19.1 C
Yaoundé
17 janvier 2022
Actualités Economie

Initiative : Face à la montée de la famine, l’ONU organise un sommet sur les systèmes alimentaires

Ces travaux se tiennent au moment où la famine touche 811 millions de personnes dans le monde, tandis que 2,7 milliards d’individus n’ont pas accès à une alimentation saine.


Près de 20 ans après le dernier sommet sur l’alimentation, l’Organisation des Nations-Unies (ONU) a ouvert hier jeudi 23 septembre 2021, une réunion pour parler des systèmes alimentaires à New York. Une première depuis 2002, date du dernier sommet mondial de l’alimentation qui s’était déroulé à Rome en Italie.

Plus de 85 chefs d’Etat et de gouvernement étaient attendus pour participer à ce sommet en virtuel. Il faut noter que les systèmes alimentaires sont jugés responsables d’environ un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre et la faim continue de progresser dans le monde. Et la faim continue de progresser : elle touche 811 millions de personnes dans le monde tandis que 2,7 milliards de personnes n’ont pas accès à une alimentation saine, selon un rapport de l’ONU.

« Dans la réalité, les choses sont plus polémiques. Certaines ONG dénoncent l’invisibilité de la société civile et des petits producteurs et l’omniprésence des multinationales. Et pour cause, c’est la première fois qu’un sommet de l’ONU sur l’alimentation n’est pas initié par les États, mais est issu d’un partenariat avec le forum économique de Davos. Le mélange des genres fait grincer des dents » renseigne rfi.fr.

Certains scientifiques, à l’instar de Stephan Rist (chercheur international sur la durabilité des aliments) estiment que l’accent mis sur l’agro-industrie ne tient pas compte du fait que ce sont principalement les grandes exploitations agricoles et les entreprises organisées à l’échelle mondiale qui sont à l’origine de la majeure partie du gaspillage alimentaire. Le scientifique estime que leur principal problème n’est pas de ne pas savoir comment produire de manière écologique et durable, mais que le travail supplémentaire n’est pas rémunéré équitablement par les marchés.

Selon les récriminations de certains scientifiques suisses qui ont boudé ledit sommet, l’agenda des travaux est une feuille de route en faveur d’une agro-industrialisation globale, qui ignore tout simplement les intérêts légitimes des familles et des petits agriculteurs et agricultrices. Pour ces scientifiques, l’agroalimentaire prône les monocultures, les pesticides, les engrais minéraux et les semences provenant de sociétés internationales, ce qui engendre la dépendance des petits agriculteurs et agricultrices.

Selon  Stephan Rist, dans le système alimentaire agro-industriel, beaucoup d’énergies fossiles, de pesticides, de semences commerciales et d’engrais artificiels sont utilisés pour produire des aliments qui sont livrés le moins cher possible à la population mondiale, malgré d’énormes dégâts économiques.

Articles similaires

Endettement : La BAD octroie 205 milliards FCFA au Cameroun pour trois projets

Hervé Fopa

Accès à l’électricité : Près de 874 milliards FCFA à mobiliser par l’Etat pour électrifier 9000 localités

Hervé Fopa

Port de Kribi: R-Logistic reprend les actifs de Necotrans

admin
error: Content is protected !!