RTE propose un plan à 100 milliards d'euros pour le réseau de transport d'électricité de la France

Le gestionnaire du réseau de transport d'électricité français, RTE, a proposé des investissements privilégiant le développement de son réseau de l'ordre de 100 milliards d'euros d'ici à 2040.

La proposition, partie intégrante du prochain plan de développement du réseau sur dix ans de RTE pour la période de 2025 à 2040, vise à réaliser l'un des développements les plus significatifs depuis sa création pour garantir que le réseau français soit en mesure de répondre aux objectifs énergétiques et climatiques du pays et de l'Europe.

Le dernier plan de développement du réseau a été publié en 2019. Cependant, depuis lors, l'État a redéfini sa politique énergétique, incluant une relance du nucléaire, l'accélération des renouvelables et la réindustrialisation à travers le développement de zones industrielles à faible émission de carbone.

Les objectifs comprennent le renforcement de la souveraineté énergétique du pays en réduisant sa dépendance aux combustibles fossiles importés, le développement de sa capacité de production d'électricité sans carbone et la relocalisation des composants clés de la chaîne de valeur pour les technologies du futur.

Le nouveau plan de développement du réseau se concentre sur trois objectifs larges, dont l'un est le raccordement de nouveaux producteurs et consommateurs d'électricité, y compris les nouvelles industries, particulièrement dans les zones industrielles portuaires, et les renouvelables terrestres et maritimes.

RTE estime qu'ici à 2040, les nouvelles connexions pourraient inclure jusqu'à 100GW d'éolien terrestre et solaire, 25GW d'éolien en mer, 6,5GW de nouveau nucléaire, 15GW d'industriels, 5GW de centres de données et plusieurs GW de stockage d'énergie.

Un deuxième objectif est d'adapter la structure du réseau de transport, principalement au niveau 400kV, qui constitue l'«épine dorsale» du système électrique français.

Le système n'a pas été significativement modifié depuis les années 1990 et bien qu'il se soit adapté jusqu'à présent, il existe un risque croissant de congestion et les propositions vont de solutions «légères» telles que le développement de flexibilités et le renforcement général du réseau à la création de nouveaux axes de transmission.

Le troisième est d'adapter le réseau au changement climatique et à la prévalence croissante des événements météorologiques extrêmes avec un vaste programme de renouvellement des infrastructures les plus sensibles.

Par exemple, plus de 20 % des lignes aériennes ont environ 70 ans.

Pour relever ces défis, les axes centraux du plan de développement du réseau portent sur la planification industrielle, temporelle et spatiale d'un nouveau programme de connexion, la planification des modifications du réseau 400kV, particulièrement axée sur la décarbonisation et la réindustrialisation, et la définition d'un programme de renouvellement des infrastructures tenant compte de l'âge moyen du réseau.

Pour y répondre, une stratégie de croissance des investissements est proposée visant à être durable et basée sur des priorités claires, un programme pour l'équipement et la gestion des compétences.

Notez cet article
  • Claire Martin

    Passionnée par l'économie, cette auteure vous dévoile les tendances de marché et les subtilités financières. Sur sa plateforme, elle transmet ses connaissances, dispense des conseils précis et éclaircit les aspects complexes de l'économie. Immergez-vous dans ses écrits pour saisir les opportunités, rencontrer les esprits influents et enrichir votre expérience économique.

    Voir toutes les publications