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Initiative: « Calao Food and drugs » fabrique des whiskies de fruits 100% made in Cameroon

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Cette petite distillerie veut bousculer l’ordre établi, en créant de nouvelles liqueurs aromatiques à base d’ananas, goyaves, mangue, menthe, entre autres.

Un whisky camerounais  base de fruits ? Tout à fait. La distillerie, « Calao Food and Drugs », basée  à Mbalmayo, met sur le marché de nouveaux liqueurs 100% made in Cameroon (MIC) sous la dénomination de  « Diocèse ». Pour créer ce whisky, son promoteur Jean Adams Atembone a choisi de l’eau de vie (alcool obtenu par distillation de jus fermenté de fruits). « Nous procédons à des fermentations du vin de palme cueilli et amené à 15° pour obtenir de l’éthanol à 98%. Ce qui demande des techniques et procès recherchées à nos soins. En deux semaines, nous obtenons la matière première, bio », relate-il avec humour.

Au bout de 14 jours, il ajoute tous les ingrédients supplémentaires (ananas, menthe, goyave, mangue, etc.), sans oublier la canne à sucre pour faire de l’arôme. Ceux-ci sont stockés dans des cuves appropriées pendant deux mois, pour un rendement optimum. « A la fin, nous obtenons quelque chose de très originale et spéciale que beaucoup de personnes ne peuvent pas avoir parce que nous vivons en forêt tropical. Aucun additif sur nos produits. Tout est naturel. Parce que même le colorant, c’est fait à base des concentrés de l’ananas, de la mangue et de la goyave. En même temps, le fruit donne du sucre et sa couleur  à chaque produit.

Donc le sucre en lui-même est inoffensif pour l’organisme et surtout pour tous ceux qui sont malades (diabète, tension artérielle) », explique le promoteur des whiskies « Diocèse ». Pour le moment, près de 300 bouteilles sont produites chaque mois et distribuées aux particuliers. « Nous faisons la vente directe, la vente expérimentale. La vente entre particulier et un réseau d’amis.  Je viens de m’installer de nouveau au Cameroun après une  expérience passée en occident », indique Jean Adams. En effet, partir en France à l’âge de 21 ans, il a étudié l’informatique, la biologie et la chimie. Sorti de l’université, il a travaillé dans l’industrie pharmaceutique à l’Hexagone, en Suisse et en Belgique. Apres cette expérience, il dit avoir compris qu’il était fait pour « être solo ».

« L’expérience dans l’industrie, m’a permis de me lancer dans l’agro-alimentaire. L’idée des boissons germera très vite, des jus ‘abord mais je rends compte que je ne peux pas les faire bio, trop de contraintes. Je décide de les faire à base d’alcools, plus maniables chimiquement. Ça m’as pris deux ans pour arriver à fabriquer Diocèse, après de longues recherches » fait-il savoir. L’entrepreneur vante que ses produits auraient quelques valeurs thérapeutiques. Même si lui personnellement n’a pas encore vérifié chimiquement. Mais du bouche à oreille, dit-il,  ses clients lui rapportent les effets thérapeutiques que Diocèse possède.

« Quand vous avez l’anxiété, le produit vous apaise, quand vous êtes stressés, le produit vous détend. Diocèse ne donne pas de maux de tête même en consommant abondamment mais ce que nous conseillons de toujours boire avec modération. C’est très important de le dire parce que quand vous prenez du whisky et que vous avez mal à la tête,  c’est souvent un facteur de mauvaise qualité. La bonne qualité ne fait pas mal à la tête ».

Landry Kamdem