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Opinion / L’Afrique tient sa digitalisation

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Raphael Nkolwoudou Afane

La révolution digitale impacte désormais une multitude d’activités

Par Raphael Nkolwoudou Afane
Docteur en droit, Senior Legal Counsel chez TELEHOUSE KDDI EUROPE
raphael.nkolwoudou@outlook.com

Après la réparation du gros incident ayant affecté le câble sous-marin WACS au large des côtes camerounaises pendant des jours, occasionnant au passage de nombreux cas d’accès denial, de nombreux utilisateurs constatent depuis quelques semaines que les communications IoIP se sont considérablement améliorées. On constate en effet qu’il y a de moins en moins des périodes de latence. Disons-le, c’est une très bonne nouvelle qui s’inscrit dans la transformation numérique qui s’accélère sur le continent.
Aujourd’hui, l’information circule en temps réel et les technologies de partage de ladite information ne cessent d’évoluer. On oublie alors le temps où, communiquer par téléphone à l’intérieur du pays, ou alors vers l’extérieur, était une gageure et un évènement important parce que rare. Avec le fax, la technique avait déjà amorcé cette révolution et l’avènement d’Internet et ses outils ont carrément pulvérisé le paradigme. Internet et les technologies qui accompagnent son développement ont placé les individus et les organisations dans une ère de transformation numérique, qui impacte considérablement leurs manières de fonctionner. Une ère marquée par les avancées des algorithmes et de l’électronique qui poussent à la remise à plat des habitudes issues de la révolution industrielle.
La transformation numérique est une révolution extrêmement rapide qui ne cesse de se développer depuis la seconde partie du XXe siècle. Comparée à la révolution industrielle, elle est directement associée à la convergence de l’informatique et des réseaux de communications électroniques. En effet, la croissance rapide des technologies de l’information et de la communication (TIC) et, l’innovation issue des systèmes numériques, sont à l’origine d’une révolution qui bouleverse radicalement nos modes de pensée, de comportement, de communication, de travail et de rémunération. À titre d’illustration, on observe que les ordinateurs, smartphones et autres tablettes ont envahi nos espaces de vie et d’interactivité. On les retrouve non seulement dans nos foyers, dans les organisations de tout genre, dans les transports publics, les écoles ou encore les restaurants.
En Afrique, la transformation digitale s’introduit inexorablement par la percée du téléphone portable, le paiement mobile et le commerce par le réseau Internet. Par exemple, le commerce électronique se développant au travers des plateformes de mise en relation, fleuri et opère sur presque tous les territoires du continent, en ciblant également les consommateurs à faible revenu, en calibrant des produits et des services correspondants à leurs moyens. L’impact de la transformation numérique est aujourd’hui observable dans bien de domaines et l’Afrique tient sa digitalisation en dépit des pesanteurs qui sont surtout d’ordre infrastructurels (le haut débit reste encore cher et peu accessible).
Dans le domaine financier
Il est particulièrement remarquable d’observer ce qu’il se passe aujourd’hui sur le continent, entre les modèles économiques innovants des fintechs spécialisées dans le transfert d’argent et, la concurrence que se livrent les sociétés de télécommunications dans la monnaie mobile. La multinationale française Orange, acteur désormais majeur dans la mobile money, a d’ailleurs crée une banque où la plupart des transactions s’effectuent de manière digitale, notamment par le transfert d’argent par téléphone, et on constate qu’il n’est pas prévu de créer une multitude d’agences physiques.
Samir Abdelkrim, un des spécialistes et observateurs avertis sur le continent en la matière depuis le début des années 2000, relate que, les choses se sont mises en place de manière rapide, dès la fin des années 1990. Cette belle histoire nous vient du Kenya, où tout commence par les populations possédant un téléphone portable, qui s’en sont servi spontanément pour pulvériser le plafond de verre imposé par les banques. En effet, de 1999 à 2002, le nombre de Kényans possédant un téléphone portable explose et passe de 24 000 individus à plus d’un million. Ils utilisent leur terminal d’abord pour communiquer, par la voix ou par SMS. Mais, rapidement, des dizaines de milliers d’entre eux détournent les usages de leur téléphone, de manière intuitive, pour s’émanciper financièrement. Ils expérimentent les premiers transferts, non pas d’argent – la technologie de transfert d’argent par SMS n’est pas encore inventée –, mais de temps de communication. Il s’agit d’Airtime, c’est-à-dire, des recharges prépayées que les opérateurs vendent à leurs abonnés mobiles. C’est ainsi que, dans les petits villages, on transfère ce crédit d’appel par SMS vers un destinataire pour rembourser des dettes ou pour le troquer contre des semences. Au lieu d’être consommés, les crédits de télécommunication circulent de téléphone en téléphone d’un bout à l’autre du pays, parfois plusieurs fois dans la même heure. L’Airtime devient alors une monnaie alternative qui se substitue de fait au shilling kényan et ces changements préfigurent les débuts de l’industrie du mobile money bien avant la création formelle de M-Pesa.
Les Kényans découvrent alors qu’un portable à 10 dollars peut faire office de banque. Dès lors, ces transferts entre particuliers prennent vite de l’ampleur dans le pays tout entier et, l’opérateur privé kényan Safaricom, sous l’impulsion d’un manager afro-américain aujourd’hui disparu, Bob Collymore, s’inspirera de ces usages pour créer l’application mobile M-Pesa. M pour mobile et Pesa pour argent en Swahili, qu’on peut transférer numériquement. Dix ans plus tard, en 2017, l’équivalent de 43 % du PIB kényan transite par M-Pesa, fruit de l’ingéniosité populaire alliée au pouvoir du numérique, et ce pour transformer le quotidien. Et si demain, tous les fonctionnaires en Afrique disposant d’un compte mobile étaient informés de leur solde mensuellement par SMS ? Et si, le paiement de sa facture électrique se faisait par SMS ?
Et si les assurances, le paiement des frais d’inscription, les places de concert, la facture à payer au restaurant, et si toutes ces transactions se faisaient par SMS ? Bien entendu, la plupart de ces expériences sont déjà en cours d’expérimentation et il ne reste plus qu’à souhaiter que, sous la houlette du Président Kagame, nouvellement élu à la tête du HSGOC AUDA-NEPAD pour deux ans, l’Union Africaine (UA) prendra à bras le corps, cette transformation numérique. En effet, avec le développement des infrastructures et la digitalisation dans son agenda, cela pourra par exemple, éviter à des personnes fragiles, de devoir transporter d’un lieu à un autre, d’une frontière à une autre, tout un tas de billet de banques souvent froissés et des pièces de monnaie lourdes. D’ailleurs, nous pensons que les Fintechs aux projets innovants pourraient largement contribuer à l’accélération de la mise en place de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA). En effet, la capacité de conversion monétaire par algorithmes des Fintechs pourrait constituer un levier important dans cette zone économique qui s’étendra sur un marché de 1,2 milliard de personnes, représentant un produit intérieur brut (PIB) de 2 500 milliards de dollars dans l’ensemble des 55 États membres de l’Union africaine.
Dans les procédures administratives
Marqué par cette innovation venue du terrain, le cadre administratif commence à s’en inspirer pour multiplier l’impact des politiques publiques. Ainsi, le téléphone permet de créer de nouveaux services publics inclusifs, connectés et décentralisés. Les villageois vivant loin de toute administration peuvent bénéficier de services publics efficaces, plus proches des citoyens. Avantage collatéral : une mise à mal de la corruption. L’un des exemples les plus patents est le Rwanda où l’administration publique se réinvente en organisant sa propre disruption numérique. Les services administratifs de l’État se sont numérisés, et les files d’attente ont été remplacées par le SMS grâce à une application créée par l’État : Irembo. Ce service d’e-gouvernement, plébiscité par les citoyens rwandais, est expérimenté depuis 2015 avec, à la clé, une augmentation vertigineuse du nombre d’usagers : plus de 150 000 au bout de quelques mois.
La volonté d’innovation du Rwanda s’illustre aussi dans la lutte contre la mortalité infantile et maternelle. En 2009, le ministère de la Santé du pays a conçu une application mobile baptisée RapidSMS pour faire chuter le taux de mortalité, en particulier dans les villages les plus isolés. De 2009 à 2017, le ministère de la Santé a formé 45 000 agents communautaires répartis dans 12 000 villages. Leur rôle : faire remonter du terrain par SMS les signes avant-coureurs d’une grossesse à risque. Chaque signalement est transmis au service d’urgences de l’hôpital le plus proche. Résultat : d’après l’Unicef présente sur le terrain, RapidSMS a permis de sauver 500 000 vies entre 2009 et 2015, et a fait tomber le taux de mortalité infantile de 47 pour 1 000 en 2009 à 31 pour 1 000 en 2015.
Dans le monde agricole

Dans un certain nombre de pays, l’on s’organise pour agréger, grâce aux informations satellitaires passées par les tuyaux du numérique, les effets négatifs des handicaps structurels de l’activité agricole. Ainsi au Ghana par exemple, où entre 70 et 80 % des terres agricoles ne disposent d’aucun titre juridique légal, cela a conduit les municipalités à utiliser les technologies peer-to-peer de type blockchain pour rationaliser leurs politiques foncières et d’aménagement du territoire. Idem en Éthiopie par exemple, immense pays agricole, l’on voyait les rendements décroître d’année en année, et pour endiguer le phénomène, le ministère de l’Agriculture éthiopien s’est mué en data scientist. Il a en effet lancé en 2012, le projet Ethiopian Soil Information System (EthioSIS) pour cartographier la fertilité des sols grâce à un satellite et recommander pour chaque région les engrais les mieux adaptés.
En plus des informations captées de l’espace par des satellites, l’État va analyser une multitude d’échantillons de terre prélevés dans les champs de manière collaborative, agile et numérique. Le sol de chacun des 18 000 districts ruraux du pays, appelés qebelés, est analysé grâce à la participation des fermiers sur le terrain, qui remettent aux agents d’EthioSIS un échantillon de leurs parcelles. On invente alors de nouvelles variétés d’engrais selon les besoins nutritifs spécifiques des qebelé. Un numéro vert est ensuite mis en place pour conseiller les agriculteurs. Victime de son succès, le service a été saturé dès la première année, avec plus de 7 millions d’appels et de SMS reçus, mais les résultats n’ont pas tardé à se voir. La production de blé s’est redressée spectaculairement, passant de 1 tonne à 3 tonnes par hectare dans les qebelé.

Ces différentes stratégies nous font croire que le destin de l’agriculture africaine peut changer grâce à cette « data verte » qui apparaît comme un nouvel « engrais » à même de favoriser une agriculture de 3e génération connectée. Contre les insuffisances administratives, sanitaires et agricoles, les choses se passent comme si, grâce au numérique, l’Afrique entrait dans une nouvelle ère, où le monde agricole pourrait anticiper et corriger certaines difficultés ; où les dirigeants politiques volontaires pourraient mettre en place des procédures transparentes et sécurisées, pour mieux suivre les projets et mitiger la corruption des élites administratives.

Dans la mobilité urbaine

L’exemple d’une innovation numérique récente et capable de changer la manière de se mouvoir dans les zones urbaines nous vient du Cameroun. Alors qu’en occident on a vu se développer Uber, Kapten et autre Heetch, en s’appuyant sur le digital, le Quotidien de l’Economie (Cameroun), nous relate l’histoire de la start-up camerounaise Bee qui est entrain de forger une nouvelle image de l’activité de moto taxi au Cameroun. L’entreprise propose en effet au public connecté un service de motos taxis à la demande. Grâce à une technologie de pointe et une équipe professionnelle, le service vient proposer des solutions aux problèmes rencontrés par les camerounais dans leur déplacement au quotidien : sécurité, confort, rapidité, hygiène. Ainsi, à l’aide d’un Smartphone (via l’application ou le call-center), une personne a la possibilité de commander un chauffeur BeeMotoTaxi. Un tel changement dans un secteur réputé difficile à contrôler n’est pas passé inaperçu, surtout auprès des premiers concernés qui sont les chauffeurs de moto.
Avec le lancement de ses activités, certains motos taxi manifestent l’intérêt au projet en rejoignant la plateforme. La start-up a mis sur pied une application mobile à partir de laquelle, tout client a la possibilité de savoir à quelle distance se trouve le chauffeur de moto le plus proche qui est dans le réseau Bee, et faire appel à lui à tout moment. À partir de cette application les clients peuvent aussi noter les chauffeurs sur la qualité de leurs prestations. Ponctualité et rigueur étant les maîtres mots de Bee Moto services, le client peut faire ses courses en toute tranquillité sans risque de devoir partager la moto avec une tierce personne en dehors du chauffeur.

Les projets innovants et les chiffres illustrent le cap vers le digital

Ce qui frappe en ce début de XXIe siècle, c’est la manière dont l’Afrique s’est saisie du numérique et l’a adapté à ses besoins en innovant.Alors que l’Afrique apparaissait jusqu’à l’avènement du numérique comme une utilisatrice disciplinée d’inventions de toutes sortes, elle semble désormais partie d’un autre pied depuis qu’elle a surpris le monde avec la monnaie mobile (M-Pesa), le BeeMotoTaxi, Wecashup…

Même si l’Afrique apparaît encore dans le bas des classements mondiaux en matière de transformation numérique, le développement des infrastructures de communications électroniques s’est fortement accéléré au cours des dernières années. Avec un taux de croissance moyen annuel supérieur à 6% selon la GSM Association (Rapport sur l’économie du secteur mobile en Afrique subsaharienne de 2017), la téléphonie mobile,par laquelle la plupart des utilisateurs accède à Internet,connaît en Afrique la progression la plus forte au monde. Elle y a littéralement submergé la téléphonie fixe dont le développement a été avorté. En effet, l’Afrique subsaharienne comptait à elle seule 420 millions d’abonnés uniques en 2016, soit un taux de pénétration de 43%. Selon les projections, ce taux atteindra les 50% en 2020, avec 535 millions d’abonnés en Afrique subsaharienne et 725 millions pour tout le continent. L’Afrique deviendra alors le deuxième marché mondial en nombre d’usagers.
Entre 2005 et 2015, le nombre d’appareils utilisés sur le continent est passé de 130 à 900 millions. Sur ces 900 millions d’appareils, on comptait moins de 200 millions de smartphones. Selon les estimations de GSMA, ce chiffre devrait atteindre 500 millions d’ici à 2020. Une grande partie des usagers possédant plusieurs téléphones et plusieurs cartes SIM (Subscriber Identity Module).
À ce rythme, les communications ont explosé ces dernières années. Le nombre de connexions par carte SIM s’est élevé à 772 millions en 2016 et on devrait dépasser le milliard en 2020. La progression pour l’ensemble de l’Afrique a été de 344% en dix ans. En conclusion, nous pensons que la révolution digitale est désormais bien ancrée dans les consciences africaines et les pouvoir publics devraient mettre un focus capital sur le développement des infrastructures et, désigner des visionnaires à la tête des organisations en charge de conduire ce changement fondamental. Le continent doit tenir sa digitalisation dans un monde interconnecté et où, les jeunes générations s’accrochent pour ne rien lâcher.

Samuel Kondo : Un pionner de l’entrepreneuriat s’est éteint

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Samuel Kondo de son vivant

Le président directeur général de la Société camerounaise de cartonnages et de fournitures de matériel scolaire & bureau (Socarto) est a rendu l’âme hier à son domicile à Douala.

Coup dur pour le monde des affaires. Samuel Kondo, le président PDG de l’entreprise Socarto est décédé hier à son domicile au quartier Bonantone à Douala à 16 jours de son 91ème anniversaire. « Milliardaire discret », il est décédé alors qu’il revenait d’un long séjour médical en France. Né le 27 mars 1929, le patriarche du Canton Deido a été jusqu’à sa mort président du Conseil d’administration du Fonds National de l’emploi (FNE) et de l’Office national des zones franches industrielles (ONZFI). Aussi, il a été pendant longtemps le Président du Syndicat des industriels du Cameroun (Syndustricam).
« La Communauté Urbaine de Douala a érigé au lieu dit « Feu Rouge Bessengue » un monument en son honneur dont l’inauguration était programmée pour la fin de ce mois de mars 2020. Son intervention lors de la collecte de fonds pour l’achèvement des travaux de construction de la Maison de la culture Sawa, en mai dernier, était sa dernière apparition publique » peut-on lire sur la page facebook de la CRTV ( CRTVweb).
Grandes familles
En juillet 2011, le journal Jeune Afrique classait la famille Kondo parmi les grandes familles du Cameroun. Et Samuel Kondo était présenté comme un milliardaire discret mais redoutablement influent. Avec son entreprise Socarto (Production des sacs à ciment, sacs vides en papier de grande et moyenne contenance pour emballage, papier écriture et impression offset laser), Samuel Kondo a conservé le monopole de la fabrication des cartons d’emballage. Celui qui a été président par intérim du Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam) en 1988 pour une durée de 10 mois s’en va laissant le monde des affaires dans la tristesse.
Hervé Fopa Fogang

OMC : le coton au cœur des enjeux de négociations commerciales

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Introduite le 20 avril 2003 par le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad (pays ouest-africains regroupés autour de la dénomination C4), la question du coton demeure au cœur des travaux de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Par Mass Mboup

En perspective de la conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) prévue à Nour-Soultan (Kazakhstan) en juin 2020, les membres s’activent pour établir des priorités dans le cadre des négociations sur l’agriculture en vue de la prochaine ministérielle. Depuis le lundi 7 octobre 2019, Journée mondiale du coton, les négociateurs essayent d’accorder leurs violons sur le niveau d’ambition pour le coton en vue de parvenir à un résultat.
Depuis la création de l’Omc en 1994, les négociations sur l’agriculture ont été des plus difficiles. L’accord sur l’agriculture, un des résultats majeurs de l’Uruguay Round, a permis de soumettre le commerce des produits agricoles à des règles multilatérales. Des engagements exécutoires ont été convenus concernant la réduction des mesures de soutien et de protection du commerce agricole. La mise en œuvre était initialement répartie sur une période de six ans, soit de 1995 à 2000, pour les pays développés, et de dix ans, jusqu’en 2004, pour les pays en voie de développement. En dépit des avancées obtenues dans le cadre du Programme de développement de Doha, notamment lors des conférences ministérielles de Bali et de Nairobi, plusieurs questions de préoccupation majeures demeurent en suspens. Parmi celles-ci, on peut citer la question du coton et celle du soutien interne.
Depuis le 26 septembre 2019, les membres de l’Omc examinent et analysent la situation des négociations sur l’agriculture (y compris le coton) à partir d’un rapport distribué à la fin de juillet 2019 par le Président des négociations sur l’agriculture, l’Ambassadeur John Deep Ford. Ce rapport résume les récentes suggestions et idées formulées par les négociateurs et appelle les pays membres de l’Omc à identifier dans les meilleurs délais les “éléments possibles pour des résultats significatifs”.
Plusieurs membres partagent avec le président le “sentiment d’urgence croissant”. Pour ceux-ci, “rester centré sur un éventail restreint de questions spécifiques” serait la “clé du succès de l’agriculture” lors de la douzième conférence ministérielle à Nour-Soultan. Les membres ont été exhortés à concentrer leurs efforts sur la réduction des soutiens qui faussaient le plus les échanges. Il a été mis en exergue la nécessité d’améliorer la transparence dans l’ensemble du secteur agricole. Au cours des échanges, un membre a mis en garde contre la précipitation dans les négociations et a insisté sur le fait que la première étape devrait consister à effectuer une analyse plus technique avec des données et informations actualisées.
Pendant que les discussions se poursuivent à Genève sur le rapport de l’Ambassadeur John Deep Ford, des examens approfondis sont en cours dans les capitales des pays membres. Pour l’instant et à ce stade de la préparation de la ministérielle de Nour Soultan, la question du soutien interne et celle du coton continuent d’être érigées au rang de priorité.
Le coton, priorité centrale pour des pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest
Le coton est la principale priorité de cinq pays de la région Sahel et Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Tchad et Mali, avec la Côte d’Ivoire en tant qu’observateur). Cette question sectorielle figure en bonne place à l’ordre du jour de nombreux autres membres (notamment au niveau ministériel), soulignant son importance stratégique.
Selon le Président des négociations sur l’agriculture, il est souhaitable de définir le “niveau d’ambition” pour le coton et de fournir des “directives concrètes” en vue d’un résultat à Nour Soultan. Plus de quinze ans après (depuis le sommet de Cancun), les négociations sur le coton ne semblent plus susciter le même engouement chez les ministres et négociateurs des quatre pays auteurs de l’initiative sectorielle sur le coton. Mais des gains compensatoires en termes d’aide au développement et d’appui à la production du coton obtenus par les pays du C4 ont suscité l’appétit d’autres membres clés.
Le rôle central du coton dans les pays en développement est reconnu par le Directeur général de l’Omc, Roberto Azevêdo qui a manifesté tout son soutien aux pays producteurs de coton. Ce, à l’occasion de la journée mondiale sur le coton, qui rassemble les communautés du coton, du commerce et du développement. L’ambition est de favoriser la création et le captage d’une plus grande valeur ajoutée dans les pays en développement. Pour la circonstance, le Directeur de l’Omc avait à ses côtés la Présidente du Conseil général de l’Omc, M. Sunanta Kangvalkulkij, la Ministre béninoise du commerce, Mme Shadiya Alimatou Assouman, le Ministre burkinabé du commerce, M. Harouna Kabore, la Ministre tchadienne du commerce, Mme Achta Djibrine, et le Ministre malien de l’agriculture, M. Moulaye Ahmed Boubacar.
Au-delà du marché mondial…
Le coton est bien plus qu’un “simple produit” : tel est le constat de la Fao, soulignant ainsi l’importance de cette matière première pour les millions d’agriculteurs. “Il est essentiel de gérer les politiques commerciales et les risques associés au climat pour pouvoir soutenir les millions d’agriculteurs qui cultivent du coton”, a fait savoir l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (Fao) dans un communiqué rendu public le 8 octobre 2019.
Pour le patron de cette organisation onusienne basée à Rome, le coton est aussi représentatif d’une culture, d’une façon de vivre et d’une tradition qui trouve ses racines au cœur de la civilisation humaine». Et le Directeur général de la Fao de souligner : ce produit est un élément essentiel en ce sens qu’il fournit des emplois (et donc des revenus) pour certaines des populations vivant dans les zones rurales les plus pauvres et les plus isolées au monde. Il est dès lors important, insiste -t-il, de faire en sorte que « le secteur du coton réponde aux normes les plus strictes en matière de durabilité, et ce, à tous les stades de la chaîne de valeur ».

La célébration de la Journée mondiale du coton -notamment au siège de l’OMC à Genève- est l’un des résultats majeurs obtenus par l’initiative des pays du C4. Cette manifestation annuelle se déroule au siège de l’OMC en collaboration avec la FAO, la Conférence de l’ONU sur le commerce et le développement, ainsi que d’autres organisations impliquées dans les questions de développement ■

Projet de monnaie unique de la CEDEAO : Quel Eco pour 2020 ?

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Quel Eco pour 2020, C’est la question majeure que l’on peut se poser au regard des dernières évolutions du projet de la monnaie unique de la Cedeao et des polémiques récurrentes suite à la déclaration des présidents Macron et Ouattara sur le passage du franc CFA à l’Eco.

Par Mass Mboup
-journaliste accrédité à Bruxelles

A travers la Task Force présidentielle sur le programme de la monnaie unique de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), les Chefs d’Etat et de gouvernement ont réaffirmé depuis 2018 leur “engagement politique à réaliser la monnaie unique de l’organisation sous-régionale en 2020”. Cependant, pour le respect de cette échéance, des préalables s’imposaient aux Etats membres de la communauté, pour tenir en moins de trois ans un pari régional de plusieurs décennies.

Abstraction faite du Maroc, la Cedeao est un espace continu regroupant actuellement quinze pays avec huit différentes monnaies : le cédi du Ghana, le dalasi de la Gambie, le dollar libérien (monnaie du Liberia), l’escudo du Cap-Vert, le franc guinéen de la Guinée, le leone de la Sierra Leone, le naira du Nigeria, et le franc CFA des pays membres de l’Union économique et monétaire Ouest-africain-UEMOA (le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo).

A l’origine, il avait été convenu qu’une seconde zone monétaire dotée d’une monnaie unique devrait se mettre en place à côté de l’Uemoa. La ZMAO (Zone monétaire de l’Afrique de l’Ouest) regroupant la Gambie, le Ghana, le Liberia, le Nigeria et la Sierra Leone et… la Guinée, devrait s’élargir au Cap-Vert et avoir une monnaie unique, l’ECO. Les deux zones monétaires devraient coexister un temps avant de fusionner pour donner naissance à la monnaie unique de la Cedeao. La création d’une monnaie unique de la Cedeao peut être un projet opportun et pertinent, à condition que ce projet soit porté par l’ensemble des pays membres au-delà de tout clivage colonial ou linguistique. En dépit des récentes avancées, des contraintes et incertitudes persistent.

Après la crise de la Zone euro et le report, pour la quatrième fois consécutive, de l’introduction d’une monnaie unique dans les pays membres de la Zone monétaire de l’Afrique de l’Ouest, la région a opté pour une approche collective et graduelle. L’Eco, avec un régime de taux de change flexible et une banque centrale de type fédéral, est projeté pour devenir la monnaie unique de la Cedeao.

La mutation du franc Cfa à l’Eco, tel que l’ont annoncé le président français Emmanuel Macron et son homologue ivoirien Alassane Ouattara, constitue à la fois une avancée qualitative et en même temps une source d’interrogations multiples et tout un lot d’incertitudes. Dans sa configuration actuelle et tel qu’il est présenté au sein des pays de l’Uemoa, l’Eco apparaît -notamment chez de nombreux spécialistes africains- comme un franc Cfa rebaptisé, avec tout le prisme colonial que l’on peut y voir… Même si l’on note, à ce stade, l’absence de la France dans la gouvernance de la nouvelle monnaie. Reste que des efforts sont encore nécessaires pour rassurer les sept autres pays de la zone.

Réunis en Conseil de convergence le jeudi 16 janvier 2020 à Abuja dans le cadre de la Zone monétaire ouest-africaine (ZMAO) les ministres des finances et gouverneurs des banques centrales des six pays anglophones de la CEDEAO ont condamné la décision jugée “unilatérale” de passer du franc CFA à l’Eco. Et d’en appeler à un sommet extraordinaire.

Les huit pays de l’UEMOA ont décidé de se “débarrasser” du franc CFA et d’adopter l’Eco comme monnaie unique à partir de juillet 2020. Tel que présenté le 21 décembre 2019 au sortir de la rencontre entre les présidents Macron et Ouattara à Abidjan, le projet de l’Uemoa de passer du franc CFA à l’Eco en 2020 serait incompatible avec la décision de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO relative à la création de l’Eco comme monnaie unique indépendante, de l’Organisation sous-régionale. Les ministres de la ZMAO ont réitéré la nécessité pour tous les pays membres de la CEDEAO de mettre en œuvre “la feuille de route révisée du programme de la monnaie unique de la CEDEAO”. Ceci pour se conformer à la décision prise lors de ladite Conférence des Chefs d’État et de gouvernement.

Après l’enthousiasme suscité par la décision de l’Uemoa de passer du franc Cfa à l’Eco, le Ghana, tout portait à croire que la nouvelle monnaie pourrait être une réalité en 2020. C’était sans compter avec les réticences, voire même les critiques acerbes qui allaient se manifester ici et là. Fondamentalement, une scission entre les pays francophones et anglophones de la CEDEAO apparaît comme une véritable menace. Certains analystes n’hésitent pas à parler de retour au “clivage linguistique colonial”, lequel a longtemps contribué à créer plutôt des divisions au sein de la sous-région. L’on comprend dès lors pourquoi la Commission de Bruxelles semble opter pour la prudence, préférant laisser évoluer les débats intra-africains avant d’esquisser des commentaires concernant l’avènement de l’Eco dont la “parité” avec l’Euro n’est pas encore clarifiée.

Avec le communiqué rendu public par les pays de la ZMAO, la sous-région semble revenir à la case départ. A l’image du serpent qui se mord la queue. Outre les efforts techniques de convergence macroéconomique, des challenges politico-diplomatiques sont à relever pour briser le cercle vicieux dans lequel se trouve le projet de monnaie unique de la Cedeao■

Frédéric Fougerat: « Maîtriser son identité numérique, c’est garder le contrôle de soi »

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Le Directeur de la communication et Marketing chez Foncia groupe vient de publier aux Editions Bréal un livre intitulé « Un DirCom n’est pas un démocrate ! ». Il revient ici sur les grandes lignes de cet ouvrage.

 

« Un DirCom n’est pas un démocrate ! »… Quel message avez-vous voulu faire passer à travers cet ouvrage ?

Dans cet ouvrage, j’ai surtout voulu partager mon expérience de plus de 30 ans de direction de communication. Ma vision de ce métier, son évolution, comme l’évolution de ses enjeux, sa dimension stratégique, et le poids récent des réseaux sociaux, où je suis exposé et donc visible.

Ce livre me permet aussi de mettre l’accent sur deux points importants. D’abord, le fait que la communication est un métier. C’est même un écosystème de métiers. La communication requiert une somme d’expertises qui ne permet pas de s’improviser dans ce métier. Et même un sens aigu de la communication ne fait pas de l’heureux titulaire de ce don un professionnel.

Ensuite, le titre volontairement provocateur de ce livre veut rappeler que la communication, ce n’est pas être en quête d’un consensus. Ce n’est pas chercher faire plaisir au plus grand nombre. C’est servir une vision. C’est s’engager pour être efficace au service d’objectifs stratégiques.

Dans votre livre, vous affirmez que pour rester dans la course à l’emploi et optimiser ses chances d’évolution professionnelle, il faut maîtriser son identité numérique et travailler sa notoriété. Pourquoi ?

Maîtriser son identité numérique, c’est garder le contrôle de soi. Nous sommes souvent les premiers responsables d’une empreinte numérique négative, notamment en partageant des informations personnelles ou professionnelles qui ne devraient pas entrer dans la sphère publique. Et avec le numérique, ce qui y entre n’en sort généralement jamais. Il est donc préférable de maîtriser son identité, son image, et toutes les informations qui se rapportent à soi.

Ensuite, il est possible de donner une valeur à cette identité numérique, ce que je nomme la valeur sociale. C’est l’influence que chacun peut acquérir dans un domaine d’expertise, grâce à un talent, à son physique, à son humour… et cette valeur peut faire la différence à l’occasion d’un recrutement.

La communication travaille de plus en plus à anticiper les crises ou à les gérer. Quel est votre regard sur la gestion des dernières crises sociales en France ?

Pour des institutions démocratiquement élues, il me semble de plus en plus compliqué de pouvoir agir dans un environnement de contestation continue, où leur légitimité est en permanence contestée. La démocratie, c’est le débat, puis l’élection de celles et ceux qui sont mandatés par la majorité pour agir. Nous sommes en train de sortir de ce modèle, pour aller vers un système qui tendrait de légitimer le bruit, qui l’emporterait alors sur le suffrage universel. Nous vivons une époque qui donne plus de valeur à l’indignation qu’à l’engagement, à la réaction qu’à l’action, à l’émotion qu’à la réflexion. De fait, la communication classique n’est certainement plus adaptée à notre époque. Notamment face aux activistes formés aux préceptes du sociologue américain Saul Alinsky, pour lequel il y a quatre phases de communication à mettre en œuvre pour déstabiliser un gouvernement : la provocation, qui amène à la répression, puis à la victimisation et enfin à la solidarité. Aujourd’hui, cette théorie s’avère particulièrement efficace une fois mise en pratique, avec les réseaux sociaux.

On est aujourd’hui dans un monde qui est très communicant, où l’instantanéité rythme les journées au son des notifications des smartphones. Est-ce finalement évident de savoir à quel moment prendre la parole ou se taire ?

Non, cela n’a rien d’évident. Cela suppose de considérer de nombreux paramètres que maîtrisera un professionnel de la communication grâce à son expérience et son expertise. Il s’agit de savoir faire preuve à la fois d’observation, d’écoute et d’analyse, pour comprendre l’environnement et les parties prenantes, dans lequel et avec lesquelles on doit intervenir. Il faut évidemment savoir faire preuve de discernement et de sens politique, qualités indispensables au bon communicant. Enfin, il s’agit de savoir s’engager, afin de décider de communiquer ou pas, de prendre la parole, et à quel moment, ou se taire, et pendant combien de temps…

À un moment où aucune entreprise ou marque n’est à l’abri d’un lynchage médiatique, le temps et la façon de toucher les gens sont-ils importants à votre avis ?

Oui, c’est essentiel et cela peut-faire la différence. C’est même dans ce type de circonstances que la formule « tout est une question de timing » prend tout son sens. La même action, menée à deux périodes différentes, le même mot prononcé à deux moments distincts n’auront pas le même impact ou la même résonnance. Ils ne provoqueront pas la même émotion. Ils n’auront pas la même utilité. D’où l’importance de savoir choisir le bon moment pour agir, s’exprimer ou pas.

Ce qui est essentiel aussi, c’est d’être préparé à affronter la crise. C’est un temps particulier de la vie professionnelle. Un des moments les plus sensibles, les plus exposés, où la préparation et l’expérience permettent de se consacrer pleinement à l’intelligence du sujet, et non à des questions secondaires d’organisation ou de coordination, qui doivent avoir été anticipées et être réglées, connues, partagées quand survient la crise.

Peut-on réellement évaluer les compétences d’un DirCom ?

Il existe de plus en plus de données mesurables qui permettent d’évaluer certaines compétences d’un DirCom. Il faut toutefois savoir faire preuve de discernement quant à l’usage de ces données. Par exemple, dans les relations presse, on ne peut pas se limiter à une évaluation quantitative. Ce n’est pas positif d’avoir plus de retombées presse, et négatif d’en avoir moins.

D’une part, il faut analyser la tonalité de ses retombées. Si elles sont négatives, leur quantité n’a rien de positif. D’autre part, il faut aussi analyser les circonstances. Pourquoi avons-nous plus de retombées ? Est-ce directement lié à une production de contenus de votre service communication, ou est-ce lié à des aléas qui ne sont pas maîtrisables, ou pas de la responsabilité de la direction de la communication.

Ensuite, les capacités d’engagement, de décision, de discernement, de réactivité sont clés, mais plus complexes à évaluer, tout comme la valeur sociale, essentielle pour les communicants à l’ère de l’influence en ligne et de la crise permanente, qui nécessite la connaissance de pratiques, d’attitudes et de compétences spécifiques.

Qu’est-ce qui rend un DirCom heureux en 2020 ?

La communication est un travail collectif. Ce qui rend un DirCom heureux, c’est avant tout l’engagement et la créativité de son équipe, et l’intelligence collective, qui permettent de grands succès.

Propos recueillis par Cyrille Djami à Paris

Patronat dissonant : Le Mecam désavoue le Gicam

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Daniel Claude Abate,président du Mecam

Le Président du Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam) a saisit le Chef de l’Etat il y’a quelques jours pour présenté les « principales récriminations des chefs d’entreprises sur une politique fiscale à problèmes au Cameroun ». Dans sa sortie, Célestin Tawamba reproche à Mosdeste Mopa, le directeur général des impôts (DGI) sa relation avec les entreprises et les organisations qui les représentent. Depuis cette sortie du Gicam, des réactions se multiplient.
Dans un communiqué daté du 29 janvier 2020, Daniel Claude Abate, président du Mouvement des entrepreneurs du Cameroun(Mecam) souligne que la correspondance du président du Gicam n’engage de quelque manière que ce soit la voix du secteur privé. « Le Mecam n’a pas été consulté ni associé de près ou de loin à la préparation ou à la réaction de cette correspondance…La correspondance du Président du Gicam est donc pour nous une initiative interne et particulière à cette organisation patronale qui ne saurait engager de quelque manière que ce soit la voix du secteur privé dans son ensemble et certainement pas celle du Mecam » souligne le communiqué de Daniel Claude Abate.
Dans la même veine, le Mecam « salue les importantes réformes qui ont été menées à la DGI ces dernières années et qui ont abouti à des avancées significatives pour les entreprises en général et les PME en particulier tant en termes de simplification des procédures fiscales qu’en termes de facilitations diverses ». Aussi, « nous ne pouvons qu’encourager la DGI à poursuivre ces reformes de modernisation et de transparence » conclut le Mecam.
Hervé Fopa Fogang

Editorial / L’Economie Media group : Un nouveau cap

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Thierry Ekouti,Directeur général de l'Economie Media Group

Au moment où votre journal engage sa neuvième année, même si la mission que nous nous sommes fixés dès le départ de délivrer une information à valeur ajoutée reste inchangée, c’est avec beaucoup d’innovation que nous comptons servir nos lecteurs cette année 2020. Sous la coupole de L’Economie Media Group, trois publications : le quotidien L’Economie, l’hebdomadaire L’Economie Report, et le mensuel L’Economie International.

Dans un environnement où le cross media va plus que jamais guider les stratégies dans la presse, la présence sur notre site internet www.leconomie.cm et nos réseaux sociaux va se traduire par des reportages, enquêtes et autres interviews à travers notre web tv « L’Economie tv ».

Les changements que vous vivez se veulent à la fois éditorial et graphique. Le papier saumon propre à la presse économique de part le monde. Une nouvelle charte, de nouvelles rubriques. A l’heure des « fake news », il est questions de servir une information de qualité, une analyse approfondie de sources fiables. Nous restons toutefois à votre écoute pour les critiques et suggestions afin de mieux vous servir.
Thierry Ekouti

Relations GICAM-DGI : Le Président Célestin Tawamba écrit au chef de l’Etat

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Célestin Tawamba,Président du Gicam

Il y présente les principales récriminations des chefs d’entreprises sur une politique fiscale à problèmes.https://www.ekiosque.cm/journal-198497-Le-Quotidien-de-l’Economie-22-01-2020

 

 

Assurances: De nouveaux directeurs à Allianz Cameroun et Côte d’Ivoire

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Olivier Malâtre,directeur général d'Allianz Cameroun.

Allianz Africa a annoncé plusieurs changements à la direction d’Allianz Cameroun et d’Allianz Côte d’Ivoire ce 15 janvier 2020. Il s’agit d’Olivier Malâtre qui prend la direction générale d’Allianz Cameroun. Il succède à Frédéric Desprez, dont les nouvelles fonctions au sein d’Allianz seront annoncées à une date ultérieure. La nomination d’Olivier Malâtre prendra effet le 1er mai 2020 à la suite d’une période de transition de deux mois.

Du côté de la Cote d’Ivoire, Mamadou Kone, actuel Directeur général d’Allianz Côte d’Ivoire Assurances Vie, prendra également la direction de la filiale Non-Vie à compter du 1er mars 2020. Il succède à Olivier Malâtre, qui occupait la fonction de Directeur Général d’Allianz Côte d’Ivoire Non-Vie depuis 2015. Ces changements seront effectifs sous réserve de l’approbation des autorités de régulation du secteur des assurances.

Mamadou Koné, Directeur général d’Allianz Côte d’Ivoire

Coenraad Vrolijk, Directeur général régional d’Allianz Africa a souligné que « à travers ces changements de direction, nous poursuivons la simplification, l’harmonisation et le renforcement du modèle organisationnel d’Allianz Africa afin de mieux répondre aux besoins de nos clients ».

Promotion : Le Camerounais Martin CHE à la tête d’ UBA en Afrique Centrale, Orientale et Australe

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Martin Che

United Bank for Africa (UBA) Plc a annoncé la nomination de Martin CHE au poste de Directeur général régional pour la zone Afrique Centrale, Orientale et Australe (CESA). De nationalité camerounaise, il supervisera les opérations de la banque panafricaine au Cameroun, au Congo Brazzaville, au Gabon, au Tchad, en République démocratique du Congo, au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie, en Zambie, et au Mozambique.
Jusqu’à sa nomination en tant que Directeur général CESA Régional, Martin CHE chargé de la zone CEMAC, contrôlait les opérations d’UBA au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo et Congo Brazzaville depuis 2018. Martin CHE a aussi dirigé les opérations de la banque en tant que Directeur général d’UBA Congo depuis 2013.

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