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25 juin 2021
Economie

Les stratégies du Maroc pour la relance économique post-Covid19

A l’occasion de la célébration de la fête du trône, le roi Mohammed VI a énoncé quelques pistes à explorer, dans son discours à la nation, le 30 juillet 2020.

La Covid-19 sévit mais au Maroc on  pense déjà à demain. Au Royaume comme ailleurs dans le monde, la pandémie du Coronavirus a de fâcheuses retombées sanitaires, sociales et économiques.  Les secteurs de production, les revenus des familles ainsi que le budget de l’Etat ont été durablement affectés. Toutes choses ayant conduit le Maroc à adopter certaines mesures pour faire face aux répercussions de la pandémie.

Parmi les dispositions, un Fonds spécial de riposte contre les conséquences sanitaires, économiques et sociales de la Covid-19. Il a permis la mobilisation de 33 milliards 700 millions de dirhams. En termes de dépenses, le Maroc a utilisé jusqu’ici 24 milliards 650 millions de dirhams. Cet argent a permis « le financement des mesures d’appui social et l’achat du matériel médical nécessaire », indique le discours.

Perspectives

Pour relancer son économie, le Royaume pense affecter  5 milliards de dirhams à la Caisse Centrale de Garantie. «  En outre, Nous avons orienté le gouvernement pour qu’il appuie la résilience des secteurs touchés, qu’il préserve les emplois et soutienne le pouvoir d’achat des ménages restés sans moyens de subsistance », explique le roi Mohammed VI.

Au regard des insuffisances dans le domaine social notamment, la dépendance de certains secteurs aux aléas extérieurs, la taille du secteur informel et la faiblesse des réseaux de protection sociale, il est plus qu’opportun  de saisir l’opportunité de redéfinir l’ordre des priorités, d’asseoir les bases d’une économie forte et compétitive et de construire un modèle social plus inclusif.

Un plan audacieux de relance économique

En vue de faire vivre à nouveau les secteurs de production, le Maroc pense initier un des plus ambitieux  plans de relance économique. Toutefois, son objectif est d’accroître leur capacité à créer des emplois et à préserver les sources de revenu. Pour y arriver « il faut mobiliser tous les moyens disponibles en termes de financements, de dispositifs d’incitation et de mesures de solidarité, en vue d’accompagner les entreprises, essentiellement les petites et les moyennes qui constituent le maillon central du tissu économique national ».

Pour cela, environ 120 milliards de dirhams seront injectés dans l’économie nationale, soit l’équivalent de 11% du PIB. Ce taux inscrit le Maroc parmi les pays les plus audacieux en matière de politique de relance économique post-crise. Ce, sans oublier un  Fonds d’investissement stratégique, qui  devait être créé pour remplir une mission d’appui aux activités de production, d’accompagnement et de financement des grands projets d’investissement public-privé, dans une diversité de domaines.

Julie Bilo’o Lindjeck

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