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Production : Ces intrants agricoles importés qui plombent la balance commerciale du Cameroun

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Suivant une étude réalisée par le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) plusieurs produits de base sont très peu transformés localement.

Le Cameroun dispose d’un potentiel agricole important. Cependant, les intrants agricoles locaux sont très peu utilisés par les agro-industries. Ils font recours aux intrants importés pour la fabrication de nombreux produits. Suivant une étude réalisée par le Minepat, le Cameroun enregistre depuis près de 10 ans un déficit continu de sa balance courante dû notamment « à l’accroissement rapide des importation de biens ». Les importations de plusieurs produits en effet grèvent la balance courante au rang desquels figurent les produits agricoles notamment le blé, le riz, le maïs, l’huile de palme, le malt, le sucre, les tourteaux de de soja…

Suivant le Minepat, entre 2010 et 2018, les importations des produits agricoles ont évolué à la hausse passant de 987 milliers de tonnes à 1657,3 milliers de tonnes. Soit une hausse de 67,9% en moyenne pour une facture des importations de produits agricoles estimée en 2018 à 369,9 milliards de FCFA (en hausse de 61,0% par rapport à 2010). Sur la période 2010-2018, la valeur des importations des agricoles et dérivés a représenté en moyenne « 12,5% des importations de biens hors pétrole ».

Inverser la tendance

Le ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire(Minepat) a organisé le 5 septembre 2019 à Yaoundé une concertation avec les grandes entreprises du secteur de l’agro-alimentaire. L’objectif de la rencontre était d’élaborer un plan d’action opérationnel pour l’utilisation accrue des intrants agricoles locaux dans le processus de production. Au cours de cette rencontre, les responsables du Minepat ont souligné la nécessité de promouvoir la transformation plus accrue des matières premières agricoles (cacao, noix de palme, tomate, fruits, poivre, oignon, ail, percil, maïs, soja, manioc, cannes à sucre) pour obtenir les dérivés utilisées par les grandes industries. En favorisant l’installation des unités de transformation dans les grands bassins de production de ces denrées, en renforçant les capacités de transformation des industries existantes (Sodecoton, Soproicam, Maiscam, Sic Cacao).

Hervé Fopa Fogang

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