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Financement : La Banque mondiale octroie 65 milliards FCFA pour l’éducation au Cameroun

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Ce financement servira à lutter contre les insuffisances du secteur éducatif en termes d’équité, de qualité et de gouvernance relevées dans le Document de stratégie du secteur de l’éducation et de la formation.

La Banque mondiale a octroyé au gouvernement camerounais 130 millions de dollars (environ 65 milliards FCFA), géré et mis en œuvre par le Programme d’appui à la réforme de l’éducation au Cameroun (PAREC). Ledit financement qui est mis sous la tutelle du ministère de l’Education de base (Minedub) servira à la mise en œuvre de sa Stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation.

Spécifiquement, il s’agit pour le Minedub de lutter contre les insuffisances du système éducatif en termes d’équité, de qualité et de gouvernance relevées dans le Document de stratégie du secteur de l’éducation et de la formation (DSSEF). Il sera question pour le PAREC mettre sur pied un certain nombre de réformes, à l’instar de la gestion des enseignants par la mise sur pied d’une stratégie de recrutement et de stabilisation des enseignants.

La réforme du manuel scolaire par l’accompagnement du gouvernement dans l’élaboration de la politique nationale du manuel scolaire, avec pour finalité de rendre disponible ledit manuel scolaire. Outre la systématisation des acquis scolaires, le financement de la Banque mondiale servira aussi au développement du préscolaire communautaire et au renforcement des capacités des enseignants à l’utilisation des nouveaux curricula.

Le financement du PAREC vise aussi le recrutement des enseignants titulaires du Certificat d’aptitude pédagogique d’instituteur de l’enseignement maternel et primaire (CAPIEM), en qualité d’instituteurs contractualisés. L’argent servira à distribuer aux élèves des écoles primaires publiques des manuels scolaires essentiels et l’introduction du financement basé sur la performance dans la gestion des écoles.

Des établissements scolaires à la traine en zone rurale

Pour mémoire, sur la période 2006-2011, le Cameroun a élaboré et mis en œuvre une politique sectorielle de l’éducation, ancrée sur les orientations du Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP). Selon des prévisions officielles, le gouvernement camerounais va conduire un programme de construction d’écoles complètes, représentant environ 1 500 salles de classes par an, pour un peu moins de 3 000 par an en fin de période 2021.

En 2000, le gouvernement  a  opté pour une politique de zones d’éducation prioritaire. Cette dénomination est utilisée pour désigner les  régions qui accusent un retard dans la  scolarisation en général,  et en ce qui concerne les filles en particulier, en comparaison des valeurs nationales. Ces régions se voyaient alors par principe favorisées dans l’allocation des intrants de base, dans le souci de combler leur retard. Cette politique a porté ses fruits, puisque les écarts de scolarisation entre les régions les moins favorisées et la moyenne se sont réduits  de façon spectaculaire.

Selon des chiffres officiels publiés dans le Document de stratégie du secteur de l’éducation et de la formation, seules 43% des écoles en moyenne ont des latrines, contre 9% seulement en milieu rural. Pour ce qui est de l’approvisionnement en électricité, seules 14% sont alimentées.

Jean Daniel Obama

 

 

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