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Le bras de fer entre la compagnie de téléphonie et ses employés fait des victimes. La filiale camerounaise du Vietnamien Viettel, a engagé un processus de licenciement de ses employés entrés en grève illimitée depuis le 11 juin 2020. A date, une cinquantaine d’employés ont déjà reçu un document avec un motif identique : « Licenciement pour faute lourde ».

« En date du 11/05/2020, nous avons reçu une correspondance d’un mouvement syndical dont vous faites partie nous faisant part de revendication à l’endroit de l’entreprise. Le temps pour l’entreprise de se préparer pour mieux organiser le cadre dans lequel devait se faire les discussions, surprise a été grande de recevoir, le 10/06/2020 de votre syndicat un avis de grève illimitée qui prendrait effet dès le lendemain. En date du jeudi 11/06/2020, vous avez été formellement identifié parmi ceux qui ont participé à cette grève qui porte un coup grave à la réputation et à l’image de l’entreprise. Ceci est inacceptable ! », Peut-on lire dans l’une de ces correspondances cosignées par le directeur des ressources Ahmadou Maliki et le directeur général Haman Oumar. « Fort de tout ce qui précède, vous êtes informé de votre licenciement pour faute lourde dès ce jour vendredi 12 juin avec tous les effets de droit qui en découlent», poursuit la lettre.

Pour le Syndicat national des travailleurs des nouvelles technologies et de la communication (Syntic), il s’agit là d’un licenciement abusif. Après que le top management de Nexttel a refusé la médiation de l’inspection du travail, les autorités préfectorales de la ville de Douala, siège de l’entreprise, ont, elles aussi, engagé une négociation au cours de laquelle la direction générale de l’entreprise a promis d’apaiser les tensions. « Mais aujourd’hui, nous sommes surpris par ces lettres de licenciement distribuées dans la rue», déplore le Syntic.

Esther Fossi

 

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