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17 janvier 2022
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Initiative : CyberZone, une start-up axée sur la cybersécurité

Porté par Njifon Sahadou Badaroudine, expert en sécurité offensive et geek informatique, le projet existe depuis un an.


Au moment où la question de protection des systèmes connectés à Internet contre les menaces informatiques visant le matériel, les logiciels et les données est de plus en plus d’actualité, on doit s’intéresser aux organisations qui offrent des solutions face aux attaques informatiques. En effet, la start-up CyberZone située à Douala et conduite par cinq jeunes intervient selon Njifon Sahadou « dans tous les domaines de la cybersécurité auprès des organisations à forte cyber criticité ou des simples entreprises avec un système d’information. Nos services vont de la recherche des menaces qui pèsent sur les entreprises (test de pénétration) en passant par la veille en cybersécurité, les consultations et les formations sur mesure pour la finance, la défense, les télécommunications et les simples travailleurs », explique l’expert.

Concernant les formations, cette jeune pousse « créée et recycle les compétences en cybersécurité offensive à travers ses certifications développées en tenant compte de l’environnement numérique Africain dans les domaines spécifiques de la sécurité offensive (hacking), de l’analyse des logiciels malveillants mais aussi dans le domaine de l’investigation forensique », explique le porteur de projet. Comme actualité concernant la start-up, CyberZone travaille actuellement sur un vaste programme d’évaluation du niveau de vulnérabilité des grandes entreprises sur internet.

Les premiers pas dans l’action

Selon le porteur de projet, CyberZone a participé à la formation de sensibilisation des jeunes dans les communes des localités du Nord et du littoral. Aussi, la jeune pousse a, grâce à son académie, déjà formé et certifié plusieurs jeunes en sécurité offensive. En outre, « CyberZone a déjà participé au programme de  test de pénétration de plusieurs grandes entreprises locales dont le but est de trouver et corriger des menaces potentiellement exploitables par les pirates informatiques », explique Njifon.

La start-up veut « contribuer à la création d’un cyber-espace africain plus sûr et plus sécurisé pour les organisations et les personnes ». Pour cela, « nous avons avant tout besoin de la collaboration des entreprises dans la lutte contre la cybercriminalité mais aussi de l’appui financier que ce soit des investisseurs ou des partenaires qui partagent les mêmes combats que nous ».

Alerte sur les cybercrimes

L’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication énumère plusieurs types de cybercrimes. Entre autres, le  scamming, qui se manifeste par des arnaques réalisées principalement au moyen de l’Internet. Ce type de cybercrime, qui représente  environ 80% des cas de cybercriminalitéa entraîné des dommages estimés à 7 milliards depuis 2010. L’usurpation d’identité sur les réseaux sociaux. L’Antic a observé une prolifération de faux comptes usurpant les identités des hautes personnalités. Ces faux comptes sont utilisés par des cybercriminels pour extorquer de l’argent aux usagers, en leur promettant des emplois ou l’attribution des Marchés publics. Depuis 2018, l’Antic a détecté 5113 faux comptes, dont près de 80% ont été supprimés… Aussi, il existe le skimming : il s’agit d’une technique de fraude à la carte bancaire. Ce type de cybercrime représente moins de 1% des cas de cybercriminalité, mais cause des dommages très importants. Une attaque de ce type avait entraîné des pertes de plus de 3 milliards à une banque locale en 2010.

 Esther Fossi

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