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La zone a été choisie en fonction des atouts naturels qu’offrent ses terres et son climat pour la culture de cette plante.

Le gouvernement recherche un spécialiste pour la conception, fourniture, montage et l’installation de 03 usines modernes d’extraction d’huile de palme, de capacité nominale 06 tonnes/heure, avec mini-centrale électrique. C’est dans le cadre du Projet de développement des chaînes de valeurs agricoles (PD_CVA), pour un délai d’exécution de 15 moins, dans les bassins de production de la Dibamba (Sanaga Maritime), Djombé Penja (Moungo) et Mbanga (Moungo). Le projet se fera grâce à un financement de la Banque africaine de développement (BAD).

Des atouts naturels

La zone dispose de plusieurs atouts pour des activités d’extraction d’huile de palme. D’abord, des terres jaunes ferrallitiques issus de dépôts de sable du Tertiaire. Offrent une bonne profondeur, sont légers et présentent une bonne texture pour la physiologie du palmier. La zone du Moungo se situe au cœur du Golfe de Guinée, où il tombe entre 2 500 et 3 000 mm de pluies par an. La bonne répartition des pluies de mai à octobre influence favorablement le cycle végétatif du palmier à huile.

Les grande et petite saisons des pluies sont plus propices aux travaux d’entretien (désherbage, élagage, épandage d’engrais) des plantations, afin qu’à l’avènement de la saison sèche (de novembre à avril), les récoltes puissent être fructueuses. Comme autre atout, l’insolation existant dans le Moungo variant entre 1 600 et 8 700 heures par an et la température moyenne annuelle assez constante, voisine de 25°C, donnant lieu à de faibles amplitudes thermiques.

Selon des prévisions disponibles, les producteurs des huiles végétales raffinées et de savons au Cameroun, devraient importer une cargaison de 90 000 tonnes d’huile de palme brute au cours de l’année 2020, afin de garantir l’approvisionnement des usines de raffinage en matière première. Il faut préciser que le Cameroun connait un déficit structurel de 130 000 tonnes chaque année. La construction de nouvelles usines permettront ainsi de booster la demande nationale.

Pour mémoire, l’offre locale d’huile de palme est passée de 343 000 tonnes en 2014 à 413 000 tonnes en 2018, et est projetée à 450 000 tonnes en cette année 2020. Toute chose qui révèle toujours un important gap entre les besoins réels des transformateurs et la production nationale.

Jean Daniel Obama

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