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C’est du moins ce qui ressort de quatre rapports de dénonciation produits par les Organisations de la société civile (OSC) membres du Système normalisé d’observation indépendante externe (Snoie).

Jules Doret Ndongo, ministre des Forêts et de la Faune (Minfof) a sur sa table depuis le 10 décembre 2019 quatre rapports de dénonciations des cas d’exploitation forestière illégale dans les Régions du Centre et de l’Est. Dans le rapport produit par les OSC membres du Système normalisé d’observation indépendante (Snoie) plusieurs infractions « ont été relevées ».

Entre autres : l’exploitation non-autorisée dans les forêts du domaine national (exploitation non autorisée dans la forêt du Domaine national (FDN) avec utilisation frauduleuse des documents sécurisés, exploitation en violation des normes d’intervention en milieu forestier au Cameroun ) , le non-respect des droits des communautés riveraines de la VC 0808233 attribué à la société Cafeco Sarl qui a déjà exploité prêt de 3500 m3 de bois sans reverser aux populations les sommes destinés aux réalisations sociales (2000/m3) en violation de  l’article 66 (1)1 de la loi de 94 portant régime des forêts .

 

L’exploitation des essences non-autorisées par la Société de Cafeco notamment le Bubiinga (Guibourti tessmannii) et le Wengue (Milletia barteri) dans le permis, réprimée par l’article4 1552 de la loi forestière de 1994 n’est pas en reste des infractions.  Au cours « des investigations menées dans les différents villages, des auteurs présumés des infractions ont été identifiées ». Suivant le rapport, il s’agit de la société Huguette forestière attributaire de la vente de Coupe N° 0808230, de la  société de Cafeco attributaire de la  vente de coupe N° 0808233, de la  Société Cofa (aux environs du village Djaposten (Arrondissement du Dja/Mindourou)  et de la société IFTCA attributaire de la vente de coupe (VC) 0804401.

Les essences exploitées au cours de ces activités d’exploitation forestière présumée illégale précise le rapport sont essentiellement : le Bubiinga (Guibourti tessmannii), le Wengue (Milletia barteri), le Doussié Blanc (Afzelia pachyloba), le Dabéma (Piptadeniastrum africanum) le Tali (Erythrophoeum ivorensis), l’Ayous(Triplochiton scleroxylon), le Fraké…

En effet, le SNOIE est un mécanisme développé par un regroupement des organisations de la société civile qui mènent des activités d’observation indépendante externe suivant un ensemble d’exigences. Ses activités d’observation indépendante externe « consistent à collecter et traiter des données factuelles sur les activités potentiellement illégales et à les transmettre aux autorités compétentes pour d’améliorer l’efficacité des opérations de contrôle et garantir la gestion transparente et durable des ressources du patrimoine national ».

Hervé Fopa Fogang

 

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