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Selon le directeur de la Division de l’intégration régionale du et Commerce, à la Commission économique pour l’Afrique (CEA), la Zone continentale de libre échange africaine (Zlecaf), peut aider les économies du continent à se remettre de l’impact de la pandémie.

Le Coronavirus fait des ravages dans le monde, mais l’Afrique a une issue de sauvetage. Pour Stephen Karingi directeur de la Division de l’intégration régionale et du commerce, à la Commission économique pour l’Afrique (CEA), cela passe par le Commerce. Le 11 mai 2020, lors d’un évènement en ligne il a signalé que « Stimuler le commerce intra-africain peut servir de plan de relance alternatif pour la création d’emplois, les devises, le développement industriel et la croissance économique ».
La pandémie de Covid19 a prouvé que l’Afrique peut s’adapter et répondre à la demande, selon Stephen Karingi. En termes d’initiatives, l’Afrique du Sud où U-Mask a réorienté sa production de masques de protection pour l’exploitation minière et l’agriculture vers celle des masques respiratoires médicaux. Au Nigeria, l’Agence nationale pour les infrastructures scientifiques et techniques a fabriqué des ventilateurs sur son territoire.
Stratégies potentielles
L’expert du Commerce explique en fait que, si l’Afrique avait mis en œuvre les accords et les cadres tels que la Zlecaf, le Plan relatif à la fabrication des médicaments pour l’Afrique, le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) et le Plan d’action pour le développement industriel accéléré de l’Afrique (AIDA), « nos économies auraient été plus diversifiées, plus fortes et moins affectées par le COVID-19 ».
Issue de sauvetage

A cause du Coronavirus, les gouvernements ont consacré leurs efforts à sauver des vies. Par conséquent, « la date d’entrée en vigueur du 1er juillet 2020 dans le cadre de la Zlecaf a été reportée au moins au 1er janvier 2021 ».
Le retard offre selon la CEA une fenêtre d’opportunité pour une réflexion créative sur la façon dont l’instrument peut être reconfiguré pour refléter les nouvelles réalités et les risques du 21ème siècle. Cela est d’ailleurs nécessaire pour mieux positionner l’économie africaine face aux futurs chocs défavorables émanant de nouveaux virus et du changement climatique, entre autres. Toutefois, l’engouement de la Zlecaf devrait rester, c’est ce qui permettra à l’Afrique de récupérer et de renforcer sa résilience à long terme.

Le COVID-19 a mis en lumière le statut sous-développé des chaînes d’approvisionnement et de valeur africaines. Cependant, la diversification des chaînes d’approvisionnement s’intègre très bien dans le programme d’industrialisation que l’Afrique possède déjà. Il faut donc pour David Luke, Coordinateur du Centre africain pour la politique commerciale, que l’Afrique diversifie ses ressources de chaines d’approvisionnement.
Julie Bilo’o Lindjeck

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