Accueil Economie Environnement : L’UE et la GIZ engagent la conservation des forêts du...

Environnement : L’UE et la GIZ engagent la conservation des forêts du Bassin du Congo

311
0
Partager

Ils viennent de lancer un projet de bourses de formation dans certaines écoles du Réseau des institutions de formation forestière et environnementale en Afrique centrale.

L’Union européenne (UE) et la coopération Allemande (GIZ) ont signé le 15 janvier 2019 à Yaoundé une convention pour professionnaliser les activités de conservation dans les forêts du Bassin du Congo. « Le projet qui nous réunit aujourd’hui fait partie d’un programme régional de plus de 45 milliards FCFA en faveur de la préservation de la biodiversité et des écosystèmes fragiles. Ce programme, mieux connu sous le nom de ECOFAC 6, a été lancé en 2017,  dans tous les pays membres de la CEEAC. Ici au Cameroun, deux aires protégées, notamment la Réserve du Dja et le Parc National du Faro sont appuyés directement par ce programme » a déclaré Hans Peter Schadek, ambassadeur, Chef de délégation de l’Union européenne au Cameroun.

Ainsi, la GIZ  sera l’agence de mise en œuvre du projet. En plus du perfectionnement de la formation de près de 120 professionnels du secteur forestier,  il sera aussi question d’améliorer le fonctionnement de l’Ecole régionale postuniversitaire d’aménagement et de gestion intégrée des forêts et territoires tropicaux de Kinshasa (ERAIFT), ainsi que celui de l’Ecole de Faune de Garoua (EFG).

Aussi, ce projet compte renforcer toutes les structures de gestion des aires protégées d’Afrique centrale, de sorte à mieux encadrer les initiatives liées à la conservation ou à la préservation des écosystèmes fragiles. Les interventions et initiatives prévues dans le cadre de ce programme informe l’UE sont complémentaires et entrent en droite ligne des appuis déjà existants de la GIZ et d’autres partenaires engagés dans le domaine de la formation des éco-gardes.

« Nous pensons que la préservation des écosystèmes protégés en Afrique Centrale est un enjeu majeur, notamment pour les générations à venir.  Nous espérons donc que les 242 bourses qui seront accordées, avec un appui européen, permettront de former davantage de personnels qualifiés dans le domaine de l’aménagement et de la gestion durable des Forêts et de la Faune du Bassin du Congo, une zone qui, comme nous le savons tous, a une biodiversité très riche et unique », renchérit Hans Peter Schadek.

Les forêts du Bassin du Congo (plus de 200 millions d’hectares, environ 400 espèces de mammifères, 1 000 espèces d’oiseaux, ainsi qu’une immense diversité d’espèces végétales) « constituent, pour les pays d’Afrique centrale, un important secteur économique. Elles sont essentielles dans les processus de conservation de la biodiversité et de régulation du climat à travers le monde ». Pour protéger cet écosystème en son genre et, par conséquent, réduire la pauvreté des populations riveraines, « il est nécessaire (et c’est l’une des missions du Programme d’appui à la préservation de la biodiversité et des écosystèmes fragiles) de coordonner les politiques nationales des États riverains dans le cadre d’initiatives et projets transfrontaliers».

Hervé Fopa Fogang