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Ils ont été présentés  le 20 avril 2018 au Cresa-Forêt/Bois de de Nkolbisson et vise à améliorer de façon significative la gouvernance forestière.

Les pertes liées à l’exploitation illégale des forêts et le commerce du bois illicite sont estimés selon l’université de Dschang à 50 milliards de FCFA. Pour réduire ces pertes et accompagner’ l’Etat dans la transition vers l’économie verte, cette institution à juger nécessaire de développer des formations en matière forestière et environnementale. Il s’agit : d’un master en gouvernance forestière (formation initiale) destiné aux étudiants des filières dispensant des formations en environnement et foresterie dans les établissements d’enseignement supérieur du Cameroun, d’un programme de formation continue destiné aux professionnels et visant à actualiser leurs compétences en rapport aux problématiques émergentes du secteur forestier. Et un module de formation transversale destiné aux étudiants d’autres filières telles que celles des facultés de sciences et sciences sociales afin d’étendre la culture de la gouvernance en général et de la gouvernance forestière en particulier à d’autres formations.

Au terme de ces différentes formations, les lauréats peuvent devenir experts en politiques et législations forestières, responsables traçabilité et légalité forestières, experts en contentieux forestier, experts en commerce international du bois, négociant en bois, spécialiste en audit, contrôle et certification forestiers. Selon les responsables de l’université de Dschang, les différents programmes n’ont pas été élaborés au hasard. « Une enquête préalable a été menée auprès des acteurs identifiés du secteur forestier (organisations de la société civile, acteurs directs de la gouvernance forestière, entreprises du secteur forestier). L’objectif était d’identifier et de répertorier les besoins en compétences de gouvernance forestière au regard de la dynamique en cours dans le secteur (gestion durable des forêts, système de vérifications de la légalité, droits des communautés, critères de légalité pour la production et l’acquisition de bois au Cameroun etc.) », Explique Edmond Biloa, Vice-recteur  chargé du Contrôle interne et de l’évaluation de l’université de Dschang.

Selon le Pr. Martin Tchamba, chef de projet et enseignant chercheur en foresterie, les premiers appels à candidatures pour les trois programmes de formation en gouvernance forestière auront lieu en septembre 2018. « Les trois programmes de formation de référence en gouvernance forestière qui ont été élaborés avec la participation des professionnels du secteur forestier illustre à suffisance que l’université de Dschang entend intervenir positivement  et sans tarder dans l’amélioration de la chaîne de valeur forestières tout en promouvant une exploitation durable de l’environnement »,souligne le Pr. Roger Tsafack Nanfosso, recteur de l’université de Dschang (Uds).

Il ajoute que les enjeux de l’anthropisation croissante des massifs forestier d’Afrique centrale inspire depuis quelques années au monde universitaire un nouvel espace de réflexion et de pratique qui a mis en exergue non seulement l’émergence progressive  d’une économie verte potentiellement porteuse de croissance, mais aussi la nécessité d’une gouvernance soucieuse de la durabilité des écosystèmes exploités. « Ayant l’agronomie et la foresterie  au principe même  de sa fondation, l’Uds s’est rapidement insérée  dans ce nouvel espace de réflexion et de pratique. C’est pourquoi nous avons encouragé la signature d’un protocole d’accord entre la  Faculté d’Agronomie et des sciences agricoles de notre université et l’Organisation  des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) », explique le Pr. Roger Tsafack Nanfosso.

Hervé Fopa Fogang

 

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