après la pandémie !

La dynamique observée avec le recours systématique aux outils technologiques permet cependant d’affirmer que la transformation la plus radicale que connaitront les nations depuis la révolution industrielle est bien cette révolution numérique dont la principale vertu est l’essor inéluctable de l’économie numérique (I). Cette mutation irréversible de l’écosystème numérique développé pendant le confinement s’analyse comme un levier important de soutien à la croissance économique (II) dans un contexte global  où, face à l’adversité, les résistances intérieures à l’usage des TIC ont été littéralement apprivoisées.

  1. Une transformation radicale des habitudes en faveur de la gouvernance numérique

«L’avenir est numérique», sont des mots que l’on entend depuis une décennie et dont la vision institutionnelle impulsée par le Président de la République en 2018 appelle encore des efforts d’ancrage et d’appropriation sociale. Cette vision de développement soutenue par l’économie numérique s’impose comme une réalité incontournable, en partie grâce à la pandémie à la Covid 19.Autrement dit, ceux qui n’ont pas la possibilité de migrer au numérique ne survivront probablement pas après la fin de la crise.

 

En effet, dès la découverte des premiers cas d’infections à la Covid-19 sur le territoire camerounais le 17 mars 2020, le Chef de l’Etat a instruit au Gouvernement que soit mis en place un dispositif de réponse capable de garantir une riposte prompte et efficace[2] pour réduire les effets néfastes de cette pandémie[3]. Aussi, la mesure n° 11 du plan de riposte à la Covid-19 a-t-elle fait une place de choix au déploiement des outils et ressources numériques comme une alternative efficiente de régulation de la vie humaine en temps de crise, parfois au prix de quelques inconforts jadis inacceptables. Aucun secteur d’activités n’a échappé à cet ajustement des  routines institutionnelles, administratives, professionnelles et sociales. Au contraire, la systématisation de l’usage des TIC dans l’activité gouvernementale, a accéléré l’effectivité du « e.management » de l’action publique,  imprimant ainsi sans doute un tournant irréversible vers la réalité de la société digitale. La crise à la Covid-19 est ainsi apparue comme une « opportunité déguisée »qui a permis de développer de nouvelles habitudes pour exister.  L’on peut tout à fait penser, et à juste titre, que telle la révolution industrielle, le numérique est aujourd’hui responsable de la transformation radicale que connaissent les modes de production, d’échanges et de consommation[4]. Le vocable numérique est de plus en plus présent dans notre vocabulaire.

Il est même « est en train de devenir un mot passe-partout qui sert à définir un ensemble de pratiques  qui caractérisent notre quotidien »[5] ; mieux encore,  il est devenu un environnement dans lequel nous sommes plongés, qui détermine et façonne notre monde. Il constitue dorénavant une « véritable culture avec ses enjeux sociaux, politiques et éthiques fondamentaux »[6]. Inévitablement, le numérique représente aujourd’hui un véritable marché en pleine expansion et dont il faut saisir toutes les opportunités qu’il offre pour améliorer les indicateurs de croissance de l’économie camerounaise. Tenez ! Avec le confinement institué par plusieurs pays à travers le monde, la Covid 19 a eu un impact significatif positif sur les communications électroniques. Le software avec l’application Zoom, est devenu le support indispensable à la continuité du service public dans tous les secteurs : les réunions institutionnelles se tiennent par visioconférence ; le télétravail est devenu la règle et contribue à briser les murs invisibles du management vertical développé dans certaines structures au détriment de la convivialité sociale qui devrait innerver le relationnel professionnel pour une meilleure productivité ; les cours aussi bien dans l’éducation de base que dans l’enseignement supérieur sont dispensés en ligne, certaines consultations médicales se font par visioconférence ; la dématérialisation des procédures dans tous les secteurs de la vie économique s’est vue renforcée ; les consommateurs des services des télécommunications passent leur temps sur Internet ; etc.

La gouvernance numérique s’est imposée de façon radicale dans le quotidien des camerounais. Tout compte fait, sur le plan humain, les murs des résistances intérieures se sont naturellement estompées face aux nécessités du service public dont la continuité s’imposait dans l’intérêt général d’une part, mais aussi dans le but de limiter les répercussions économiques du confinement et la récession économique.

 

Afin de soutenir l’utilisation massive des services de communications électroniques dans le respect des exigences de qualité de service, la réaction des opérateurs du secteur des TIC s’est montrée rassurante du point de vue du développement. Ces derniers ont pris des mesures d’ordre commercial (gratuité des frais de transferts d’argent effectués de compte à compte via les services financiers mobiles ; gratuité des frais de paiement de factures d’eau via le service Money ; accès gratuit aux contenus éducatifs tels que des livres, épreuves d’examens et corrigés de cours en ligne pour les élèves et étudiants via la plateforme des jeunes pulse.orange.cm au #119# ; baisse des prix sur les modem(clés internet 3G et 4G, etc.) ; baisse sur les prix des forfaits internet résidentiels ; offres promotionnelles) et des mesures d’ordre technique (  disponibilité des services de télécommunications/TIC ; amélioration de la qualité d’expériences ; amélioration de la qualité de service ; amélioration de la couverture).

 

Pour une meilleure appréciation de l’utilisation massive des services data, le graphique suivant[7] nous présentent une illustration par le trafic data des consommations de données chezles opérateurs concessionnaires (CAMTEL, MTN Cameroon, ORANGE Cameroun, et VIETTEL Cameroun).

Graphique : Total trafic data  des opérateurs concessionnaires (MTN Cameroon +VIETTELCameroun +ORANGE Cameroun +CAMTEL)

  Janv. Fév. Mars Avril Mai
TOTAL DATA en Gb 20 104 139 19 752 328 19 190 793 22 897 341 23 901 153

Les mesures de confinement instaurés par le Gouvernement, qui érige la distanciation sociale en riposte à la Covid 19 n’a donc visiblement causé aucun préjudice aux activités des opérateurs et entreprises du secteur des télécommunications. L’on note d’ailleurs une forte demande en termes de trafic de communications électroniques notamment les données  avec  l’utilisation de nouvelles applications OverThe Top (OTT)(Zoom, WhatsApp, Viber, Skype, You Tube, Netflix …).Le mois de mars 2020 a connu une forte croissance de l’utilisation de la data. Entre mars et mai 2020, la croissance enregistrée est de 24%. L’éloquence de ces statistiques permet de constater que l’augmentation du nombre d’abonnés s’est fait progressivement, en même temps que l’amélioration de la qualité des infrastructures. Le chiffre d’affaires des opérateurs sur le segment de la data devrait naturellement connaitre une hausse, ce qui leur permettrait entre autres de s’acquitter de leurs redevances plus aisément et sans contrainte auprès du régulateur.

Nul doute que l’importance relevée du numérique dans la gestion de la crise actuelle permettra de renforcer davantage l’écosystème numérique dans l’optique d’une meilleure capitalisation des retombées technologiques et financières des ressources numériques engagées pendant la crise, cette aubaine devant également permettre aux entreprises d’envisager plus sereinement l’après crise, et à l’économie d’amorcer une reprise plus audacieuse.

  1. Une mutation irréversible de l’écosystème numérique au service de la croissance économique

Bien que le recours aux outils numériques semble la voie à suivre pour asseoir définitivement la gouvernance numérique et accélérer l’essor de l’économie numérique au Cameroun, il convient de reconnaitre qu’un socle institutionnel solide existe depuis belle lurette. Dans son adresse de fin d’année 2015à la nation, le Chef de l’Etat relevait déjà l’impérieuse nécessité d’investir dans les infrastructures de base pour soutenir le développement du secteur des télécommunications afin de permettre une meilleure couverture réseau et une accessibilité équitable à l’information sur l’étendue du territoire. Par Arrêté du Premier Ministre n° 051/PM du 12 mai 2020, un Centre de Coordination des Opérations d’Urgences de Santé Publique, en abrégé « CCOUSP » ; le Centre d’appel des opérations d’urgence de la Santé Publique a été renforcé pour recevoir les sollicitations diverses des populations par le numéro vert 1510.

Toutefois, bien que la couverture réseau reste encore faible, l’on note une amélioration des infrastructures supports des télécommunications, en réponse aux différentes politiques publiques définies par le Ministère des Postes et Télécommunications (MINPOSTEL) dans le Plan Stratégique Numérique 2020[8] et mises en oeuvre par les pouvoirs publics pour rattraper le retard accusé par le Cameroun dans le domaine du numérique. C’est dans le même sens que l’initiative « Barcamp Cameoun », lancé le 24 avril 2020 et parrainé par le Ministre des Postes et Télécommunications.  Articulé autour du thème « Digitalizing Cameroon after Covid-19 », l’édition de cette année 2020 avait pour objectif majeur, de « proposer des idées et solutions (numériques) concrètes pouvant permettre à l’Etat du Cameroun de gérer la crise occasionnée par la Covid-19.

Dans le domaine de la santé, le Ministère de la Santé Publique a mis sur pied un Plan Stratégique National Santé Numérique 2020-2024[9] dont l’objectif est, entre autres, d’améliorer l’infrastructure TIC qui est l’épine dorsale des systèmes d’informations incluant la cyber sécurité et la lutte contre la cybercriminalité. Ce plan Stratégique aux allures futuristes, bénéficie d’un budget de 11 327 570 000 Francs CFA, soit 19 037 933 US Dollars, sur une période de cinq ans. Le domaine de la santé publique est donc désormais consubstantiel de celui du numérique. Par ailleurs, alors que le taux de pénétration de la téléphonie fixe soit en constante augmentation depuis2005 en raison principalement de la forte propension de l’abonnement au CDMA, il y a lieu de noter une faible pénétration du réseau filaire qui reste pratiquement en déclin sur la période[10].

S’agissant de la téléphonie mobile, l’on observe un déploiement des infrastructures de qualité portant  taux de pénétration de l’ordre de 12% en 2005 à un taux de 82,87 % en 2016, selon les données recueillies par le régulateur. L’on peut également relever une augmentation du taux de pénétration l’internet entre 2011 et 2016, soit de 0,24% à 35,43%.

Cette augmentation du taux de pénétration des TIC[11]est de nature à favoriser l’interconnexion des hommes et es objets interconnectés, le développement de la finance digitale, la télévision numérique par le Web 2.0 notamment, la tenue des conseils d’administration par voie numérique, la dématérialisation des plateformes de suivi de l’action gouvernementale, la digitalisation des  plateformes d’interconnexion des Collectivités Territoriales Décentralisées pour un meilleur ancrage de la décentralisation, et la liste des opportunités susceptibles de capitalisation des retombées de la Covid-19 du point de vue technologique est loin d’être exhaustive. Il convient une fois de plus d’entrevoir « derrière chaque épreuve une opportunité », une occasion de rebondir autrement.

Alors que le gouvernement s’est principalement concentré sur les PME et les ménages à faible revenu, une autre solution plus ambitieuse que le gouvernement chinois a déjà entreprise est l’augmentation des investissements dans l’économie numérique et la technologie numérique. Avec l’augmentation du nombre de services en ligne – et ceux déjà en ligne qui connaissent un boom – cela pourrait représenter un grand potentiel pour les marchés de consommation. Il pourrait bien jouer un rôle prépondérant dans la reprise de l’économie mondiale. Dans ce sens, il est démontré que les  TIC facilitent l’accès à l’éducation, elles contribuent à l’augmentation de la productivité des entreprises[12], elles sont une véritable valeur ajoutée dans le secteur agricole, en permettant par exemple aux producteurs familiaux d’accéder à des informations ciblées sur des techniques d’amélioration de leurs rendements.

Face à ce constat, il semble urgent d’intégrer dans les stratégies de sortie de crise le renforcement des facilités technologiques et d’opérabilité aux opérateurs du Secteur des télécom désireux d’accompagner la reconstruction du NOSO, en alignement avec le plan de développement des régions érigées en « zones économiquement sinistrées », selon le cahier des charges du régulateur.

Pour conclure, il convient de relever qu’alors que pratiquement tous les secteurs d’activités économiques redoutent l’après crise, celui des Télécommunications a développé, au-delà de la résilience, un écosystème support robuste susceptible de soutenir la reprise économique de même que la relance des activités des entreprises dont le principal challenge va être de gérer l’après crise. La solution technologique numérique développée par les opérateurs sur le segment de la data ayant été confortée par la numéro 11 de la riposte gouvernementale, ces derniers devraient s’acquitter plus naturellement de leurs redevances dont la cote part, perçue à juste titre comme leur contribution au développement du secteur, permettra de renforcer plus durablement les infrastructures technologiques dédiées à l’éducation (Formation Ouverte et à distance), à la télémédecine, au télé-enseignement, à la démocratisation de l’accès aux ressources numériques et bases de données numériques (bibliothèques numériques).

Le choc violent de la récession économique annoncée pourrait ainsi être amorti grâce à une implication plus volontariste des opérateurs du secteur des télécom à travers le Fonds Spécial des Télécommunications.

[1]– Patrick LINGIBÉ, « Etat d’urgence sanitaire : quels outils pour faire face au corona virus Covid-19 », disponible à l’adresse https://www.village-justice.com/articles/quels-outils-pour-face-coronavirus-covid-que-prevoit-etat-urgence-sanitaire,34316.html, consulté le 23 mai 2020, à 16 h 22.

[2]– Ce plan est un document-cadre qui déroule les composantes essentielles, selon l’OMS, dont les actions prioritaires sont à mener dans les 30, 60, et 90 prochains jours. Le coût de sa mise en œuvre est estimé à Six milliards Cinq Cent Millions Neuf Cent Soixante Trois Mille Deux Cent Trente Un francs (6 500 963 231) FCFA.

[3]Francis ANDRIANARISON et Blaise Ehowe NGUEM, « Effets socioéconomiques potentiels du Covid –19 au Cameroun. Une évaluation sommaire », PNUD, 31 mars 2020, 29p ; disponible à l’adresse : https://www.undp.org/content/dam/rba/docs/COVID-19-CO-Response/Socio-Economic-Impact-COVID-19-Cameroon-UNDP-Cameroon-March-2020.pdf.

[4]-VITALI-ROSATI (Marcello), « Pour une définition du « numérique » », In Marcello VITALI-ROSATI et Michael E. SINATRA,  Pratiques de l’édition numérique, Presses Universitaires de Montréal, 2014, Chapitre 4, p.2.

[5]– Idem, p .64.

[6]– VITALI-ROSATI (Marcello), « Pour une définition du numérique », in Marcello VITALI-ROSATI et Michael E. SINATRA (dir.), Pratiques de l’édition numérique, op. cit., p. 69.

[7] – Source : Agence de Régulation des Télécommunications, Direction des Licences, de la Concurrence et de l’Interconnexion, Juin 2020

[8]-Ce planstratégique « Cameroun numérique 2020 » se situant en droiteligne de la mise en œuvre de la politique des « Grandes Réalisations » prônée par le Chef de l’Etat, devra contribuer grandement à l’atteinte des objectifs de croissance et de plein emploi visés par le Gouvernement dans les cinq prochainesannées, à travers un usage plus intensif des TIC dans les outilsde production qui devrait induire une amélioration conséquente de laproductivité nationale.

[9]– Plan rédigé en 2018 et publié en 2020.

[10]MINPOSTEL, Annuaire Statistique des Télécommunicationset des Tic au Cameroun, 2017, p. 2. Cette première édition de l’annuaire statistique des télécommunicationset TIC au Cameroun est l’un des fruits de la coopération fonctionnelle entre leMINPOSTEL et l’INS, matérialisée par laconvention d’assistance technique n°00000001/MINPOSTEL-INSsignée le 14 janvier 2016 entre les deux administrations pour laconception et la mise en place d’un système d’information statistique pour la production de l’annuaire statistique, entre autres.

[11]– Il faudrait relever qu’au 31 décembre 2004, malgré l’ouverture du marché camerounais des télécommunications, le Cameroun accusait un retard avec une densité téléphonique fixe estimée à 0,07% ; un taux de pénétration téléphonique mobile de l’ordre de 11,73% et un taux d’utilisateurs d’internet de 0,16%. En 2014, il a est à noter que le parc d’abonnés de la téléphonie mobile a connu une forte croissance, soit plus de 11,7 % pour environ plus de 1,7 millions d’abonnés supplémentaires par rapport à l’année précédente.

Le taux de pénétration de la téléphonie mobile était quant à lui estimé en 2014 à 77,5 %  de la population, soit une progression de 6,3 par rapport à 2013. Toutes ces statistiques montrent suffisamment que la téléphonie mobile s’enracine progressivement dans les usages des populations camerounaises. Pour plus d’analyse, lire AWONO (Louis Christian), La régulation du Mobile Money au Cameroun, Mémoire de Master en Administration des Postes, des Télécommunications et Tic, (Spécialité Réglementation, régulation et planification du secteur des PTTic), Ecole Nationale Supérieure des Postes, des Télécommunications et Tic, 2015-2016, 134 p. Spéc. p. 8. Sur l’utilisation des TIC, l’on observe que la proportion des ménages disposant d’un téléphone (fixe et/ou mobile) augmente au fil du temps (30,2% en 2005) et (89,4% en 2017).

Il est évident que cette proportion est plus importante en milieu urbain et surtout dans les deux grandes métropoles que sont Douala et Yaoundé. Le constat est le même pour la proportion de ménages disposant d’un ordinateur. De même, la proportion de ménages disposant d’un accès à l’Internet à domicile est en augmentation depuis 2007 mais reste très faible (15,6%en 2017).

Concernant l’utilisation de l’ordinateur et de l’Internet par les populations, l’enquête réalisée en 2017 auprès des ménages montre que l’appropriation de cet outil reste très faible. Durant les trois mois ayant précédé l’enquête, une personne seulement sur dix a utilisé un ordinateur et environ 47% d’individus ont eu recours à l’Internet, principalement à domicile pour les courriels, les posts et les messages instantanés. Cf. MINPOSTEL, Annuaire Statistique des Télécommunications et Tic au Cameroun, 2017, p. 3.

[12]https://news.cgtn.com/news/2020-06-19/Development-of-digital-currency-can-help-RMB-go-global-expert-Rskm2AF5jq/index.html

Roland Aka’a Ndi, nouveau directeur général du Chantier naval

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Le Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) a un nouveau directeur général. Roland Maxime Aka’a Ndi a  été nommé à la tête de cette entreprise au terme d’un Conseil d’administration le 26 juin 2020 à Douala. Il a pour adjoint  Abel Bobouin Bisiya Webnjoh. Administrateur civil principal, Roland Aka’a Ndi était jusqu’à sa nomination Directeur général adjoint du Cnic. Il remplace Forgwei Alfred Mbeng, décédé le 25 avril 2020 des suites du Covid-19. Son adjoint est ingénieur de l’aéronautique civil.

Frédéric Fougerat: “Intégrer une nouvelle équipe à manager n’a rien d’anodin. C’est un défi qui se prépare et se travaille.”

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Considéré comme l’un des « DirCom » les plus influents de ces dernières années, Frédéric Fougerat est régulièrement classé en tête des baromètres de référence. Le directeur de la communication, du marketing et de la RSE du groupe Foncia parle de son livre intitulé : « Le goût des autres : mes recettes de Manager».

« Le goût des autres : mes recettes de manager ». Qu’avez-vous souhaité intégrer dans cet ouvrage ?

Dans cet ouvrage, j’ai avant tout souhaité partager. Qu’il s’agisse de mon expérience de manager, mais aussi mon observation de l’entreprise et de celles et ceux qui la font. On y trouve donc, à travers une succession de tribunes, mes émotions du quotidien, parfois joyeuses, souvent furieuses, ma vision de la relation aux autres, de la gestion humaine de la vie au travail.

Alors que plusieurs pays dans le monde se déconfinent tout doucement, les managers jouent un rôle primordial dans la remobilisation des travailleurs. Quelles sont, selon vous, les éléments clés pour cette redynamisation des salariés ?

Après le confinement, il faut retrouver le goût au travail et à la dynamique de l’entreprise, du travail en équipe, de la richesse, comme des difficultés de se côtoyer, s’écouter, se parler, se comprendre, avancer ensemble. Cela concerne aussi bien celles et ceux qui n’ont jamais cessé le travail, même pendant le confinement, mais qui ont dû s’adapter à des conditions évidemment particulières, les personnes qui ont arrêté le travail, et qui devaient, pour certaines, être impatientes de le reprendre, et celles et ceux qui ont découvert le télétravail permanent, peut-être angoissant au départ, et finalement confortable avec le temps. Toutes ces personnes doivent se mettre dans une nouvelle dynamique, que doit impulser et animer le management, responsable de l’animation d’une équipe.

Constituer une équipe, ce n’est pas une addition de collaborateurs, dites-vous ?

Recruter est un des exercices les plus compliqués de la vie professionnelle. Constituer une équipe démultiplie cette difficulté à s’entourer de talents pour partager un projet professionnel et le réaliser. Constituer une équipe, c’est créer les conditions d’une dynamique collaborative, avec des professionnels qui échangent, qui s’écoutent, se parlent, cherchent à se comprendre ; qui communiquent, se soutiennent, se projettent ensemble vers des projets et des objectifs. C’est une occasion unique de réunir et valoriser des talents, de permettre à des collaborateurs et des collaboratrices de s’enthousiasmer, se dépasser, et s’épanouir dans leur travail. Une équipe ne peut donc pas se résumer à l’addition d’un nombre de salariés qui travaillent pour une même organisation. Le risque est alors de former un rassemblement de freelances intégrés, et non une équipe. Créer une équipe, c’est une aventure humaine, avec la mise en place d’une organisation lisible où chacun a sa place et un rôle à jouer, où chaque compétence est nécessaire et reconnue.

Pour qu’il y ait équipe, il est aussi nécessaire d’avoir un capitaine, un vrai manager, porteur d’une vision, mais également doté de valeurs; un homme ou une femme capable de rassembler, fédérer, organiser et motiver des collaborateurs, autant autour d’un projet que de sa personne. La vision attendue ne se limitera pas aux seuls objectifs à atteindre. Elle concernera aussi l’organisation à mettre en place, un point clé du succès de l’équipe à constituer.

Comment réussir à construire une équipe gagnante quand on prend un nouveau train en cours de route ?

Construire une équipe en arrivant dans une nouvelle organisation est un challenge à double dimension, personnelle et collective. C’est à la fois s’imposer et se faire accepter. C’est également devoir assumer sa position de leader, légitimée par sa nomination, tout en sachant s’intégrer dans une équipe avec son histoire. Intégrer une nouvelle équipe à manager n’a rien d’anodin. C’est un défi qui se prépare et se travaille. C’est un acte de management fort, fondateur pour l’ensemble des personnes concernées, qui restera un marqueur, une référence collective qu’il est donc préférable d’inscrire avec succès. Dans ce contexte, créer une équipe, c’est souvent établir de nouvelles règles qui devront être connues de tous et partagées par tous. C’est donc (ré)inventer un mode de travail, fluidifier les échanges, faciliter les relations, hiérarchiser les priorités… Nouvelles, revues, corrigées ou optimisées, ces règles s’appliqueront à tous, et bien évidemment au chef qui, par son exemplarité, participera à renforcer la cohésion de l’équipe. Car, pour réussir à la tête d’une équipe, le manager doit bien être conscient qu’il est un exemple, une référence. Il doit donc se comporter et agir en conséquence !

Dans votre livre, vous affirmez que démissionner, c’est communiquer. Pourquoi ?

Démissionner permet parfois de libérer la parole et d’ouvrir un dialogue qui était, ou semblait, jusqu’alors difficile ou impossible. Quand la relation professionnelle ne s’est pas faite dans la confiance réciproque, quand une forme de soumission réelle ou supposée s’est installée, la démission, souvent libératoire, fait changer le pouvoir de camp. Ce moment de la vie professionnelle permet parfois de générer des échanges différents entre le collaborateur et son employeur, de passer des messages.
Quant à la lettre de démission, généralement très formelle et impersonnelle, elle peut aussi être un territoire d’expression, surtout si les circonstances ne donnent pas d’autres occasions d’échanger. Il est enfin possible de faire le choix d’utiliser la lettre de démission pour circonstancier ses motivations ou apporter des précisions que l’on souhaite officialiser, mais aussi pour remercier celles et ceux avec qui une collaboration a été fructueuse et/ou se féliciter du travail collectif accompli.

Face à des managers qui démobilisent leurs équipes par leurs pratiques et leurs comportements, vous avez développé cinq conseils essentiels. Pouvez-vous les partager avec nous ?

Quand on intègre une nouvelle équipe, il y a certaines erreurs à éviter, quand d’autres pratiques sont à privilégier.

Ne pas critiquer son prédécesseur. Le mieux est de se mettre au travail, sans chercher à entacher l’action de son prédécesseur ; c’est généralement mal vécu et perçu comme une agression gratuite et inutile de la part des équipes. On ne construit pas sa légitimité en cherchant à discréditer son prédécesseur.

Ne pas arriver avec ses solutions. Ce qui a fonctionné ailleurs ne fonctionne pas forcément partout. Vos solutions anciennes ne correspondent pas nécessairement à vos besoins nouveaux. Et si l’expérience est riche d’enseignements, on ne construit pas l’avenir avec le passé.

Savoir faire preuve d’empathie. Ecouter, observer, comprendre, c’est bien le minimum à attendre d’un nouveau manager dans un nouvel environnement professionnel. Il est nécessaire d’aller au contact des autres et de s’imprégner de l’entreprise dans laquelle on arrive, son histoire, ses pratiques, ses valeurs, et de se mettre à l’écoute des hommes et des femmes qui y travaillent.

Donner des gages de confiance. Savoir partager votre vision, montrer votre capacité à décider, rassurer sur votre volonté de déléguer permet de donner un cadre de travail et de fédérer l’équipe autour d’un projet qui déjà participera à installer votre leadership. Créer de la proximité, de la complicité avec sa nouvelle équipe, être collaboratif et collectif, avancer avec humilité, être pédagogue plutôt qu’impérieux permettra de tisser les premiers liens avec l’équipe et contribuera à créer une relation de confiance.

Archiver ses souvenirs. Si votre passé a participé à votre construction, à votre expertise, à vos expériences, il ne peut constituer une référence permanente. S’en inspirer, en tirer des leçons est une chose, mais il faut savoir tourner la page, afin de pouvoir créer, innover et avancer dans une nouvelle dimension professionnelle, avec de nouveaux défis à relever avec de nouvelles équipes.

Propos recueillis par Cyrille Djami, depuis Paris

Management : Tidjane Thiam rejoint le conseil d’administration du Groupe Kering

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L’annonce a été faite  par voie de communiqué de presse du groupe de luxe français dirigé par François-Henri Pinault.

Tidjane Thiam rejoint le conseil d’administration de ce géant du luxe, aux côtés de Jean Liu et Emma Watson. Leurs nominations ont été approuvées par les actionnaires de Kering lors de l’Assemblée Générale Annuelle du Groupe ce 16 juin 2020, comme proposé par le Conseil d’Administration en mars dernier.

L’ancien Directeur Général de la banque Crédit Suisse (de juillet 2015 à février 2020 Ndlr.) puis envoyé spécial de l’Union africaine sur le Covid-19 en avril 2020 (le président Cyril Ramaphosa, Président de l’Union Africaine Ndlr.), Thiam a également été nommé président du comité d’audit du conseil d’administration de Kering. Ce dernier participera à la définition des orientations stratégiques du Groupe.

Tidjane Thiam est diplômé de l’École Polytechnique et de l’École Nationale Supérieure des Mines de Paris, et détient un MBA avec distinction de l’INSEAD Business School (Institut européen d’administration des affaires). Il a obtenu un doctorat en droit, Honoris Causa, de l’Université de Warwick.

Cyrille Djami, depuis Paris

Benedict Oramah reconduit à la présidence d’Afreximbank pour un mandat de 5 ans

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Le 14 juin 2020 a eu lieu au Caire en Egypte la 27ème assemblée générale annuelle des actionnaires d’Afreximbank. Au terme de la rencontre, le Pr. Benedict Oramah a été reconduit au poste de président de l’institution financière multilatérale panafricaine pour un mandat de 5 ans. « Nous voulons une Afrique où les fondements de l’Accord de libre-échange continental africain (ZLECA) sont posés rapidement afin que les 84 000 kilomètres de frontières qui nous séparent depuis des siècles puissent commencer à tomber » a affirmé le président d’Afreximbank.

Il a par ailleurs souligné que cette initiative stimulerait l’industrialisation de l’Afrique, soutiendrait l’émergence de chaînes de valeur régionales, transformerait les atouts créatifs et culturels de l’Afrique en moteurs de croissance, créerait des emplois pour les jeunes du continent, transmettrait le respect aux Africains où qu’ils se trouvent et mieux préparerait le continent pour être plus compétitif sur les marchés mondiaux.

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