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Politique: Les quatre propositions de Marafa pour l’alternance en 2018

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L’ex Secrétaire général de la présidence de la République préconise la reconstruction de l’unité nationale, le renforcement des institutions, le changement du model  économique et le rétablissement du leadership international.
Ses idées sont consignées dans 12 pages. Depuis sa cellule, Marafa Hamidou Yaya, ancien Secrétaire générale à la présidence ne doute pas de ses capacités à changer ce pays.  Pour 2018, année électorale, le natif du Nord propose dans une tribune rendue publique aux citoyens d’observer quatre points avant d’aller aux urnes. Il s’agit primo de reconstruire l’unité nationale. Comment y parvenir ? L’auteur propose aux Camerounais de surseoir aux différences ethniques, religieuses ou linguistiques. Par exemple, Marafa développe que la crise anglophone qui persiste malgré les mesures prises par le Chef de l’Etat est l’illustration dramatique d’une unité menacée. Comme solution, il demande à tous ses compatriotes de rechercher le chemin de la paix et l’unité. Et cette unité  passe par l’ouverture d’un dialogue franc avec  les compatriotes originaires du Nord-Ouest et du Sud-ouest. Selon lui,  les autorités devraient reconnaître que le particularisme anglophone est une réalité vivante et durable  dans la loi camerounaise.
Le deuxième axe porte sur le système de gouvernance. Loin d’inciter à la révolte, Marafa Hamidou Yaya invite les électeurs à voter un « président qui gouverne et non  un président qui règne ». Selon ses dires, le gouvernement actuel semble frappé d’immobilisme. Que de promesses non tenues s’indignera-t-il en listant une série de projets restés jusqu’alors dans les tiroirs.  Qu’est devenu le programme de réhabilitation et de construction des forages d’eau potable pour l’Extrême-Nord que vous aviez promis en octobre 2011 à Maroua, lors de la campagne présidentielle ? Où sont les tracteurs et les voitures dont vous annonciez l’assemblage au Cameroun ? Pourquoi le conseil constitutionnel prévu par la constitution de 1996 n’a-t-il pas été créé alors que devant la nation le 31 décembre 2012 vous vous engagiez à le faire après les sénatoriales d’avril 2013 ? Sur ce, l’ex-SGPR invite les populations à ne plus se contenter des simples déclarations. Car pour répondre aux impératifs de dynamisme, de flexibilité et de compétitivité du monde, le Cameroun doit avoir un exécutif efficace. Pour cela nous devons réformer notre constitution. « Je propose de l’articuler sur deux principes la responsabilité et l’alternance » prescrit l’ancien ministre.
 Troisième arrêt. Le changement du modèle économique. Pour créer des  emplois, lutter contre la pauvreté, il faut prioritairement investir dans trois domaines. Notamment les infrastructures, l’innovation et l’éducation. Nous avons besoins de routes et de chemins de fer plus rapides pour transformer les hommes et les marchandises, d’un réseau internet haut-débit pour transporter nos informations et de mieux former nos jeunes, nos professeurs afin que les travailleurs camerounais soient capables les emplois de demain. C’est au prix de ces changements que le pays retrouvera son leader international.
Christelle Belibi