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Contre-performance : Jumia enregistre un déficit de 43 milliards FCFA au deuxième trimestre 2019

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Les résultats publiés le 21 août 2019 par l’hyper marché nigérian en ligne ne sont pas reluisants.

Les nouvelles ne sont pas bonnes pour Jumia. Le moins que l’on puisse dire c’est que le leader du e-commerce en Afrique a beaucoup perdu. Selon le site d’information « Socialnetlink », les résultats de la plateforme d’e-commerce présente une perte d’environ 43 milliards FCFA au deuxième trimestre 2019. D’après le directeur général de l’entreprise, celle-ci a perdu plusieurs milliards sur les trois derniers mois.

« Notre perte de résultat ajustée avec intérêts, impôts et amortissements (EBITDA) exprimée en pourcentage de la juste valeur marchande a diminué de 5,62% et notre perte d’exploitation, qui s’est élevée à 66,7 millions d’euros (43,7 milliards de francs CFA, ndlr), a diminué de 1,48% », a détaillé Sacha Poignonnec, co-fondateur de l’entreprise basée à Lagos.

Ces pertes sont pires que celles enregistrées à la même période il y a un an. En 2018, Jumia avait perdu 42,3 millions d’euros, soit 27,7 milliards de francs CFA. Ce qui représente une hausse de pertes de l’ordre 36,6% en 2019. Au premier semestre, la société nigériane a déjà perdu 112,1 millions d’euros (73,5 milliards de francs CFA) cette année. Malgré ce tableau noir, Jumia se réjouit de ses 500 000 nouveaux clients enregistrés ces trois derniers mois. Cotée à la bourse de New York, l’entreprise annonce qu’elle compte désormais 4,8 millions de clients actifs sur sa plateforme.

Jumia victime de fraude au Nigeria

« Un malheur annonçant un autre », le 23 août 2019, BBC Afrique mentionnait dans un reportage que, Jumia, la plus grande plateforme de commerce en ligne d’Afrique, « a confirmé des allégations de fraude dans le cadre de ses opérations au Nigeria, son principal marché ». En effet, dans cette collecte,  Jumia affirme que « les commandes passées de manière abusive représentaient 2% du volume de marchandises brutes de la société l’année dernière et 4% au premier trimestre de cette année».

Son PDG, Sacha Poignonnec, a reconnu que des agents commerciaux indépendants et des vendeurs travaillaient avec les employés pour manipuler les ventes en passant des commandes qui étaient ensuite annulées.

Esther Fossi