19.1 C
Yaoundé
17 janvier 2022
Actualités Business Economie

Inondations au Cameroun : Greenpeace Afrique exige une gestion efficace des risques

L’Organisation non gouvernementale exige une réaction prompte du gouvernement afin d’anticiper au mieux les catastrophes.


Les pluies sont là et il faut agir. Notamment, pour les régions du Littoral, de l’Extrême-Nord et de  l’Adamaoua, qui subissent des inondations à chaque saison. Une situation déplorable d’autant plus qu’elle crée des dégâts matériels importants et des pertes en vies humaines. A cet effet, Greenpeace Afrique demande au Cameroun d’agir rapidement pour mieux gérer les risques et les catastrophes.

Le phénomène est grandissant au fil des ans. Les inondations ont encore fait des morts et des dégâts au cours de ce mois d’août qui s’achève.  «  Face à cette situation qui semble s’empirer au fil des ans, les réponses du gouvernement camerounais semblent ne pas endiguer la saignée. Et ce sont les populations qui trinquent », s’indigne l’ONG.

De l’Extrême-Nord au Littoral en passant par l’Adamaoua, des fortes pluies ont récemment fait des inondations.  Devenues récurrentes, comme dans plusieurs autres pays à travers le monde, ces inondations « sont l’un des signes forts que les changements climatiques sont une réalité et nécessitent une action urgente des dirigeants ». Pour Ranece Jovial Ndjeudja, responsable campagne chez Greenpeace Afrique,  « Il faut attaquer le problème à la racine. Les inondations dont nous sommes victimes aujourd’hui sont le fruit d’une faible voire absence de prévision de la part du gouvernement ».

 Il faut donc que le Cameroun prenne ses responsabilités et reconsidère les engagements internationaux en matière de gestion des risques et catastrophes naturelles, de protection des personnes et de lutte contre le changement climatique. «Nous constatons que, pour des villes comme Douala et Yaoundé, la sortie des cours d’eau de leur lit est liée en partie au bouchage des drains par les bouteilles plastiques. Où en sommes-nous avec l’interdiction de l’utilisation des emballages plastiques non biodégradables décidée en 2014? Il est clair que son implémentation s’est limitée aux premières semaines de la signature de l’arrêté! », déplore à nouveau Ranèce Jovial Ndjeudja.  

Ainsi, il est important pour le Cameroun de s’assurer de mettre en œuvre les mesures prévues dans son plan de contingence, aussi Il est bon de mettre en place les mesures d’adaptation afin de prévenir les catastrophes liées au climat changeant. Sans oublier de protéger les populations et leurs biens, afin de rester en cohérence avec ses engagements internationaux en matière de lutte contre les changements climatiques.

Rappelons qu’en 2020, près de 160 000 personnes ont été affectées par les inondations dans l’Extrême-Nord, alors que la région était déjà en proie aux exactions de la secte Boko Haram.


Julie Bilo’o Lindjeck

Articles similaires

Rencontre économique : Près de 1 000 exposants attendus à la Foire commerciale intra-africaine

Hervé Fopa

Industries extractives : Ce qui ressort du Rapport de l’ITIE 2018 Il a été présenté le 29 juin 2021 à Yaoundé

Hervé Fopa

Initiative : The Okwelians s’engage à accompagner les Collectivités territoriales décentralisées

Hervé Fopa
error: Content is protected !!