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17 janvier 2022
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Marthe Angéline Minja : « L’une de nos missions est de vendre positivement l’image de notre pays »

La directrice générale de l’Agence de promotion des investissements parle de  l’industrialisation comme clé  du  développement  de l’Afrique.

Madame la directrice  générale de l’Agence de promotion des investissements, quelle appréciation avez-vous fait  de la deuxième édition de  Pro Meet Up And Learn qui a eu lieu  à Douala les 15 et 16 septembre 2021  ?  

Je pense  que mon appréciation est positive dans la mesure où le thème général qui a été choisi et les différents panels mis en place ont évoqué les problèmes de l’heure qui se posent non seulement au  Cameroun mais  en Afrique en général.  Des sujets d’actualité majeurs qui sont  importants pour des acteurs économiques y compris les politiques ont été évoqués.

Vous avez participez à l’un des panels portant sur l’industrialisation comme clé  du  développement  de l’Afrique. Quelles sont les leviers  sur lesquelles il faut  s’appuyer pour industrialiser  le continent ?

Pour répondre à votre question qui est d’ailleurs pertinente, je voudrai dire que je ne veux pas parler des autres.  Je parle de ce qui concerne l’Agence de promotion des investissements (API). Lors de mon intervention au panel, j’ai dit que l’API au vu des différentes interventions  sur la Zlecaf au vu du dispositif de celle-ci et je crois que l’API a un grand rôle à jouer. Parce que lorsqu’on  parle d’industrialisation, on  parle de tout ce qui  a trait  aux investisseurs. Alors, il faut qu’on attire les investisseurs nationaux d’abord et ensuite étrangers. Surtout étrangers parce que ce sont eux qui vont venir avec leur expertise, les nouvelles technologies voire les financements.  Et  je crois que c’est le  rôle de notre agence.

Nous réfléchissons depuis 2019 sur ce problème et nous avons fait un certain nombre de recommandations.  Et avant d’y arriver, je crois qu’il il est important aujourd’hui  qu’on ait une vision africaine, qu’on arrête les promotions nationales. Si on parle de la Zlecaf, c’est qu’il y a un enjeu technique et il y a une industrialisation qui doit suivre ce marché.

Ce que je veux dire c’est qu’il doit avoir des grands regroupements y compris au niveau des politiques de promotion qu’il faut revisiter aujourd’hui puisqu’on puisse atteindre  des politiques de promotion sous régionale et  pourquoi pas continentale.

On ne peut pas seulement se contenter des politiques mises en place par notre pays  pour promouvoir uniquement notre pays. Nous pensons qu’il est nécessaire et urgent  de penser aux agences de promotions.  Qu’on commence par la sous-région Cemac ou de la CEAC qui pourrait jouer le rôle d’une structure faitière en matière d’attrait d’investissement étrangers vers l’Afrique.

On  a remarqué   une mobilisation de l’API  à l’événement Pro Meet Up And Learn.  Quel était votre intérêt à être présent ?

Je ne vous l’apprends pas. L’une de nos missions est de vendre l’image  de notre pays. Nous avons  une mission délicate aujourd’hui : c’est de changer la perception  qu’on a de notre pays. Plusieurs citoyens publient  des informations qui ne sont pas vraies. Et je disais que cette mission  n’incombe pas  uniquement à l’Agence de promotion d’investissement, le bras séculier de l’administration dans ce domaine. C’est tout le monde, vous et nous qui devons amener les autres à changer la perception qu’ils ont de notre pays. Quand vous les journalistes vous montrez   les cadavres, les accidents, les bandits, les viols, vous croyez que c’est pour encouragez les investisseurs étrangers ?

Je vais vous faire une petite confidence. Nous avons dans le cadre de notre activité évalué 100 sociétés parmi les 250 qui ont déjà signé des conventions avec l’API. Le rapport n’est pas encore sorti  et pas officiel  mais l’une des conclusions de rapport  c’est que les camerounais ont pu investir au Cameroun. On n’a pas pu vraiment attirer beaucoup d’investisseurs étrangers.

 Propos recueillis par Josiane Ondomboe

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