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Gouvernance forestière : Les retombées du projet Portail Open Timber au Cameroun

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Démarré le 5 septembre 2018, il a pour objectif de promouvoir le commerce du bois légal en améliorant la transparence du secteur forestier  au Cameroun.

Le projet de promotion et déploiement du Portail Open Timber au Cameroun est arrivé à son terme. C’est ainsi que Field legality advisory group (FLAG), une organisation non gouvernementale de droit camerounais a organisé le 29 août 2019 à Yaoundé un atelier dans le but de  restituer  aux  parties  prenantes  l’ensemble  des  résultats  obtenus au  terme  du projet. En effet, la plateforme www.opentimberportal.org (OTP) est opérationnelle depuis le 2 avril 2019. Cette plateforme « web indépendante » a pour objectif de promouvoir le commerce du bois légal en améliorant la transparence du secteur forestier  au Cameroun.

Il a aussi pour but de rendre accessible au grand public les informations sur la conformité légale du secteur forestier.  L’OTP a été  développée par l’organisme de recherche international World Ressource Institute, en collaboration avec des représentants du secteur privé, et des acteurs de la société civile du Bassin du Congo dont Field legality advisory group (FLAG) qui a la charge de sa promotion et de son déploiement  avec l’appui financier du programme UE FAO FLEGT.

422 documents chargés dans l’OTP

Selon Jean Cyrille Owada, au terme du projet, 422 documents ont été chargés dans www.opentimberportal.org dont 227 validés et disponibles sur la plateforme, 111 sont en attente de validation. « La démarche de l’OTP a été présentée aux services ministériels, 29 cadres et agents des services déconcentrés des régions du Centre, Sud, Est, Littoral et Sud-Ouest ont été ont été sensibilisés à l’utilisation de l’OTP » EXPLIQUE Jean Cyrille Owada, chef projet OTP.

Aussi, la démarche de l’OTP a été présentée à trois associations d’exploitants forestiers nationaux : GBFC, SEFNA, GAFC. «  35 entreprises forestières ont été formées à l’utilisation de l’OTP, 66 rencontres physiques ont eu lieu  dans 4 régions, 15 comptes ont été ouverts et 9 entreprises accompagnées dans le chargement des documents » souligne  Jean Cyrille Owada.

Il renchérit que comme contraintes, il y a eu entre autres  la réticence de certaines entreprises et regroupements d’entreprises à adhérer à l’OTP (refus de signer l’autorisation de publication, de participer à la démarche consensuelle de validation de la liste des documents à demander aux entreprises; refus de recevoir l’équipe du projet).

 Poursuivre la formation et l’accompagnement des entreprises forestières

Comme perspective, l’équipe du Projet OTP entend poursuivre la formation et l’accompagnement des entreprises camerounaises  à l’utilisation de l’OTP, poursuivre la sensibilisation des acheteurs de bois à l’utilisation de l’OTP, avec un accent particulier sur le continent asiatique, explorer les possibilités d’interconnecter l’OTP à d’autres initiatives de collecte et diffusion de l’information sur la légalité et la traçabilité des bois et produits bois.

www.opentimberportal.org  propose plusieurs rubriques à savoir : classement des exploitants selon leur transparence, profils des exploitants, base de données des observations. Ce site arrive dans un contexte où plusieurs organisations non gouvernementales ont eu à mener des campagnes de sensibilisations sur l’utilisation du bois légal au Cameroun. Dans son fonctionnement, « le portail prévoit que les entreprises forestières mettent en ligne volontairement leurs documents légaux selon une liste de documents établie de manière consensuelle avec les parties prenantes de la filière bois ».

Par ailleurs, l’OTP dispose d’un système de classement des entreprises en fonction du nombre de documents valides qu’elles auront chargés sur la plateforme. Ce système informe t’on  permet d’améliorer la visibilité des entreprises forestières auprès des acheteurs de bois qui pourront à leur tour facilement accéder aux informations nécessaires pour la réalisation de leur diligence raisonnée et comparer leurs fournisseurs potentiels.

« Nous tenons à remercier le ministère des Forêts et de la faune, l’Union européenne, la FAO et WRI qui ont participé çà cette initiative. Leurs appuis techniques ou financiers ont permis la réussite de ce projet et démontre davantage l’intérêt qu’ils portent à la problématique centrale de la transparence dans le secteur forestier au Cameroun »  a déclaré Horline Njike Bilogue, secrétaire générale de FLAG.

Hervé Fopa Fogang

 

 

 

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