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Interview /François Murangira : « La création des emplois décents se fera avec les jeunes entrepreneurs »

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Le Directeur du BIT Cameroun, Guinée Equatoriale et Sao Tome et Principe a bouclé sa tournée d’évaluation des réalisations dans les différents sites d’intervention du programme de promotion de l’entrepreneuriat jeune (PEA-Jeunes).

Quelle évaluation faites-vous au terme de votre tournée ?

Cette tournée d’évaluation s’est faite avec mes collègues, mais aussi avec une équipe du ministère de l’Agriculture et du développement rural et du ministère de l’élevage, des pêches et des industries animales et une équipe du PEA-Jeunes. J’ai une impression positive parce que je vois le dynamisme des jeunes entrepreneurs dans la création d’entreprise grâce à la formation que nous leur donnons. On apprécie leur dynamisme, les résultats positifs. Mais l’autre objectif de la mission était aussi de voir si on peut améliorer notre intervention. Nous avons justement constaté qu’il y a des choses à améliorer tels que mettre en place une plateforme de rencontre permanente entre les jeunes entrepreneurs et les autres parties prenantes.

Mais nous pensons que les solutions sont avec eux. Si les jeunes peuvent se regrouper entre eux en réseau, ils pourront trouver des solutions à certaines préoccupations. Mais si à leur niveau, ils n’arrivent pas à en trouver, à ce moment, ils pourront faire recours aux administrations appropriées. Nous sommes persuadés du fait que 80% des solutions viendront de leurs échanges de bonnes pratiques et des expériences des uns et des autres. Nous sommes satisfaits de ce que tous ces jeunes font, lorsqu’on parle de création d’emplois décents, c’est avec les jeunes. L’Etat ne pourra pas satisfaire tout le monde en termes d’emplois décents, c’est avec l’entreprenariat, mais c’est l’entreprenariat des jeunes qui aidera à atteindre cet objectif. Nous continuerons en tant que BIT à former les jeunes, à les aider à avoir les idées d’entreprises, à créer les entreprises, les aider à mieux gérer ces dernières et de manière durable.

Quelle est concrètement la contribution du BIT dans ce vaste chantier de l’entreprenariat jeunes ?

Notre contribution est une contribution technique en termes de formation. Le BIT vous savez est une organisation qui a 100 ans cette année, et pendant cent ans d’existence, nous avons développé des idées de programme, des outils, des politiques, des normes sur les questions d’entreprise. Parlant d’outils ce sont ces derniers que nous mettons à la disposition des jeunes. Ils bénéficient des techniques de formation pour créer et gérer des entreprises viables et durables. Nous intervenons dans le renforcement des capacités. La capacitation, c’est très fondamental. On a beau avoir des ressources comme la forêt, la terre, les ressources minières comme le Cameroun, mais si on n’a pas les ressources humaines qui ont la capacité de transformer ces ressources en richesses, il y a un problème. C’est à ce niveau que le BIT intervient donc pour faciliter et outiller les jeunes à se transformer en des entrepreneurs qualifiés capables de créer, et de gérer des entreprises qui offrent des emplois décents et transforment la société dans laquelle ils vivent.

Propos recueillis par El Nasri

 

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